Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

lundi 9 novembre 2009

Non, ce n'était pas le radeau de la Méduse, ce bateau...

Ce billet du 8 juin 2006 parle de relativité… Et de la différence entre la réalité et ce que s’imagine le commun des mortels lorsqu’il entend certains mots. Voyez comment « planche à voile » signifie quelque chose d’encore plus maigre qu’un radeau aux yeux des gens, et comment l’océan Indien a l’air plus grand que l’Atlantique ! Le meilleur mensonge est celui que l’auditeur s’invente lui-même.

Je ne suis pas de ceux qui prennent les sportifs pour des héros, et surtout pas leurs agissements pour des exploits. Surtout pas à notre époque, où l'on devrait faire monter les médecins et les chimistes sur les podiums plutôt que les "champions". Désabusé, moi ? Point du tout. Encore eut-il fallu que je m'y intéresse au départ : Les gesticulations de ceux qui excitent le peuple autour du néant absolu m'indiffèrent au plus haut point.

Mais tout de même, il y a certaines choses qui sont un peu grosses, un peu dures à avaler... Des héroïnes, des "aventuriers de l'extrême" qu'il est difficile de prendre au sérieux. Prenez Raphaëla le Gouvello. A 46 ans, elle vient de finir saine et sauve sa traversée de l'océan indien en planche à voile, en solitaire et sans escale. Dit comme ça, ça force le respect, non ?

Une seule et faible femme, plus toute jeune, face aux éléments déchaînés, aux requins affamés, avec pour tout soutien un maigre bout de bois et une voile ? Ne vous fiez pas au stéréotype. Déjà, elle s'entretient, et elle est vachement bien conservée pour son âge. Elle connaît bien la mer, elle fait ça depuis trente ans. Ensuite, elle n'a pas le matériel de tout le monde... Elle est archi-sponsorisée !

Sa planche à voile n'a rien d'un bout de bois : c'est un miracle de technologie qui mesure presque huit mètres de long et deux mètres de large ! Cet énorme bouzin profilé, aussi grand qu'un bus, est bardé de plus d'appareils de navigation que le Charles de Gaulle, garanti matériaux composites incassables, possède un mat qui tient tout seul, en cas de tempête, sa voile dont la surface renvoie le catamaran moyen chez sa mère !

On peut y entreposer des vivres et les réchauffer, manger dessus, dormir dessus (la surface est aussi grande que la plupart des chambres de bonnes à Paris !), bronzer dessus tant qu'on y est... Et s'il y a le moindre problème, c'est aussi bourré d'électronique et de balises GPS pour qu'on retrouve la pauvrette sur son esquif en un rien de temps. Et bien entendu, comme c'est médiatisé, il y a des caméras pour tout retransmettre.

En cas d’urgence, il y a même un moteur ! Moi je n'appelle pas ça une planche à voile. Ce n'est pas yacht de milliardaire saoudien, mais c'est quand même tout confort par rapport à l'idée qu'on se fait de l'aventure. La seule différence avec une vedette c'est qu'il n'y a qu'un pont en guise de cabine et un espace de stockage dans la planche. Et toutes les vedettes n'ont pas la chance d'avoir un matériel aussi sophistiqué !

Alors la pauvre Raphaëla, on va la plaindre parce qu'elle a manqué d'eau potable aux trois quarts du voyage ? Et puis quoi encore, elle a un appareil pour filtrer l'eau de mer. Parce qu'elle a rencontré des requins ? Ben voyons, sur son insubmersible elle n'allait pas se laisser emmerder par trois morceaux de sushi. Parce qu'elle a eu une gastro-entérite ? Et moi, quand j'ai la tourista ou la courante, j'en fais tout un plat ?

C'est un record ? C'est sûr que comme tout le monde s'en fout, personne ne l'a encore tenté. Allez, rions-en...

raphaela_le_gouvello

dimanche 8 novembre 2009

Je me souviens...

Tiens, un petit billet sur le terrorisme… Point n’est besoin de rappeler ce qu’Al Quaïda est capable de faire, mais il faut tout de même se souvenir qu’aucun pays n’est à l’abri, et que le fait d’être pacifiste et non violent n’a jamais empêché qui que ce soit de se faire dézinguer la tronche salement. J’étais pour la guerre en Irak et en Afghanistan, je le suis toujours, et je le revendique, au nom de la démocratie…

Même si les américains ont géré ça comme des manches et pour de mauvaises raisons. Je republie ce billet parce qu’il est bon de se souvenir de ce qui s’est passé au juste pour qu’on en arrive là, et que, sans tomber dans la psychose, il faut faire un peu attention. Et justement, la devise du Canada, c’est « je me souviens »…Alors, autant prendre cet excellent exemple canadien du 7 juin 2006 pour illustrer le propos.

Le Canada vient de se réveiller comme une fleur, tout surpris de trouver un nid de terroristes islamistes sur son sol. 12 hommes et 5 adolescents avec de quoi faire tout péter (plus encore que l'attentat d'Oklahoma City, dit-on) ont été arrêtés par leurs services. Au Canada ! Un pays si large d'esprit et pacifiste qu'ils se sont abstenus pour l'Irak, et que leurs troupes en Afghanistan ne font rien d'autre que de l'humanitaire.

Le Canada, dont j'ai parlé il y a longtemps dans ce même blog, pays épris de paix ou la criminalité est basse et la qualité de vie haute. Le Canada, si tolérant qu'il a récemment autorisé dans les écoles le port à des fins religieuses des couteaux rituels que les jeunes hommes fidèles de je ne sais quel culte doivent porter symboliquement. La lame, elle, fait trente centimètres d'acier recourbé et est tout sauf symbolique...

L'un des terroristes a menacé de décapiter le premier ministre canadien (un homme tellement placide et bénin au niveau international que, régulièrement, la plupart des gens sur Terre oublient jusqu'à son existence, et que personne ne se souvient jamais de son nom). Outre faire sauter le parlement, la bourse d'Ottawa et la tour CN (la plus haute du Canada), ils projetaient d'occuper les locaux d'une chaîne de télé.

C'est vrai que c'est plus pratique pour avoir des otages célèbres et diffuser ses revendications... Non que ce soit particulièrement important, ce sont toujours les mêmes : protestations contre les troupes en Afghanistan, le gouvernement en général (tant pis s'il est pro-palestinien)... Il y a toujours des prétextes, mais de fait il n'y a aucune justification à ce genre de meurtre en masse brutal et indécent.

Le Canada est donc fort étonné. En plein désarroi, dirait-on. D'autant que les terroristes n'ont eu aucun contact avec Al Quaïda, et n'ont pas été formés ou endoctrinés en Afghanistan. Ce sont des citoyens canadiens nés au Canada ou arrivés là en bas âge. Non, ce sont des endoctrinés "maison", made in Canada par des intégristes musulmans locaux et le fabuleux outil qu'est Internet.

Il est vrai que les communautés musulmanes tardent à trier le bon grain de l'ivraie dans leurs propres rangs, ce qui est aussi le cas pour les lobbys chrétiens des Etats-Unis... Chacun est réticent à se dissocier de groupements certes fondamentalistes, mais dotés de nombreux fidèles, de crédits conséquents, et qui peuvent décrédibiliser ceux qui les bannissent en prétextant qu'ils respectent mieux les écritures.

On en vient au problème principal de toute cette histoire : les revendications ne comptent pas ou plus, et tout le monde s'en fiche : elles ont expédiées en une ligne dans les journaux... Non, tout le monde l'a bien compris maintenant qu'il est trop tard, il s'agit d'une guerre de religion. Une bonne vieille guerre de religion, comme au temps de la Saint Barthélemy, avec option Croisade et Guerre Mondiale.

Par ailleurs c'est ce que j'avais prédit à qui voulait l'entendre (c'est à dire pas grand monde à l'époque) il y a des années. J'en ai un peu marre d'avoir raison. Religion oblige, le simple fait pour le Canada d'être aussi pluraliste est un prétexte suffisant pour justifier toutes les extrémités aux yeux de ceux qui suivent une loi coranique répressive et stricte. Les pays qui ont subi des attaques l'ont déjà compris et dit aux copains.

Evidemment tout le monde se croit à l'abri dans son coin, se disant "si je reste en dehors, tout ira bien pour moi." Comme la France en son temps. Ce n'est d'ailleurs pas une attitude lâche, surtout quand des vies sont en jeu ! Mais comme le monde entier a des intérêts dans le pétrole et que tous les pays occidentaux commercent avec les Etats-Unis et/ou font dans l'humanitaire, n'importe qui peut être pris pour cible.

On peut déplorer le fait qu'on ait à vivre une époque où l'on doive être loup pour éviter d'être mouton (c'est vrai que c'est dommage), mais y a-t-il eu une seule époque ou l'on pouvait sans risque se permettre de baisser sa garde ? Je suis historien et, personnellement, je n'en ai pas trouvé. Il me semble qu'il y a un proverbe breton qui se rapporte assez bien à la situation... "Faites le mouton, on vous tondra."

Photo sans rapport, encore que pas complètement : Une mère shiite mutile son propre enfant en lui entaillant rituellement le crâne pour la fête d'Ashoura...

Ashoura__f_te_shiite

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samedi 7 novembre 2009

Crimée et toussotements...

Voilà un billet d’humeur tabagique daté du 3 Juin 2006… Comme je le dis toujours, il est bon de revenir sur des événements anciens, comme par exemple ceux d’avant la Grande Interdiction Tabagique. Loin de combattre la répression ou de l’approuver, ce billet tente d’expliquer les débuts de la cigarette, ce qu’elle peut symboliser… Je n’ai pas dit mieux au sujet du tabac que la dernière phrase du billet.

Faites ce que vous voulez, fumez ou ne fumez pas, ça n’est pas si grave, et ça n’est pas moi (qui ne fume pourtant pas) qui irait vous le reprocher… Vous êtes libres ! Mais sachez ce que vous faites, et pourquoi.

Malgré les multiples lois anti-tabac et la cherté de ces petites graines de cancer, nombre de gens continuent de fumer, ou commencent de le faire. A leur décharge, si l'on peut dire, ce n'est pas forcément du tabac. Puisqu'il est devenu impossible de fumer dans les lieux publics, la résistance s'organise et reprend les vieilles traditions : la cigarette après l'amour (là où personne ne vient vous embêter), et les "roulées maison".

J'exagère. Il n'y a pas de maquis fumeur, même si ça en a tout l'air parfois... Les fumeurs se cachent, fument chez eux et sans se montrer, fument sur le balcon lorsqu'ils sont invités chez leurs amis... Tous ceux qui le peuvent vont acheter leurs cigarettes à l'étranger ou dans les zones duty-free : Une fois sur deux, les mentions en forme de faire-part de décès ne sont pas en français sur les paquets des clients aux terrasses des cafés.

La "traditionnelle" cigarette post-coïtale est un antique moyen de relaxation... Et puis ça conjure la culpabilité, la soudaine conscience de sa nudité, tout en donnant une contenance... Et quelque chose d'autre à regarder que son ou sa partenaire. Mieux vaut fumer après qu'avant, sous peine d'avoir l'impression d'embrasser un cendrier... Et puis ça évite au mec de s'endormir tout de suite, c'est plus poli.

Par ailleurs, il a longtemps été jugé inconvenant pour les femmes de fumer. Vous me direz, c'était pareil pour tout un tas de choses, y compris respirer sans qu'on leur en donne la permission... Mais la cigarette à la bouche d'une femme a pour beaucoup d'hommes une connotation lascive. Si, si. Moi je ne vois pas, mais il paraît. Les "Lorettes", putes du quartier Notre Dame de Lorette, ont été les premières à briser publiquement le tabou, début XIXe.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les fumeurs choisissent de rouler leurs propres cigarettes. La première est le prix, pour les adeptes des comptes d'apothicaires. La deuxième est l'arrêt à terme de la cigarette : l'action de rouler étant fastidieuse, les fumeurs les plus naïfs croient que cela les forcera à arrêter par flemme. En fait ils apprennent juste à rouler les cigarettes deux fois plus vite, ou à utiliser d'astucieux appareils rouleurs.

Une troisième raison, évidente, est la présence d'autre chose que la substance traditionnelle (entendez légale) dans le fût de papier. Il est intéressant de remarquer qu'un des symboles courants de ceux qui "se les roulent" est le zouave. Vous savez, comme celui du pont de l'Alma, ce troupier pittoresque au costume bariolé qui servait l'armée française il y a belle lurette. C'est vrai qu'on fume souvent après avoir fait le zouave.

Mais la raison de ce symbolisme étrange est en fait une légende, celle autour de l'invention de la cigarette moderne, par opposition à celle popularisée en Espagne vers 1828, "cigarillo" fait de mégots de cigares. Elle serait le fait d'un zouave pendant la guerre de Crimée. Son régiment manquant de pipes (trop fragiles car en terre), il eut l'idée d'employer les feuilles de papier fin servant à contenir les doses de poudre des fusils.

Cette cigarette est donc de tabac séché et broyé, tabac à pipe, roulé dans une feuille de papier. Il se peut que l'invention se soit faite lors du siège d'Acre en 1832 : c'est durant cette bataille que les artilleurs égyptiens ont trouvé le moyen d'améliorer leur cadence de tir en dosant la poudre grâce à ces tubes de papier, ce qui les fit récompenser d'une livre supplémentaire de tabac... Sans pipe pour le fumer.

Il est à noter toutefois que, depuis longtemps, les indiens d'Amérique utilisaient des roseaux, des cannes, des feuilles de maïs, ainsi que toutes sortes de pipes cylindriques pour fumer le tabac, et que l'action de fumer une herbe pour en tirer du plaisir ou simplement comme acte liturgique a des origines incertaines mais fort lointaines... N'allez pas non plus créditer les zouaves d'avoir importé le tabac, ça c'est Jean Nicot.

Tout ça pour dire que le tabac est une glorieuse et longue tradition d'autodestruction dans laquelle il y a autant d'anecdotes culturelles, d'inventivité, de génie humain et de pétulance que dans d'autres domaines réputés. Un peu comme les produits du terroir. Ou la cynégétique (la chasse, pour ceux qui n'auraient pas compris), la fabrication d'armes... Bref, c'est un crime "respectable".

Et vous savez maintenant pourquoi le zouave, militaire barbu protégeant le drapeau d'une puissance coloniale, est l'un des symboles d'une rébellion : apposez son portrait stylisé, clope au bec, sur un paquet quelconque, c'est le symbole d'une marque de papier à rouler célèbre (Zig Zag). Apposez son portrait avec une cigarette légèrement différente sur un drapeau éthiopien, et vous avez un tout autre symbole.

Coïncidence troublante, il n'existe plus de régiments de zouaves : ils se sont empoisonnés eux-mêmes. Enfin, pas tout à fait. Ils ne sont pas morts d'un cancer ou d'une overdose. Ils sont morts parce qu'ils portaient des fez et des pantalons bouffants rouges. Ces pantalons étaient non seulement facile à viser de très loin, mais aussi teints en rouge Garance... Et le rouge Garance, c'est empoisonné. C'est même mortel.

Ils tombaient comme des mouches dés qu'on leur tirait dans les jambes, la teinture passant directement dans leur système circulatoire. Peu de gens savaient vraiment comment tout ça fonctionnait, surtout pas en haut lieu. Evidemment, on ne savait pas non plus que la cigarette provoque des cancers. Alors voilà, j'espère que ce billet poussera certains à arrêter de faire le zouave...

Ou au moins à le faire à fond et en sachant pourquoi.

Ze_Zig_Zag_Zouave

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vendredi 6 novembre 2009

Question de statue.

Pour paraphraser Desproges, John Grisham (que j’ai fini par lire un peu !) est coupable d’écrire de la merde… Mais la lecture d’un de ses livres vous en convaincra mieux que moi. Mieux encore : Croyez-moi sur parole et ne perdez pas un temps précieux ; il y a, dans la vie, des expériences inutiles…J’admet volontiers qu’il écrit un peu mieux que Dan Brown, mais ça n’est pas un critère !

Je ne perdrai pas mon temps à cracher sur Twilight, Harry Potter, et autres bouquins clonés comme la série SAS, James Bond ou Harlequin… Cela n’a strictement aucun intérêt. Tout le monde sait que c’est nul, pourtant, ça se vend hyper bien… Quant à ce billet du 31 mai 2006, qui narre une histoire édifiante de l’imbécillité humaine qui court toujours, puisse-t-il vous distraire un peu plus qu’il ne vous déprime.

John Grishham, à la fois bon paroissien et bon fils d'Oxford, Mississippi (oui, parce que l'Oxford en Angleterre, hein, faut pas pousser non plus), est un écrivain. Un bon écrivain ? Sans doute, puisque le succès fou de ses pavés à lettres dorées sur la couverture ne s'est jamais démenti et que la plupart ont été adaptés au cinéma (dont "La Firme"). En plus il est assez sexy. Et riche, maintenant qu'il a du succès.

Mais quand même, il est un peu étrange. Oh, pas comme Michael Jackson ou les personnages de Stephen King, pas même comme le Kane d'Orson Welles, mais bizarre quand même. Il faut savoir qu'Oxford est une petite ville extrêmement littéraire. Le nombre de maisons d'édition et d'auteurs, amateurs ou non, y est faramineux pour une si petite bourgade. C'est dû au nom (c'était d'ailleurs fait exprès), et aussi à ce que Faulkner y est né.

Il y a vécu, et puis il en est parti parce qu'il méprisait avec élégance les crétins de cette ville (c'est à dire les 99% de ses habitants) qui ne comprenaient rien à son œuvre. Il est d'ailleurs mort pauvre, parce que les gens qui pouvaient le comprendre étaient très peu nombreux. Et c'est d'ailleurs toujours le cas. Bien que ce fut un homme très privé, et contre la volonté de la famille, il y a une statue de cet auteur sur je ne sais plus quelle place.

Il est évident que Faulkner pousserait les hauts cris s'il pouvait et tempêterait contre la municipalité pour que cette statue soit retirée, mais il est mort et les pouvoirs publics ont toujours raison lorsqu'il s'agit de s'attirer des touristes. Quant à John Grishham, il voulait lui aussi une statue. Après tout, avec ses thrillers, il a beaucoup plus de succès et s'est fait beaucoup, oh lala, beaucoup plus d'argent que l'autre vieille baderne...

Best-seller-John loue Faulkner comme un Dieu (ce qui est mieux que de le vendre aux touristes, admettons...) et a suivi son parcours de près, à tel point qu'il a construit sa maison dans sa ville natale, puis qu'il a migré vers la ville ou Faulkner lui-même avait déménagé par la suite. Mais vous avouerez que pour vouloir une statue à côté d'un des plus grands philosophes et auteurs du monde, pour un auteur de romans de gare, faut se la péter !

Alors je ne vais pas non plus me mettre du côté des critiques (jaloux) qui pissent sur les auteurs de romans-formules, ou de SF, crachent sur Stephen King, snobent Robert Ludlum et méprisent en général tous ceux qui font plus d'argent qu'eux parce qu'il se trouve qu'ils donnent au public ce qu'il aime... Je ne vais pas, comme eux, me cacher derrière le prétexte de ce "happy few" incompréhensible qui se dit littérairement supérieur.

Surtout que je n'ai lu ni Faulkner, ni Grishham, que je suis pour donner au public ce qu'il aime, lire des trucs sympas mais pas forcément d'une élévation philosophique démentielle… Mais que je suis aussi pour les essais profonds sur des tas et des tas de sujets que le commun des mortels est incapable de comprendre, parce que j'en lis aussi... Et que je m'en fous un peu, mais ça m'agace :

Faulkner a reçu le Nobel. Grishham, lui, il a reçu Tom Cruise. D’accord, le Nobel, c’est pas la panacée… Les neuf dixièmes récompensent des gens que personne ne lira jamais ni n'a jamais lu, mais que ça fait bien de connaître. Mais, tout de même, intellectuellement, ces gens ne jouent pas dans la même catégorie, merde !

John_Grisham_chez_lui_avec_son_authentique_femme_des_ann_es_cinquante

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Quand ça emballe sec...

Le 29 mai 2006, je reparle de mon petit voyage à Toulouse, décidément une ville de merde, sale, et bourrée de cons. Les seuls gens bien sont ceux qui viennent d’ailleurs pour s’esclavagiser à Sophia Antipolis, le « bétonville » des ingénieurs. Certes, l’université est très bien, mais quand on voit l’horreur innommable que sont ces barres de béton vétustes, sales et rouillées, on ne s’étonne pas du fait que l’usine AZF ait explosé…

J'ai séjourné dans un hôtel étrange, dernièrement. Pas spécialement cossu ni crasseux, tout à fait simple et fonctionnel, mais tout en contrastes. Par exemple, il a fallu que je demande des serviettes pour ma chambre, mais, inexplicablement, l'hôtel bénéficie d'un réseau wi-fi avec Internet haut débit offert gratuitement à tous les clients. Il y a même un écran plat dans le hall et, dans les chambres, la télé avec quinze chaînes.

Malgré ce surcroît de modernité, cet hôtel n'a pas rompu avec la tradition des tableaux hideux mais qui donnent l'impression de ne rien regarder... Le personnel était aimable et prévenant, mais à la moindre question, la réponse était presque invariablement "Oh je sais pas", "Je peux pas vous dire", ou "Bah, ça dépend...", ou quelque chose dans ce goût là. Comme c'était dans le sud, avec l'accent, ça fait encore plus traînant.

Je crois que ce qui m'a le plus étonné, c'était quand même les décorations dans le lobby. Il y avait des petits objets de chez Ikea ou autres, des bougies parfumées, des cadres muraux avec de la cannelle dedans, des bougies décoratives dans de petits verres à alcool, des vases... Assez kitsch et pathétique sur le fond. Mais ce qui est pire c'est que tout était encore dans l'emballage. Avec des traces d'étiquettes arrachées.

Et visiblement c'était un effet voulu, puisque la poussière commençait à s'accumuler et l'âge à ternir le plastique. Etrange non ? Les bougies, au lieu d'être posées là ou allumées, étaient encore empaquetées par huit et enrubannées. Peut-être que les propriétaires trouvent que c'est plus joli comme ça, ou bien est-ce par souci d'hygiène : l'emballage se salit mais l'objet reste soi-disant propre.

Pourtant, ça n'était pas la richesse et l'opulence qui étouffait la décoration. Si c'est pour préserver trois petits bidules odorants ou anti-tabac qu'on trouve dans les bazars "tout à un euro", c'était vraiment pas la peine. Pour vous dire, cela donnait l'impression d'être chez une vieille dame sénile qui plastifie tous ses meubles "pour faciliter le ménage". Surréaliste ! Je ne suis resté qu'une nuit, heureusement pour ma santé mentale.

Bougies_non_d_ball_es

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dimanche 1 novembre 2009

Doux illuminés...

Les Francs-maçons font toujours recette : On nous remet leurs liens avec la politique, la finance et la mafia à toutes les sauces, de nos jours… Un peu comme les Illuminati dans ces histoires de Da Vinci Code, d’anges et de démons tous plus crétines les unes que les autres… Tout le monde aime bien les sociétés secrètes mystérieuses. Au mieux, ça fait un bon méchant dans les films, au pire, ça fait un bouc émissaire imaginaire pour la crise !

Ah, au fait… Si l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy est bien un ancien Grand Maître du Grand Orient de France (oui, les titres pompeux, ça les connaît… Et ça claque plus que « Président de la République »… Moins il y a de pouvoir réel, plus il y a de titres ronflants, c’est un principe !), le nain de l’Elysée n’en est pas, malgré les rumeurs et les soi-disant « trois points » que certains voient sur sa signature…

Méprise stupide : en voyant l'illustration que j’avais utilisée pour je ne sais plus quel billet, quelques personnes ont cru que j'étais franc-maçon. Premièrement, je ne le suis pas. Je ne le serai jamais à moins de perdre l'once de raison qu'il me reste. Devenir l'adepte d'un symbolisme archaïque et d'une vision du monde désuète et faible, ce qui est la façon "sérieuse" et non affairiste d'être franc-maçon, ça ne me tente pas.

Entre les mythomanes ésotériques (les apprentis magiciens qui s'excitent dans les rituels à sauter à cloche pieds une épée dans les mains ou je ne sais quoi) et les mafieux plus ou moins officiels qui tentent de se constituer un réseau, j'appartiendrais à la seconde catégorie... Si du moins j'acceptais de dépenser des mille et des cents à acheter les accessoires et pratiquer la pantomime grotesque de ce en quoi je ne crois pas.

Comprenez que je ne récuse pas la franc-maçonnerie et que je ne dis pas que c'est mal (à plus forte raison "LE Mal", quelle drôle d'idée), je trouve juste que lorsqu'on a un minimum de jugeote, on a dépassé ce stade où l'on se représente le monde avec ces histoires de quatre éléments, d'architecte et de nombre d'or. Quant au reste, l'entraide, le côté social, le côté "club select ou madame n'est pas admise" soi-disant pour le bien de tous...

Disons que je suis trop cynique pour y adhérer encore, et que je connais trop bien l'histoire de cette société pour y voir l'incarnation de ce qu'elle représentait d'espoir et de progrès au XVIIIe siècle. Et quoi que les frères en disent eux-mêmes, cette société se réclamant de la plus haute tradition antique et de celle des compagnons, pour faire genre, ne date pas d'avant le XVIIe siècle... Eh oui, je sens qu'il y en a qui sont déçus !

Comme toutes les sociétés secrètes ésotériques, surtout les plus jeunes, la Franc-maçonnerie s'est, dés le début, fabriqué et constitué de toutes pièces des racines. L'œil dans la pyramide, le compas et l'équerre, les figures géométriques diverses, tous ces symboles n'ont pas été inventés par les francs-maçons. Ils datent de bien plus longtemps et ont été repris par les maçons (et d'autres), pas toujours de façon très heureuse.

Evidemment, cette société, sous ses diverses formes, non seulement participe de la grande mode de l'occulte d'une certaine époque, mais il n'est pas exclu que la plupart des fondateurs aient connu ces symboles et leur sens, et fondé leur société sur ces bases... Ne soyons pas cyniques outre mesure. Par contre il n'y a aucune relation directe solide entre des sociétés plus anciennes et les francs-maçons, même opératifs.

Je ne parlerai pas des tristes histoires de nombre de branches plus ou moins maçonniques, des rose-croix, de l'Aube Dorée, ni d'un certain nombre de cultes similaires du XIXe siècle pleins de symbolisme, de spiritisme, de psychodrames et de pseudo magie trop souvent destinée à soutirer leur argent aux gogos ou à fournir quelque fausse profondeur et un réseau encore plus stable aux notables anglais et aux jeunes en quête de spiritualité.

Je n'aborderai pas non plus les mafias maçonniques qui fascinent le peuple et ont fait l'objet de nombreux articles dans la presse, ni des divisions d'obédiences, ni du côté politique, ni du fait que presque tous les présidents américains et énormément de présidents français "en étaient" (sauf Valéry Giscard D'Estaing qui, lui, était à l'Ordre de Malte, mais bon)... Mais les symboles, quoi qu'il en soit, ils n'en ont pas l'exclusivité.

Vous n'allez pas me dire que les francs-maçons ont inventé l'échiquier, la colonne, le nœud et l'angle droit... Pourquoi pas l'eau chaude tant qu'on y est ? Je n'ai rien contre le fait qu'ils utilisent ces symboles pour représenter ce en quoi ils croient et des tas de mystères façon kinder surprise, mais, en dépit du prestige de certains de leurs membres, qu'on ne m'assimile pas à eux dés que je sors un triangle !

Oui, c'est une société discrète (pas vraiment secrète, quand même) qui a fait de grandes choses, à commencer par les Etats-Unis, mais c'est tout de même agaçant de voir qu'à chaque fois que vous ressortez le compas, la pyramide, ou un principe un peu droit même histoire de rigoler, un tas d'inconnus un peu bêtes vous disent "ah, salut frangin !". La pyramide, elle est du domaine public. Ya qu'à regarder Tomb Raider...

Illuminati__le_jeu

samedi 31 octobre 2009

Ah, si j'étais quiche...

Le 28 mai 2006, un petit billet sur les stéréotypes de l’homosexualité…Et prophétique, avec ça, parce que, comme je l’avais dit, les tests et conseils « sexo » sont de plus en plus olé-olé. Sinon, vous aviez vu, à cette époque, "Ah, si j'étais riche", le film avec Daroussin ? C'était sorti il y a longtemps... Quelle daube ! Comme toute la carrière dudit Daroussin, d'ailleurs.

Il m'aura servi à faire le jeu de mots du titre, c'est tout... Mais bon, passons.

Un magazine récent (le numéro 1 est sorti le bimestre dernier, vous reconnaîtrez aisément le titre si vous êtes du milieu gay) publie deux interviews presque en forme de portraits chinois, chacune d'une personnalité hétérosexuelle ou homosexuelle, sur le thème "Si j'étais gay", et "Si j'étais hétéro". Ils comptent d'ailleurs en faire une rubrique récurrente, voire régulière, voire présente à chaque numéro.

Moi je trouve ça amusant. Complètement superficiel, débile à souhait, mais bon, marrant. On conçoit que le comportement d'une personne puisse être changé par son orientation sexuelle, mais au fond, comment savoir de quelle manière ? A la limite, si on va vraiment au delà des stéréotypes, pourquoi la moindre once de personnalité changerait-elle ? Puisque l'homosexualité n'est pas un choix, c'est de toute façon un faux problème.

C'est à ranger dans la catégorie "articles légers car superficiels, mais lourds pour la même raison". Cela permet de voir combien les gays comme les hétéros sont influencés par les stéréotypes, à commencer par les journalistes (qui, même s'ils font ça pour se moquer, posent quand même la question "Si tu étais hétéro, devant quel sport choisirais-tu de roter en buvant de la bière ?", et oublient d'avoir le même mordant pour les "si tu étais gay"...).

Et puis tant qu'à faire, si on commence avec "si vous étiez un homme", ou "une femme", ou "gay", on peut continuer longtemps dans la série du portrait chinois tendance. Si vous étiez bobo, si vous étiez juif, si vous étiez journaliste à Chronic’art ou Nova magazine... Pourquoi juste les gays ? A la limite, bientôt, les magazines les plus sexe feront dans le "Etes-vous fist ou fessée ?" ou "Si vous étiez zoophile ?"... Charmant.

Bon, moi, si j'étais gay, je pense que je serais mince (parce que j'aurais le courage de suivre un régime), que je m'habillerais en rose, que je ferais la gay-pride, que je me raserai les jambes (ya du boulot...) pour me travestir histoire de rigoler, que je mangerais bio, que j'écouterais de la techno et... Ha, merde, c'est vrai, je suis gay et je suis petit, enveloppé, poilu, j’écoute de rock indépendant et j'ai jamais fait la gay-pride... Tant pis.

Enfin, si vous voulez vous marrer un peu, écoutez plutôt la chanson "If I were gay", de Steven Lynch.

Stephen_Lynch

vendredi 30 octobre 2009

Démiurge et pine de cheval !

Voici un long billet sur les superhéros, plus philosophique qu’on pourrait le penser au premier abord, e qui fut publié le 25 mai 2006… Il part de la question « quel superpouvoir aimeriez-vous avoir ? », A peu de choses près le même problème que celui des trois souhaits. C’était dans l’air du temps, cette bouse innommable de X-Men III venait de sortir. Le blog du Loupil (et même ses deux blogs) sont toujours dans les liens à droite.

Depuis, il y a eu le film Watchmen, Iron Man aussi (très bien, tout ça…) et bien sûr Hancock et X-Men origins : Wolverine (Beuuuurk…). C’est toujours à la mode, je ne vous raconte pas. Les superhéros font tellement recette que c’est devenu un genre à part entière, et que ce qui n’était qu’un pan de la culture geek de quelques aficionados devient aujourd’hui mainstream… Enfin, de façon superficielle.

Sur le Blog du Loupil (c'est pas loin et c'est sympa, n'hésitez pas à y aller), ce dernier vient de poser la question qui tue, celle qui engendre la rêverie pratiquement à coup sûr (du moins chez la jeune génération) : Qu'est-ce que vous aimeriez avoir comme superpouvoir ? Nous parlons ici de n'importe quel pouvoir, quelle que soit la justification que vous pourriez (ou non) lui trouver. Autant dire, le coup du génie avec un souhait.

Prêtons-nous au jeu. D'aucuns pourraient demander d'avoir tous les pouvoirs, mais c'est un peu facile. Les grands classiques, comme le dit notre hybride ami le Loupil, restent l'invisibilité et la furtivité : qui n'a pas rêvé de surprendre les petits secrets de tout un chacun, depuis les conversations indiscrètes du Pape ou de votre secrétaire, jusqu'à la taille de la bite du grand black à l'autre bout des urinoirs dans les toilettes publiques ?

Bon, en général, ni l'un ni l'autre ne me tentent quand je suis aux toilettes. Ailleurs, je ne dis pas... Mais passons. Puisqu'on est dans la furtivité et les messes basses, lire dans les pensées est aussi un grand classique. Le problème c'est que ce qu'on risque de lire pourrait décevoir, ou ne pas être joli-joli. En règle générale, tous les pouvoirs liés au savoir et à la perception "absolue" sont dans le même cas.

C'est comme la divination : à tout prévoir, on n'a plus aucune surprise, et la vie devient ennuyeuse. Et puis c'est terrible d'être toujours celui qui annonce les mauvaises nouvelles sans pouvoir les éviter. De même, il y a de fortes chances pour qu'un type comme Flash, hyper-rapide, soit aussi éjaculateur précoce. Comme disait Jean Cocteau, les pouvoirs "ont les qualités de leurs défauts et les défauts de leurs qualités".

Tout comme pour les lasers qui sortent des yeux, les boules de feu et toutes ces conneries (je dis conneries parce que je n'ai pas de velléités offensives, moi, mais d'autres pourquoi pas). Si vous n'êtes pas immunisé vous-même ou que vous ne pouvez rien contrôler, vous êtes un petit peu emmerdé. Et puis ça ne va pas beaucoup vous servir dans la vie : Arme vivante, c'est nul comme vie, demandez aux ex-djihadistes.

En vrac, on a la téléportation (fini les voyages chiants et les retards), la résistance à des tas de trucs (maladies, poisons, radiations, moules pourries, art contemporain...) ou carrément l'invulnérabilité, bien pratique si vous pensez être en danger de mort. On a l'immortalité et/ou l'éternelle jeunesse, toujours très populaires, mais êtes-vous sûr de vouloir tout voir s'étioler autour de vous sans pouvoir rien faire ?

Un autre truc très courant c'est de vouloir voler. Mais tout dépend comment : avec de grandes ailes pas pratiques ? Oui, ça a l'air cool, mais si on est réaliste deux secondes, ça marche pas à moins d'avoir des os creux et une envergure d'une dizaine de mètres... Et il y a toutes ces histoires de température et de pression. Mais admettons, c'est magique. Ou alors ça peut marcher comme pour Superman ou Peter Pan.

Un bon moyen de voler c'est de savoir léviter, et par extension de pouvoir faire voler des trucs, donc de pouvoir les faire bouger à distance... Autrement dit, la télékinésie, à réserver à ceux qui veulent faire carrière comme fakir de music hall. On tombe facilement dans l'excès du lot télékinésie, perception extrasensorielle et contrôle mental, aussi appelé "kit du Jedi". Je trouve ça parfaitement immoral, même si c'est un pouvoir cool.

Entre parenthèses, juste comme ça, vous avez dans un coin les Siths, des gens qui font confiance au système, qui sont en phase avec leurs émotions négatives (ce qui est psychologiquement plus sain que de les refouler comme ces culs-serrés de Maîtres Jedis). Ils sont peu nombreux, et n'utilisent jamais le contrôle mental, même pour leurs intrigues politiques : Non, ils font des éclairs, ça se voit, donc on les persécute, forcément.

Dans l'autre camp, vous avez la police des Jedis. Ils sont les seuls à avoir le droit officiel de porter les sabres lasers, ils peuvent faire ce qu'ils veulent et on les craint, ils ont visiblement une organisation quasi-militaire parallèle au gouvernement, ils embrigadent les jeunes dans une espèce de religion fanatique de la Force, et ce sont les seuls qui se servent de leur pouvoir de contrôle mental... Des diplomates musclés. Qui sont les gentils, déjà ?

Les Siths persécutés qui veulent avoir le droit de faire leurs petites affaires sont dangereux, car expéditifs et excessifs. Soit. Mais qu'est-ce qui donne plus qu'à eux le droit aux Jedis de se proclamer autorité fachoïde suprême ? Le fait qu'ils suivent leur super-gourou verdâtre et parlent d'amour ? Qu'ils se frustrent sexuellement ? Qu'ils se considèrent comme "plus pur et plus saint que toi, pétasse" ? On s'est compris, fin de parenthèse.

Pour beaucoup de gens, avoir un pouvoir n'a pas besoin d'être spectaculaire ou si surnaturel que ça. Ils se contentent d'une augmentation d'une capacité ou d'un talent. Oh, ça peut être génial, ça leur permettrait d'être le meilleur quelque part... Pas juste excellent, mais le meilleur. En général, comme chez le Loupil, c'est général, justement : super cervelle. Ou force. Ou agilité, souplesse, mémoire, dextérité, cuisine, chant...

C'est sûr que ça résout le problème du spectaculaire, surtout si le pouvoir que vous voulez c'est "toujours réussir les arrangements floraux" ou "sens de la mode infaillible", ou "savoir super bien écrire de poèmes". Encore que, si c'est vraiment bon, ça se monnaie, et vous devenez vite célèbre. Mais honnêtement, ce serait juste histoire de ne pas avoir à vous crever le cul pour grimper au sommet vous-même, non ?

Après vous avez une série de pouvoirs très divers, mais qui, comme qui dirait, foutent la merde. Mais vraiment la merde. Je m'explique. Un petit con qui, de temps en temps, dézingue une voiture avec ses yeux lasers, il est facile de s'en occuper. Un type qui peut se rendre invisible, c'est agaçant, mais ça ne mange pas de pain et c'est discret. Mais un type qui guérit par imposition des mains, ça, ça fout la méga-merde.

Ne faites pas l'innocent, vous y avez pensé. Je parie que vous aviez même imaginé que ce serait altruiste et que vous ne feriez pas payer les guérisons miraculeuses. Imaginez, un peu de pub et vous vous retrouvez avec un nouveau messie sur les bras, les religions du monde sur les dents ou se le disputant, plein de jaloux qui cherchent à le tuer (pour le coup, vous auriez aimé pouvoir prendre l'invulnérabilité avec, hein ?).

Même en admettant que vous ne soyez pas le seul dans ce cas, ça déstabilise. A moins que, soudain, tout le monde se mette à pouvoir faire ça comme rien, mais alors ce n'est plus un superpouvoir. L'intérêt, le sens même d'un tel pouvoir, c'est que personne d'autre ne peut faire ce que vous faites, ou au moins pas le commun des mortels. A ce compte là, tout pouvoir un peu utile est monnayable, d'ailleurs.

Même si vous n'avez pas un pouvoir a priori utile, comme "faire apparaître un cube de trois mètres de côté de rillettes du Mans avariées", eh bien ça l'est quand même. Par exemple, vous pouvez prendre le monde en otage et le remplir de rillettes avariées. Les faire sécher et vous en servir comme combustible, car c'est une énergie renouvelable (vous en créez à volonté)... Tout peut être utile, en forçant un peu.

Il y a toujours un moyen d'utiliser une capacité extraordinaire, même a priori minable, à bon escient. Même si nous vivons dans un monde ou c'est la taille qui compte (eh oui, ne le nions pas, même si ça ne compte que dans l'esprit des gens, ça compte vraiment), la façon de s'en servir fait pas mal de choses. A partir du moment où vous faites quelque chose de plus que les autres, c'est gagné. Quand on a un pouvoir, on a LE pouvoir.

Philosophiquement parlant, à partir du moment où l'on fait quelque chose de plus, où l'on a quelque chose de mieux à proposer que le commun des mortels, on a un ascendant dessus. Qu'on l'utilise pour le bien ou le mal n'a aucun rapport, c'est une question de "je peux le faire et pas toi". Qu'on monnaye une capacité, qu'on en fasse cadeau gentiment en échange de reconnaissance, ou qu'on ait le pouvoir de contraindre, c'est pareil.

Mais je digresse... Pas tant que ça en fait, puisqu'un autre pouvoir fouteur de merde c'est celui de faire apparaître des trucs. Peu importe quoi, surtout si vous pouvez faire apparaître ce que vous voulez, alors là rien ne va plus... Que ce soit une création permanente ou temporaire, une transformation de quelque chose d'existant, même si ce n'est pas complexe, on touche carrément au divin, au démiurge.

Pareil avec la désintégration. Vous imaginez l'impact sur l'économie si ne serait-ce qu'une seule personne (que tous les pays vont s'arracher, au passage...) pouvait produire du pétrole à volonté ? Ou de l'uranium ? Ou éliminer non seulement les déchets nucléaires en les transformant en glace à la fraise, mais aussi les gaz à effets de serre ? Changer le plomb en or et les caramels mous en diamants ? Désintégrer les missiles ?

Et une fois maître de la matière, l'énergie, le temps et l'espace ne sont pas loin. Vous avez un bel exemple de ce qu'un tel personnage peut donner dans l'excellente BD Watchmen, recommandée dans ma liste sur les obligatoires de la SF (ci-dessous, allez, un effort !). Sa simple présence, qui éclipse les autres héros, change l'histoire du monde. Il s'agit de l'ineptement nommé (selon ses propres dires) Docteur Manhattan.

Un tel être est encore plus obscènement puissant que Superman. Mais le plus drôle c'est qu'un être tel que le Docteur Manhattan devrait être extrêmement courant chez les superhéros, lorsqu'on réfléchit aux principes physiques impossibles des pouvoirs des uns et des autres. Qu'est-ce qu'il faut pour désintégrer ? Soit augmenter d'un coup la température, soit annuler les forces faibles entre atomes, soit écarter les molécules.

Trois choses que savent faire, en théorie du moins et si leurs pouvoirs n'étaient pas stupidement limités, la plupart des héros qui contrôlent le feu (Pyro, Carrie...), le froid (donc l'augmentation et la diminution de température, voir Iceman), les champs de force (Madame Fantastique), les champs magnétiques (Magnéto), la télékinésie (Jean Grey et compagnie), et j'en passe... Il doit y avoir d'autres moyens.

Qu'est-ce qui empêche quelqu'un capable de transformer la matière à volonté, faisant foin des limitations arbitraires et artificielles du style "ne marche que sur (...)", d'apprendre à le faire de mieux en mieux et à distance, puis de se recréer parfaitement avec tous ses souvenirs à un autre endroit du monde et de transformer le premier corps en air, se téléportant ou créant des clones à volonté ? Et pas que lui-même.

De même, le type qui peut se téléporter, en examinant le comment de son pouvoir, peut éventuellement le contrôler pour téléporter les autres, ou les désintégrer (il suffit de ne pas les faire réapparaître, par exemple), ou créer de nouvelles choses, et de là avoir tous les autres pouvoirs qu'il veut (créer des boules de feu, transformer les gens, cesser de vieillir...). Si on pousse assez loin, tout pouvoir un peu basique permet... TOUT.

Autre pouvoir fouteur de merde, tout pouvoir un tant soit peu absolu. Prévoir l'avenir, on l'a déjà dit, c'est terrifiant. Lire dans les pensées c'est déjà horrible, mais savoir la Vérité, c'est pire que tout. En admettant que ce soit possible, la Vérité Absolue serait à la fois pratique et une tricherie sans nom. Un tel être saurait tout, potentiellement : il suffit de poser la bonne question en la formulant de façon à ce qu'il puisse dire vrai ou faux !

Je ne sais pas si je suis clair, mais ma thèse est toute simple : Si vous voulez rester dans votre coin sans changer le monde, n'ayez pas de pouvoir. Si vous voulez changer les choses ou être reconnu (ou payé), vous n'avez pas nécessairement besoin d'un pouvoir spécial, il suffit d'être bon dans ce que vous faites, et votre souhait revient à un "Ah si j'avais du talent" ou "Ah si j'étais riche". Tout ça ne va pas loin.

Si vous voulez être le nouveau messie (quel orgueil, mais bon, admettons, c'est tentant), vous pouvez prendre n'importe quel pouvoir, même minable, ça n'a aucune importance : poussé au maximum, il fait son petit effet. Plus il est basique, et plus il équivaut à avoir, de fait, tous les pouvoir. Vous voyez, on y revient.

Donc à ce compte-là, prenez un truc qui permet de réaliser un fantasme personnel, tant qu'à faire.

Ce n'est pas réellement un pouvoir mais plutôt un moyen ou un état, mais lire tous les livres du monde, ou pouvoir tout manger sans s'empoisonner ou grossir, pouvoir s'adonner sans fin à l'excès de n'importe quel plaisir, voilà qui reste tentant et qui semble à première vue dépourvu de conséquences majeures. Sauf que non, ça revient à souhaiter l'invulnérabilité, l'immortalité ou un autre pouvoir "messianique".

Peu importe ce que vous choisissez, ce qu'il y a de drôle, ce n'est pas ce que vous ferez avec votre pouvoir : vous vous lasserez vite, ou vous habituerez à ce nouveau jouet. Non, ce sont les conséquences que ce pouvoir aura sur le monde qui permettent des spéculations sans fin ! S'il n'y a pas de conséquences, ou qu'on s'interdit d'y penser, comme dans la plupart des comics, ou qu'on n'est pas enclin à se les imaginer, c'est trop rapide, trop facile… Pas amusant.

Personnellement, et pour répondre à la question, j'adoooore le pouvoir. Alors si je voulais un pouvoir sans trop de conséquences, j'aimerais avoir quelque chose de visible, comme un corps de rêve et une bite de cheval. Et si j'avais à choisir dans les GROS pouvoirs, alors pourquoi me faire chier ? Démiurge, ça me va bien. Modeler le monde, même juste les objets, même de façon limitée, si c'est à ma convenance, ça, c'est intéressant.

Quitte à choisir, ya pas de raison. Et le premier qui sort que ça en dit long sur mes problèmes de contrôle, je le claque.

monsieur_manatane

mercredi 28 octobre 2009

Everything's so fucking green !

Le 23 mai 2006, un billet sur la glace verte. Et NON, il ne s’agit pas de glace à la pistache.

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas proposé de petit exposé didactique dans ce Blog. Je suis certain que mes lecteurs (du moins ceux que j'aime bien) ne sont pas hommes (ou femmes) à refuser d'apprendre quelque chose, et ils me pardonneront si le sujet ne les passionne pas ou s'ils en savent déjà plus que moi. Et puis j'aime bien faire mon intéressant, et il est bon de faire de temps à autre une petite leçon de choses.

Aujourd'hui, dans la série "Le professeur Elromanozo a toujours quelque chose à dire", notre causerie traitera de la couleur des icebergs. Les icebergs (littéralement "montagnes de glace") se détachent des calottes glacières lorsque l'érosion des vagues et des vents les arrache, les calottes glacières regelant progressivement de façon (ordinairement) constante. Leur taille est colossale, mais seul 12% de leur volume environ dépasse de l'eau.

La plupart des icebergs reflètent la couleur de l'eau, du ciel et de la lumière alentours en des nuances de bleu, de blanc, et parfois même de rose ou de jaune. La plupart des scientifiques pensent depuis longtemps que certaines couleurs, notamment les couleurs chaudes, sont dues à la présence de traces d'éléments chimiques dans la glace (cuivre, zinc, fer...). On sait aussi qu'une glace très bleue est en fait très dense, et renvoie simplement la lumière.

On a vu des icebergs gris très sombres, parfois bruns ou presque noirs, contenant des graviers entiers et des morceaux de terre ou de roche. En toute logique, il devrait y avoir peu de glace verte, et cette glace devrait être assez claire, si l'on se fie à ces théories. Toutefois, nombre de marins et de scientifiques rapportent avoir vu des icebergs allant jusqu'à un joli vert bouteille translucide, surtout issus du glacier Amery en antarctique.

Il semble que ce soit là leur couleur propre, puisqu'ils restent verts alors que les conditions de lumière et de climat changent et que les autres icebergs alentours reflètent ces changements. Pour découvrir pourquoi ces blocs de glace gardaient une telle couleur, il a fallu faire des carottages dans ces icebergs ainsi que dans plusieurs endroits de la calotte glaciaire antarctique, et dans la banquise (glace sans terre en dessous).

La banquise est constituée de plusieurs couches : la plus basse est constituée de glace compacte et sans bulles d'air (donc très translucide). Il s'agit de glace formée à partir d'eau de mer, désalinisée par le processus de glaciation. La couche supérieure de la banquise est constituée de glace faite de neige compactée, emprisonnant des bulles d'air et parfois des sédiments, plus épaisse et plus lourde.

En forant les icebergs verts, on a découvert que leur partie émergée (au dessus) était de la même composition que la partie inférieure de la banquise, et présentait en outre des traces d'érosion par la mer, alors qu'il s'agit de la partie émergée de l'iceberg. L'explication est simple : lorsque l'iceberg est arraché à la banquise, il n'est pas rare qu'il se retourne sur lui même, du fait des densités différentes des couches de glace.

Mais pourquoi sont-ils verts ? C'est bien simple. La glace sous la banquise, celle qui apparaît au dessus chez ces icebergs, est formée en couches successives d'eau de mer qui gèle au contact de la glace. Ces plaquettes s'agglomèrent et emprisonnent entre elles des couches de microorganismes, de phytoplancton (plancton végétal) plus ou moins en décomposition, ou qui meurent en se faisant congeler.

Ces créatures microscopiques sont, dans cette région, chlorophylliennes, et contiennent donc des pigments verts. Ce sont ces sédiments, et non pas du phytoplancton vivant ou de grandes concentrations de minéraux ni un jeu de lumière, qui donnent leur jolie couleur à ces icebergs... Du moins c'est ce que suggèrent les observations, mais tout ceci est encore sujet à controverse. Si ça se trouve on découvrira autre chose bientôt.

A ceux que cela intéresserait, renseignez-vous en lisant les travaux de J. Kipfstuhl, notamment, effectués dans les années 90, mais aussi ceux de G. Dieckmann. Vous n'aurez aucun mal à trouver des informations sur Internet en ce qui concerne la glaciologie, la biologie polaire et les calottes glaciaires, c'est un sujet très à la mode depuis qu'on a réalisé qu'elles étaient en train de fondre et que c'était mal.

Iceberg_vert

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mardi 27 octobre 2009

Cas saoulé !

J’étais allé à Toulouse pour affaires, et je me devais d’écrire un billet sur ce hideux tas de boue… Ce que j’ai fait le 22 mai 2006. Vraiment, quelle horreur… A peine une ou deux librairies potables, que des beaufs. J’ai appris par la suite qu’il y avait de nombreux escorts gays dans cette ville… Est-ce que ce genre de vice suffit pour en faire une ville pro-gay ?

Personnellement, j’en doute, leurs clients étant principalement les homos refoulés, anti-milieu, provinciaux, qui paient ce genre d’hommes pour ne pas que leur femme apprenne leurs frasques. Et je ne parle même pas des négligences mises au jour en ce qui concerne la fameuse catastrophe de l’usine AZF… Plus j’en apprends sur Toulouse et la mentalité de ses habitants, et moins j’aime cette ville.

J'étais il y a peu dans la ville de Toulouse pour affaires. C'est une agglomération très particulière. Vue de haut, la ville rose est effectivement... Rose. C'est à dire couleur de tuiles. Vue de dedans, c'est juste rouge sale. Mais je suppose que la "ville rouge sale" ça sonnait moins bien. Parlons du centre-ville, puisqu'il s'agit à peu près de la seule chose visuellement potable dans toute cette zone.

La "vieille ville" de Toulouse n'a que peu d'immeubles vraiment charmants ou anciens. La plupart ne datent que du XIXe siècle, ce qui, je suppose les qualifierait de vieux pour les touristes américains. Les plus notables sont évidemment en briques rouges, comme pratiquement toute la ville, et sont inexplicablement crasseux. C'est paraît-il un trait commun à de nombreuses villes du Sud, mais j'ai constaté que ce n'était pas vrai partout. Ici oui.

Cette vieille ville, ce centre culturel autour du capitole, fait environ cinq ou six de pâtés de maison de diamètre, à la louche et en étant gentil. Parmi les nombreuses boutiques touristiques et des arcades en brique rouge (on a parfois l'impression de se trouver dans une usine, à la longue...) trône la place du capitole. Elle sert à organiser des événements de renommée mondiale comme la fête du poulet (youpi…), et s'orne d'une croix du Sud.

Pour une raison inexplicable en notre république laïque et non superstitieuse, cette grande croix d'Occitanie s'orne des douze signes du zodiaque, stylisés, le tout en bronze. Devant, il y a le Capitole, grand bâtiment (en briques rouges, oui...) qui se prend pour un palais néo-classique. Il possède en effet huit colonnes en marbre rose, qu'il arbore comme des flammes ringardes peintes à l'aérographe sur le capot d'une vieille Simca customisée...

La mention "Capitolium", souvenir des anciens dirigeants de la ville, les capitouls (ou plutôt, souvenir du XIXe siècle et d'un temps de fierté nationale où l'on se souvenait de travers d'un Moyen-âge idéalisé pour essayer de se rendre fier de sa région) orne cette mairie glorifiée alors qu'elle n'a plus lieu d'être. Maison d'arrêt, églises toutes de briques et cathédrale rouge méritent à peine une mention similaire.

Autour de ce bastion de culture du pauvre se massent des rues de plus en plus modernes et sales au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre. Toujours avec le même thème "briques rouges" sans élégance si cher au cœur des Toulousains, on accumule les immeubles peu gracieux des années cinquante, soixante, soixante-dix, tous plus hideux les uns que les autres, et toujours plus assombris par la saleté omniprésente.

Le boulevard Jean Jaurès (oui, il y en a toujours un) qui mène à la gare, par exemple, est un fleuron de l'architecture socialisante des pays de l'est, orné d'immondes Sofitels et Novotels pour le rendre un peu plus moderne, et de magasins pouilleux. Encore plus loin autour, les autoroutes et les HLM laissent place à des centres de recherches, zones industrielles, et d'immenses campus universitaires de béton sale.

L'aéroport, du doux nom de la ville dans laquelle il est sis, défigure encore plus le riant paysage de la région dans le but de contenir un misérable Colombus Café et un marchand de journaux, qui vend aussi des mauvais produits régionaux en boites. Quant aux toulousains, ce sont des gens du Sud (avé l'assent parfois incompréhensible) aimables mais pas gentils (syndrome du citadin) et surtout assez laids (moustache, calvitie et bourrelets).

Quant à la légendaire cuisine toulousaine, elle se perd, et les gargotes sont plus nombreuses que les restaurants familiaux... Les seules personnes relativement potables que j'ai rencontrées dans le peu de temps que j'ai passé dans cette ville étaient des touristes ou des visiteurs, comme moi. Je suppose que tout ceci peut paraître pittoresque et charmant, surtout si on aime la brique, mais je trouve cela quelconque au point de choquer.

En conclusion de ce descriptif catégorique, je ne dirais qu'une chose : Cette ville, qui a produit Claude Nougaro et élu François Bayrou, possède en matière de politique et de musique exactement la merde qu'elle mérite. Elle est l'équivalent urbain de ce personnage maupassantien du notable bedonnant qui pète plus haut que son cul, fait ajouter un pigeonnier à sa maison et, se croyant aussi important qu'intelligent, songe à la députation.

Oui, la spécialité toulousaine semble bien être la saucisse, voire même l'andouille... Quant au cassoulet, il est loin d'être une exclusivité de ce département. Par avance je m'excuse auprès des Toulousains qui ne seraient pas comme ceux que j'ai décrit ici (et il doit y en avoir, enfin, disons qu'après tout c'est possible...), ce n'est pas de leur faute s'ils sont nés dans cette moderne verrue rose rougie sur la fesse du Languedoc.

Toulouse__verrue_rose_sur_la_fesse_du_Languedoc

Posté par Elromanozo à 00:01 - Billets d'humeurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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