Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

dimanche 9 décembre 2007

Monsieur Dimanche...

Je passe un dimanche de merde, chose que je goûte parce que ça ne m’est pas arrivé depuis quelques temps. Je dis dimanche de merde, mais cette expression se veut sans aucune intention infâmante vis-à-vis de moi-même ou du dimanche… Non, un dimanche de merde de temps en temps, ça ne fait pas de mal, et on peut s’y amuser énormément.

Vous connaissez sûrement vous-même les différentes sortes de dimanches… En voici quelques unes :

Le dimanche de merde : Dimanche mou mais plaisant durant lequel, luxe suprême, vous ne faites rien… Il est possible de larver devant la télé, de buller, de se légumiser, de glander, voire même de siester sans raison, à la limite avec un café ou une cigarette, mais sans jamais rien accomplir de concret. Le pied…

Le dimanche scolaire : Pour les écoliers, collégiens, lycéens et autres étudiants, le dimanche studieux est un passage obligé mêlé de regret et d’appréhension. Comme il y a cours le lendemain, c’est le seul jour du week-end ou l’on bosse, sachant qu’on n’a rien foutu la veille par bête procrastination.

Le dimanche gueule de bois : Il peut s’agir d’une réelle gueule de bois, ou bien d’une maladie, ou d’une vieille fatigue qu’on a traîné pendant toute une dure semaine de boulot. C’est un peu comme le dimanche de merde, sauf que vous aimeriez bien pouvoir faire quelque chose, mais finalement non…

Le dimanche crapuleux : Une journée idyllique ou, plutôt que de se coucher tôt, on ne se lève pas du tout… Et on reste au lit avec l’élu de son cœur ! On mange tout nus quand il faut bien manger. Il est permis de prendre des douches ou des bains ensemble et de faire des siestes en amoureux, de passer du lit au canapé et vice-versa.

Le dimanche grinçant : Repas ou café (ou les deux) en famille, que, malgré toutes les excuses de la planète, on n’a pas pu éviter. A force d’essayer de ne pas s’énerver, on finit par être plus fatigué ce jour là que la semaine. On s’y fait autant chier qu’un dimanche de merde, mais là, ça ne fait pas plaisir…

Le dimanche au boulot : Eh oui, ça arrive ! Travailler plus pour gagner plus, comme on dit. C’est comme une journée de boulot, sauf que, pour une raison inconnue liée à l’horloge biologique, cette journée semble paresseuse… L’absence de la plupart des gens donne au bureau des allures post-apocalyptiques.

Le dimanche des courses : La veille, vous vous êtes bien marré… C’était hyper cool, vous vous êtes levé tard, vous avez été au ciné, fait ce truc qui traînait depuis trois semaines, vous êtes sorti en boite… Et maintenant, faut trouver un marché ouvert pour faire les courses ! Du moins si vous voulez manger cette semaine.

Le dimanche des soldes : Il peut s’agir aussi d’u dimanche de l’avent. Plus que la cohue, c’est le chaos ! Vous vous pressez tous les uns contre les autres entre clampins, dans les grands magasins, dans les rues alentours et dans le métro avec vos paquets, le portefeuille plus léger, avec le sentiment confus que ça ne vaut pas le coup…

Le dimanche à la campagne : Après avoir bravé les embouteillages le matin ou la veille, vous avez gagné le droit de pique-niquer dans un bois morne et moite, bien pollué, aux portes de Paris. Il pleut, vous avez oublié la moitié de la bouffe ou des ustensiles, et vous allez devoir repartir dans dix minutes. Quelle joie, le week-end !

Le dimanche des morts (en sursis) : C’est un dimanche complètement gâché par le fait que vous devez absolument aller voir un ami à l’hôpital, ou une cousine qui vient d’accoucher, ou une vieux à l’hospice, ou quelque autre empêcheur de tourner en rond. Voire même aller visiter la tombe de Tatie au cimetière.

Le dimanche de fiançailles (souvent long) : Outre un film débile avec l’autre psychopathe de service, c’est aussi un dimanche invité à un mariage, un enterrement, ou autre grande réunion dans le même genre. Le mieux c’est de trouver un copain ou deux et de médire dans un coin sur les beaufs de la famille en attendant que ça se passe.

Le dimanche des jeux : Un dimanche après-midi ou vous avez invité des copains pour jouer, parce que c’est l’occasion, ou que ça n’était pas possible samedi… Si vous êtes un enfant, c’est pour faire joujou autour d’un goûter. Si vous êtes un ado attardé, c’est pour jouer aux jeux vidéos ou aux jeux de rôles autour d’un snack.

Le dimanche des curés : Bien qu’il soit inqualifiable de nos jours de perdre un temps précieux, dédié aux loisirs, à pratiquer ce genre de simagrées plutôt que de le passer à faire n’importe quoi d’autre, il faut bien en parler… Certains pervers (j’ose à peine le dire) vont à la messe. Pire : d’autres la regardent à la télé.

A_no_l_ou___la_pentec_te

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mardi 11 septembre 2007

Whiskers on kittens...

Le sage (et je ne sais plus de quel sage il s’agit, sinon je n’aurais pas manqué de me faire mousser en le citant) a dit, grosso modo : Il faut s’intéresser à tout, sinon qu’est-ce qu’on se fait chier ! Quant à George Courteline, fonctionnaire et auteur comique de son état, il avait élevé le je-m’en-foutisme au rang d’art, et la phrase Et après ? faisait partie des armoiries qu’il s’était créées.

Et ils avaient tous les deux raison.

Mais comme je ne suis pas aussi sage ni aussi drôle, il y a certaines choses dont je me fous royalement, voire certains sujets qui m’insupportent, surtout lorsqu’ils ne m’affectent pas directement, et ce sans que cela m’amuse forcément. Tout de même, pour parler franchement, il y a des choses qu’il ne me fait ni chaud ni froid de connaître alors que c’est ce qui remplit de tout son sel la vie entière d’autres personnes !

Pire, non seulement peu m’en chaut, mais lorsqu’on m’en entretient, cela m’ennuie et m’agace. Vous voulez des exemples ? Soit…

J’ai déjà parlé de la disparition des espèces suffisamment amplement pour ne pas avoir à redire combien je m’en fiche, et combien cela m’insupporte que ce sujet revienne sur le tapis… D’autant qu’on me blâme souvent de m’en foutre à ce point. Comme j’ai déjà expliqué mes raisons, je me contenterai de vous renvoyer à un billet d’il y a quelques jours, et de vous endéféquer copieusement.

Les vies de gens inconnus et peu remarquables, tels les intellectuels imbéciles et les pseudo-artistes maudits, tout cela me fait tellement chier que je ne veux plus en voir une seule. On peut citer, dans le sac de ceux qui se croient intéressants mais qui ne marqueront guère que leur concierge, Fabrice Neaud, Bernard-Henri Lévy (né Berbard Lévy, il s’est fait seizièmiser le prénom !), et Pascal Sevran.

Les anorexiques m’indiffèrent au plus haut point. Non mais sans blague, c’est quoi cette maladie à la con ?! Seule une société ou l’abondance côtoie la misère pouvait pondre un truc pareil… Une riche connasse quelconque hurle « J’veux pas manger ! » parce qu’elle a l’instinct de survie dans les chaussettes ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre ! Laissons-la faire, il y en aura plus pour les autres.

Les déprimés bronzés m’énervent, et je ne veux pas en entendre parler. Je parle des gens qui ont tout pour eux, qui ne sont ni laids, ni bêtes, ni incompétents, ni pauvres, ni malades, et qui pourtant sont toujours en pleine dépression. Entre le gin et le tennis, oui. Ben voyons ! Et dire que j’ai connu des sidéens et des incurables, des miséreux et des grosses moches qui prenaient la vie du bon côté ! Qu’ils aillent se faire voir, tiens.

Je n’attends plus rien de l’Eglise ni des religions en général (j’en ai suffisamment parlé), aussi les déclarations de ces organismes hautement parasitaires, changements de papes, bulles, communiqués du genre « finalement, on s’excuse pour les juifs » ou « au fait, on veut bien que les noirs deviennent prêtres chez-nous », me passent loin au dessous. Pour rejoindre le XXIe siècle, c’est quand ils veulent.

S’il y a un truc qui a sur moi un effet comparable à celui de regarder un gravier parmi d’autres sur le sol, c’est le fait de regarder les photos de famille éloignée. Parfois ça n’est même pas la mienne. Et les enfants, c’est pire… Et quand vous recevez ça en carte de vœux, c’est toujours si fadasse ! « Regardez, il a neuf ans ! », écrivent-ils, comme si c’était un exploit. Les photos, c’est comme un enfant, mais sans les avantages, en fait.

Qu’on me raconte quelque chose d’inutile, ça, ça m’énerve. Vous savez, des aventures que votre interlocuteur croient extraordinaires, mais qui se résument à « j’ai mangé des frites pendant mes vacances »… Même principe avec une partie de jeu de rôle ou il ne s’est rien passé de remarquable. C’est prodigieux ce que les gens peuvent se croire intéressants… Moi-même, j’essaie toujours de en pas être fade, sur ce blog.

Les salaires des ministres et des élus, ceux des hauts fonctionnaires, ainsi que les frais de bouche de tout ce beau monde, voilà encore un truc sans aucune espèce d’importance à mes yeux. Certains trouvent tout ça scandaleusement haut. Moi je trouve scandaleux qu’un chef d’entreprise même pas internationale puisse gagner plus que celui qui préside à la destinée de sa nation, mais bon…

Peu me chaut de connaître la vie de mes voisins, l’état de leur chat, les soucis de leurs enfants, leurs maladies, leurs bizarreries… Ce n’est pas moi qui irai écouter aux murs. Appelez-moi un vrai parisien, mais je n’aime pas qu’on me prenne le chou avec les potins, que ce soit les voisins eux-mêmes ou via ma concierge. J’accepte de les écouter quand ils ont quelque chose à me demander, et encore.

J’ai toujours l’impression que si je regarde trop la promo des films, je vais me faire lobotomiser d’ennui. Ce doit être à force d’entendre toujours les mêmes phrases hypocrites du genre « ce personnage est très profond » ou « le scénario est très complexe » (surtout pour un navet d’action…), et le pire des lieux communs « c’était un honneur de travailler avec Machin, il est très pro, pas du tout une diva ! »,

Et tant qu’à faire, mettons dans le même panier les bonus des DVD qui n’en finissent pas… Par exemple ceux ou il n’y a que vingt minutes d’images originales répétées au fil de quatre documentaires d’une demi-heure chacun et mélangées avec des scènes du film. Ou les bêtisiers qui durent trois heures, les commentaires audio dont on se fout (le producteur, les seconds rôles, l’éclairagiste, le traiteur, le vigile du plateau…).

Les 90% des livres qui sont placés dans le rayon « meilleures ventes », où que ce soit, je m’en fous. Ce n’est pas pour ça que j’achète un bouquin. Ce n’est d’ailleurs pas parce que ce sont les meilleures ventes, mais à chaque fois que je jette un œil il n’y a presque que de la merde ! J’en suis presque venu à considérer que si c’est dans ce rayon, c’est mauvais… Heureusement, il y a des exceptions.

Je suis gay, mais j’arrive à trouver certains films pornos hétérosexuels excitants (parfois, quand le mec est beau, et surtout qu’il n’est pas complètement caché par la ou les filles, ce qui est rare…) ; mais de toute évidence, les scènes entre lesbiennes, pour moi, c’est bof… Ce n’est pas que ça me dégoûte ni que ça me fasse peur, c’est juste que c’est exactement aussi excitant que de surveiller une bouilloire.

Pour l’objet suivant de la liste, je vais devoir poser une question. Qui lit les préfaces ? Pas grand monde. Moi, je les lis, au moins en diagonale, la plupart du temps. Parfois, la préface est une œuvre d’art, un petit bijou à elle toute seule, surtout si c’est un grand auteur qui l’a commise. Mais à quoi bon, je vous le demande, se faire préfacer par un universitaire inconnu au style aride et abscons ? Quel ennui…

Entre les potins de mes voisins et les salaires des ministres se trouve le chapitre particulièrement inintéressant des coucheries de célébrités. C’est ennuyeux à mourir. Ce n’est pas pour ça qu’ils sont célèbres, ces gens-là ! On se fiche de savoir avec qui ça couche, comme de savoir s’ils font leur jogging à sept heure ou à huit ! Et dire qu’il y a des gens pour s’intéresser même à ce genre de racontars obsessionnels…

Ceux qui me connaissent savent que le sport m’a toujours insupporté, TOUS les sports, TOUTES les disciplines. Aussi ce ne sera pas une surprise si je vous dis que le sport public, retransmis, me paraît futile à un point cosmique ! Je me fiche de savoir qui joue mieux à la baballe ou qui sautille le mieux dans telle position… On devrait interdire de regarder ça plus de dix minutes à ceux qui ne pratiquent pas le sport en question.

Enfin, la dernière chose qui m’indiffère, c’est vous. Pas vous au sens large, mais une certaine manifestation de mon lectorat… Les commentaires de gens qui me disent qu’ils n’aiment pas mes billets, non pas parce qu’ils sont imparfaits dans leur genre ou qu’ils ne sont pas bien exprimés, bien tournés (ce qui mènerait à une critique positive que j’apprécie) mais parce qu’ils n’en aiment pas le sujet, le genre, ou le ton

Etant donné que c’est encore moi qui décide de ce que j’écris ou pas, je leur répète chaudement et avec passion qu’ils peuvent aller pratiquer un coït furtif et brutal dans les ruelles stambouliotes ! Sans blague, si ça ne vous plait pas, vous n’avez qu’à pas me lire. Vous n’avez que ça à foutre ? Ce genre de choses m’agace vraiment parce que cela paraît évident et que je n’arrête pas de le répéter.

Voilà. C’est bien entendu une liste non exhaustive, mais c’est déjà pas mal.

Ach__bedide_volie

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mercredi 27 juin 2007

Les lieux qui donnent envie de vivre pour acheter à emporter...

Vous en aviez rêvé, bande de gourmands, eh bien la voici : J’ai enfin écrit la liste de mes traiteurs, chocolatiers et pâtissiers favoris. Elle va obligatoirement avec celle des excellents restaurants composée un peu plus tôt, et permettra aux gourmets d’éprouver chez eux le plaisir légitime des grandes délices culinaires… Pourvu qu’ils n’aient pas les yeux plus gros que le portefeuille !

Cette fois, en effet, tout est cher. Un traiteur qui se respecte fait cher, même s’il est mauvais. C’est comme demander à un plombier de venir immédiatement. Vous pouvez toujours essayer, il y a des miracles, mais c’est en général un mythe. Je n’ai donc pas classé cette liste par prix, mais par thème. Autre détail d’importance : la plupart de ces maisons font aussi restaurant ou salon de thé.

Mais si je ne les ai pas signalé dans la liste des restaurants, c’est que je n’ai pas essayé… Ou que ça ne vaut pas le coup.

Traiteurs :

Autour du Saumon :
Anciennement « Comptoir du Saumon et Compagnie »… Il y a plusieurs boutiques, dont une dans le 17e, 3 avenue de Villiers, et une au 60 rue François Miron. Beaucoup de saumons différents au programme (Il faut goûter au saumon sauvage !), mais aussi du flétan, du caviar, des fruits de mer et des plats scandinaves variés… Le restaurant n’est pas mauvais, si vous ne comptez manger que ça.

Le Sud-Ouest Monceau :
Le restaurant rue Meissonier (près des Jeux Descartes, au métro Wagram, pour les connaisseurs) dont j’ai déjà parlé vend ses divins plats cuisinés dans sa petite boutique. Chou farci, cassoulet et lapin à la moutarde sont les grands classiques, ainsi que les charcuteries bien variées, les foie gras délicieux (trois sortes !), et bien sûr les fameux éclairs de 33cm de long, meilleurs que les miniatures de Lenôtre !

Pâtissiers :

Mariage Frères :
J’en ai parlé, comme de bien entendu, dans l’autre liste à cause du salon de thé. Mais il s’agit avant tout d’un vendeur de thés, que vous achèterez au poids selon les parfums qui vous font envie, ou bien déjà conditionnés, en coffret, en pot, avec ou sans théière… Les sachets sont intéressants pour les néophytes qui ne veulent pas se mouiller. Demandez conseil sur place, les employés stylés guideront aimablement votre choix !

Dalloyau :
A utiliser avec circonspection, après avoir goûté une sélection… Ce pâtissier, comme Lenôtre, a tendance à se laisser vivre du fait de sa réputation, juste un peu moins. Certains gâteaux, notamment aux fruits, sont encore bons. Dédaignez les religieuses et repoussez l’Opéra Rock (version framboisée de l’Opéra, particulièrement immonde). Le salon de thé est à éviter, de même que le traiteur.

Ladurée :
Même remarque. Ne JAMAIS y aller pour le salon de thé, c’est toujours bondé par des touristes, le service est nul, c’est cher, et en dehors de gâteaux (si vous êtes accroc à certaines spécialités) rien ne vaut le coup. Préférez acheter les célèbres macarons, symboles de la maison, pour les emporter chez vous : Légers comme des plumes, équilibrés et goûteux, ils sont réellement à la hauteur de leur réputation.

La Bague de Kenza :
Déjà cité dans la liste des restaurants pour son salon de thé sis dans la maison mère, il est évident que la myriade de sortes de pâtisseries algériennes qui vous fait de l’œil depuis la boutique est ce qui attire le plus, au 106 rue St Maur ! Certes, il y a aussi du borek et de la pastilla, un peu de salé par-ci par-là, d’ailleurs délicieux et vraiment pas cher… Mais ne vous privez pas de macroutes pour autant !

Au délice de l’étoile :
Anciennement Au délice des Anges, je ne suis même pas sûr du nom exact… Il s’agit d’une boulangerie qui fait l’angle de la rue Bremontier, de la rue Ampère et de l’avenue de Wagram. Faites fi des autres boulangers qui se disent (par copinage) meilleur ouvrier de France, à quelques rues de là, ou même de l’annexe du prestigieux (et minable) Moulin de la Vierge, rue de Levis… C’est là qu’est le meilleur pain !

Zazou Frères :
Rue du Faubourg Montmartre, un vieux pâtissier juif a l’aspect sale, à un angle… Mais la boutique qui, certains jours, ne désemplit pas, est un gage de qualité. Les portions sont plutôt grosses, la boutique dépend du Beth Din de Paris (pour ceux que ça intéresse), c’est du fait maison, et même si ce n’est qu’un pâtissier de quartier, il fait les meilleurs sablés à la cannelle DU MONDE : Ceux de mon enfance !

Le Valentin :
Pâtisserie un peu snobinarde dans le passage Jouffroy. Le cadre est évidemment superbe, et même si les portions sont petites c’est loin d’être mauvais. On y va pour les petits four sucrés secs, moins pour les gâteaux, pas du tout pour le chocolat (il y a beaucoup mieux juste à la sortie du passage, à la Mère de Famille…), et sûrement pas pour les quatre tables du micro salon de thé plein de vieux. Mais c’est bon.

Chocolatiers et confiseurs :

La Maison du Chocolat :
Vous en trouverez ici et là dans Paris, et même à New York. Cela vaut largement le prix élevé que vous paierez, et même la queue monstrueuse à Noël ou à Pâques… Les gâteaux et entremets sont bons, mais souvent beaucoup trop chocolatés pour la plupart des gens. Ils sont à réserver aux vrais aficionados ! Ils font les meilleures orangettes de la planète, et je me porte personnellement garant de toutes leurs ganaches.

La mère de Famille :
Une institution depuis 1761 ! Oui, nous pouvons nous targuer d’avoir, rue du faubourg Montmartre, une confiserie plus ancienne que les Etats-Unis. On y vend presque tous les bonbons de nos grands-mères, pastilles, gommes à mâcher, réglisse, les vrais calissons d’Aix… Mais aussi des chocolats. Les caramels, assortis, y sont divins. Je n’ai encore jamais goûté de meilleures pâtes de fruits. Préférer la maison mère, c’est plus frais.

Au bonbon Royal :
Rue Jouffroy d’Abbans, dans le 17e, une boutique un peu réputée qui distribue les vrais spéculoos et des boudoirs fort sympathiques… Mais qui est avant tout un excellent chocolatier, seul capable de rivaliser avec la Mère de Famille en ce qui concerne les caramels au chocolat. Ils sont en effet légèrement meilleurs ici, essentiellement parce que la structure est plus petite. On apprécie les tablettes feuilletées et les sucettes…

Jadis et Gourmande :
Oubliez Lenôtre, Mauduit ou Dalloyau, la relève est là ! Rue des archives, mais aussi dans le 8e et ailleurs, voici des chocolatiers innovants à visiter d’urgence. Leur chocolat noir est divin, mais c’est pour leurs merveilleux pralinés que vous reviendrez. Goûtez-les grâce aux bouchées. Pâques est pour eux un festival de chocolats variés et de pralinés divers. Ce sont les seuls à vendre le Gianduja brut, au poids…

Voilà, c’est peu, mais c’est tout pour l’instant… Au sujet des glaciers, je n’en ai pas d’autre à conseiller qu’Alberto et Berthillon, et éventuellement Haagen Dasz, qui font aussi de la vente à emporter. Ils sont déjà cités dans la liste des bons restaurants. Bon, certes, j’aurais pu les réécrire comme d’autres, mais comme ça se transporte mal, il vaut mieux manger sa glace sur place, non ?

Bonne dégustation !

Ze_Gourmet

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dimanche 17 juin 2007

Les lieux qui donnent envie de vivre pour manger :

Il manque depuis longtemps quelque chose à ce blog, et c’est une liste. Encore ?!, me direz-vous, car il y en a déjà tant… Et pourtant, cette liste que je vais vous énumérer aujourd’hui, on me l’a réclamée souvent ! A la lecture de toutes ces listes de choses que je déteste, particulièrement de celle sur les mauvais restaurants, nombre de gens se sont dit, et je cite :

Ah, ce damné El doit connaître de bien bonnes adresses pour juger si sévèrement des autres ! 

Eh bien… C’est vrai, je connais de très, très bonnes adresses en ce qui concerne les restaurants, les traiteurs et les fabricants de douceurs diverses. Mais il ne faut pas oublier que je juge d’instinct avec sévérité, ou ce que d’autres prennent pour de la sévérité. Est-ce que c’est de la sévérité de ne pas vouloir qu’on insulte mon intelligence, qui n’est déjà pas celle d’un prix Nobel ? Je ne crois pas, mais admettons.

Toujours est-il que cette liste aussi bien motivée devrait compenser pour toutes les affreusetés de l’autre… Et pour vous montrer qu’il y en a vraiment pour toutes les bourses et que bien manger n’est pas obligatoirement un passe-temps de riches, j’ai tenté de classer ça par catégorie de prix. Bien entendu, tout ceci n’est là qu’à titre indicatif, sous réserve que les prix changent… Mais n’est-ce pas toujours le cas ?

Assez ri, passons au corps du délice :

La Bague de Kenza (environ 2 euros la pâtisserie, mais vous en prendrez plusieurs…) :
La maison mère de cette pâtisserie orientale se trouve au 106 rue Saint Maur. Je déconseille les franchises, parce que c’est moins frais… Il y a aussi un peu de salé, et un petit salon de thé attenant. Tout est très bon, mais en petites portions. C’est la variété qui prime : il y a une demi-douzaine de sortes de cornes de gazelle, et c’est la même chose pour chaque gâteau ! Je recommande le Rfisse, bien roboratif.

Exki (5 euros, voire moins) :
A la place de l’ancien café de campagne et, il me semble, de l’ancien bistro Romain, en bas du boulevard des Italiens et tout près du Village Joué Club et de la Tête dans les Nuages, un agréable self qui ne fait que dans le produit bio. A partir de trois euros, on peut avoir un bol de soupe ou un sandwich entièrement bio ou équitable (ce dont je me fous), mais surtout goûteux, à manger sur place ou sur le pouce.

Alberto (5 euros la bonne grosse glace) :
Sis rue Mouffetard avec une succursale rue des Lombards, près du Bear’s Den, il s’agit tout simplement d’un des meilleurs glaciers de Paris. Les parfums artisanaux d’Alberto, maître glacier italien, vous enchanteront tout comme l’aspect des glaces servies en cornet : en forme de roses. Le choix, déjà immense en saison froide, double carrément les mois d’été. Tout est divin… Mais ils ferment en hiver.

Marche ou crêpe (5 ou 6 euros la crêpe) :
Cette toute petite échoppe vers le 84 rue Oberkampf, à côté de la bonne librairie Imagigraphe, sert d’excellentes crêpes sucrées ou salées. Les ingrédients sont multiples et variés, les « complètes » comptant en plus un type de crudité au choix… Une seule crêpe vous fera un repas, mais n’hésitez pas à la prendre sucrée : Il est possible de demander un supplément de fraises fraîches en saison, avec l’une des treize sortes de chocolat !

Berthillon (plus de 5 euros la glace) :
Les glaces de leur maison sont en vente un peu partout dans Paris, dans divers cafés, car réputées les meilleures. C'est possible, mais la concurrence est là, et Berthillon ne mène que d'un écart qui se resserre de plus en plus au fur et à mesure que le savoir-faire est remplacé par la standardisation. Elles sont encore divines, rassurez-vous, ces glaces ! Surtout la fraise des bois, le chocolat et la mandarine. Salon de thé rue Saint Louis en l'Ile.

Café Zéphyr (dans les 5 euros le chocolat chaud) :
C’est quand même cher. Ils exagèrent, depuis bien vingt ans que je viens ils ont vraiment augmenté leurs prix et leur standing. Mais c’est normal, il s’agit d’un café au décor sublime, en face d’un théâtre et près du musée Grévin, juste au sortir du passage Jouffroy. Qui plus est, le chocolat ou viennois est délicieux en toute saison, fait maison, et meilleur que la portion congrue amère servie chez Dalloyau.

Subway (pas cher, entre 5 et 10 euros) :
Le nouveau venu des fast foods aux Etats-Unis, et qui pourtant dépasse déjà le géant McDonalds ! Est-ce parce que les produits utilisés sont reconnaissables, que le client choisit ses ingrédients et que c’est préparé devant lui ? Est-ce parce que c’est copieux et probablement plus équilibré (quoique… ) ? En tout cas c’est bon sur le pouce. Il y en a une dizaine en France, dont un rue de la Roquette, côté Bastille.

L’Alicheur (aux alentours de 8 euros, voire moins) :
Encore une petite échoppe qui officie surtout pour les bureaux alentours, presque au coin de la rue St Maur et de la rue Oberkampf. Il s’agit de cuisine sans friture, de soupes traditionnelles pleines d’épices asiatiques, diététiques et délicieuses. En été, préférez les menus, moins susceptibles de vous brûler l’œsophage que les soupes, même à emporter.

Nani Wa Ya (8 euros environ) :
Dans ce petit restaurant véritablement japonais de la rue Sainte Anne, vous vous servez vous-même l’eau ou le thé au distributeur… Mais les lamen, soupes de nouilles si particulières du Japon, y sont fort bonnes. Il s’agit aussi d’un des rares restaurants à proposer non seulement des lamen aux nouilles fines, mais aussi des Udon, les grosses nouilles de froment blanches !

Lai Lai Ken (8 euros environ) :
Rue Sainte Anne, une cantine japonaise à laquelle vont les japonais, signe d’authenticité, équivalente à Higuma. Mais moins connue. Vous avez donc encore une chance de ne pas tomber sur une file d’attente en y allant un peu en retard… Un comble, vu que le menu des restaurants à soupes de toute la rue est similaire ! Ici vous trouverez de très bonnes soupes avec des raviolis, entre autres choses.

Haagen Dasz (compter moins d’une dizaine d’euros pour une glace sympa) :
J’en entends qui disent que je suis américanisé, que Ben and Jerry’s c’est meilleur, que c’est de la glace industrielle… Tout ceci est vrai, mais ils oublient le principal : C’est bon. On ne trouve pas de Ben and Jerry’s partout, ils sont américains aussi, si c’est une chaîne c’est que la qualité est à peu près là… Et leur glace Belgian Chocolate a reçu le prix de la meilleure glace au vrai chocolat naturel. Et toc.

Pizza Sant Antonio (7 à 9 euros la grosse pizza) :
Très bonne pizzeria rue Saint Martin, et aussi un peu plus loin dans une petite courette calme du Marais. Les pizzas y sont délicieuses, cuites de la bonne façon, et absolument pas fades… Et les salades sont tout aussi copieuses. Les prix sont les mêmes qu’ailleurs, mais y a tellement de mauvaises pizzerias de nos jours à Paris que quand on en a une bonne, on s’y tient.

Tous les restaurants japonais de la rue Monsieur le Prince (8 à 10 euros) :
Ils ont tous le même menu, le même décor, le même propriétaire, et un personnel cloné venus d’on ne sait où en Asie, mais pas du Japon. On s’en fiche, c’est très bon et toujours frais, car tous voient le passage d’un grand nombre d’étudiants et de professeurs tous les midis. Il y a beaucoup de débit, le service est rapide, la qualité est là, et les prix sont adaptés aux bourses des sorbonnards fauchés.

Kimono/Sensei sushi (environ 9 euros) :
Restaurant japonais sympathique aux tenanciers absolument pas japonais… Mais qui s’en soucie ? Pour pas très cher, au 115 rue Oberkampf, on vous sert de bonnes brochettes et des poissons crus classiques mais efficaces. Les tempuras sont un peu lourds, et les menus comme le décor n’ont absolument aucune originalité, mais c’est un bon petit jap’, et c’est tout ce qu’on lui demande.

Le Relais Gascon (8 euros la formule, 10 euros la bonne grosse assiette) :
De la bonne cuisine du Sud-Ouest, des salades copieuses (j'adore personnellement la salade périgourdine), de grandes assiettes, métro Abbesses avec vue sur Clichy... Vraiment très bon, et avec des prix particulièrement sympas. Bon, le quartier, on aime ou un n'aime pas... Et puis c'est vraiment souvent bondé, bruyant, avec les tables à touche-touche... Et le service n'est pas excellent. Personne n'est parfait !

Alice Pizza (10 euros environ) :
Pour un prix modique, dans le 17ème, rue des dames, vous avez une excellente pizza traditionnelle pleine d’ingrédients frais et de qualité, chez-vous en trente minutes. C’est tellement meilleur que chez Pizza Hut, cette merde indigeste à la pâte en tube qui coûte cher à livrer, que je me demande vraiment pourquoi cette marque survit. La pâte croustillante comme du pain et cuite à la perfection vous convaincra.

Les couleurs (10 euros, ni plus ni moins) :
Ce très joli troquet de quartier rue St Maur propose une cuisine inventive aux ingrédients frais et toujours d’une qualité irréprochable, digne de restaurants deux à trois fois plus chers. Pour exactement dix euros, vous avez le choix entre trois plats du jour qui rassasient bien et changent chaque jour, le café avec. Pour les chipoteurs, la carte n’est pas immense, mais tout est bon !

Les Anémones (10 euros et un chouïa) :
Avenue Parmentier, juste à quelques pas du métro du même nom, un café sympa qui propose des plats du jour, des salades et autres bavettes… les classiques. On y trouve un honnête croque-monsieur sur pain de mie, les prix ne sont pas excessifs au vu de la qualité comme de la quantité de la nourriture. C’est cher, mais bon, la vie est chère. Et vu le nombre de troquets minables pour touristes qui pratiquent des prix exorbitants…

Fujiwara (10 euros et plus) :
Un japonais de plus rue St Maur. Le décor est classieux, et la cuisine bien plus fine que dans les restaurants clonés aux tables noires et au menu standard. Certes, ça coûte à peine deux euros de plus et les portions sont très légèrement inférieures… Mais vous payez le cadre, le service, la vaisselle laquée, et surtout des mets délicieux faits par un japonais. Les tempuras légers sont une bonne surprise !

Le Mécano Bar (dans les 12 euros) :
Vers le 95 rue Oberkampf, ce bar restaurant… a brûlé ! Mais le cadre était joliment industriel, et les croque-monsieur comme le reste de la carte étaient copieux et plein de goût. Je vous parle des croque-monsieur parce qu’ils étaient faits sur une tranche de pain de campagne avec du bon jambon dessus, et accompagné de frites maison. Que celui qui les voit rouvrir me le dise !

Tart’ et Jeux (aux alentours de 12 euros) :
C’est une espèce de saladerie rue Gounod dans le 17ème, sandwicherie très chère à la bouffe relativement quelconque malgré les sympathiques hôtesses. Mais ce n’est pas pour ça qu’on y vient de toutes façons. Cet endroit, en partenariat avec la boutique Descartes pas très loin, qui fait des démonstrations de tas de jeux de cartes et de plateaux originaux et sympathiques. Les soirées sont excellentes !

Pastagogo (le gros plat de pâtes autour de 10 ou 12 euros) :
Restaurant italien (sans blague) rue du Cygne, près des halles, du côté de la rue Saint Denis. Leur spécialité, ce sont les pâtes. D’ordinaire, je ne vais pas manger dehors ce que je peux faire chez-moi, en mieux… Vous en déduirez que leurs pâtes sont meilleures, bien meilleures. Pâtes fraîches, pléthore de variétés de pâtes comme de sauces, le tout servi fort copieusement par de vrais italiens. Va bene.

Eddoko (12 euros et plus) :
Restaurant japonais dans le quartier des cinémas et de l’Opéra, boulevard des Italiens. C’est l’un des premiers et encore l’un des seuls sushi-bars à comptoir tournant de la capitale, et il propose aussi, chose rare, de bonnes soupes de type Udon (grosses nouilles blanches), d’excellente qualité. Plus aéré et moins boui-boui, plus européanisé aussi que la rue Sainte Anne, avec MTV sur écran ici et là.

New’s (aux alentours de 15 euros) :
Véritable institution casher au 56 avenue de la République, le lieu vous étonnera… Parce que voyez-vous, il y a là-dedans presque uniquement des juifs (soirées karaoké où les femmes n’ont pas le droit de chanter, d’ailleurs), la carte comporte pâtes et pizzas entièrement végétariennes, ainsi que des sushis ! Mais à part ce joyeux mélange, c’est très bon… Et très pratique pour les fans du Beth Din.

Fuji Tomy (entre 10 et 20 euros) :
Un peu cher pour un japonais de base, même bon, tenu par des chinois… Mais il est dans un quartier de bureaux près de la porte d’Asnières, au 32 et au 154 boulevard Pereire, pas chez les étudiants. Tout y est bien fait, frais (et pour des sushis, ça vaut mieux), le seul avantage étant qu’il est plus facile d’aller y chercher des brochettes à emporter que de partir à l’autre bout de Paris quand on n’habite pas dans le centre !

Sukiyaki (entre 10 et 20 euros) :
Joli restaurant un peu réputé place de la Bastille (enfin presque, au tout début de la rue de la Roquette), avec d’excellentes brochettes, de très bons sushis… Une carte assez classique bien qu’étendue. La différence avec le petit jap’ du coin ? Eux sont un peu meilleurs, et ils sont là depuis avant la colonisation par les restaurants yakitoris. A une époque c’étaient les restos chinois, mais je digresse.

Lubie (entre 13 et 18 euros) :
Etrange bar-restaurant à la cuisine mi thaïlandaise, mi française, mais toujours divine. On est surpris par le décor du 104 rue St Maur. Les tables y sont un peu serrées mais le service y est sympathique et l’ardoise propose un ample choix. Cependant, dés que le restaurant est à moitié rempli, une mauvaise organisation en cuisine fait qu’il vous sera impossible de manger vite… Si vous n’êtes pas pressés, ça vaut le coup.

Le jardin d’Ivy (menu gourmet à 14 euros) :
Rue Mouffetard, un agréable jardin fleuri au fond d’un très bon restaurant ouvert tous les jours. Les plats sont fins (même quand ils sont servis par un surfeur sur le retour…), traditionnels, français, d’excellente qualité… Qui plus est, la réputation du quartier n’est plus à faire. Si vous cherchez un restaurant dans cette rue qui ne soit pas un attrape touriste ou quelque chose de banal, celui-ci correspond !

Shin Jung (8 euros à midi, 12 euros le soir, 20 euros pour la totale) :
Certains soirs, il y a des musiciens qui viennent jouer dans ce décor zen de la rue Clapeyron, mais franchement on s’en fout. Ce qui compte c’est que le barbecue coréen y soit délicieux (ce qui est le cas). Des plats vous surprendront, mais agréablement : on est loin de la fondue coréenne qui ressemble à un bol d’eau des marécages de certains restaurants. Quantités décevantes toutefois.

Les petits frères (formule à 15 euros, dans les 25 euros à la carte) :
68 avenue de la République, un peu plus loin que ce qui fut le restaurant La Serre et est aujourd'hui un japonais tendance, se trouve le bistrot sombre et aux fauteuils confortables, convivial, de deux patrons trentenaires qui y font une cuisine raffinée... Les portions sont juste comme il faut, les produits très frais, les plats classiques avec une pointe d'originalité. Le soir, attention à l'affluence, il faut réserver.

Rama (bon menu à 18 euros) :
Bonne cuisine indienne classique, tandooris et autres currys, servis dans la pénombre d’une salle voûtée rue Bergère. Il est si difficile de trouver un restaurant indien à la fois authentique et propre ! Il est souvent impossible d’en trouver un avec des serveurs aimables. Si en plus de cela il doit avoir des nappes sur les tables et faire une peu classieux… Heureusement, celui-ci convient.

Hippopotamus (minimum de 15 à 20 euros pour être repu) :
Oui, vous avez bien lu, j’ai cité ici un restaurant qui est en fait une chaîne ! Je ne trouve pas ça déshonorant, en ce qui les concerne. Tant qu’on s’en tient à une carte simple de viandes grillées, dont la provenance est contrôlée (pour tous les McParanos qui me lisent), tout va bien, non ? La viande est de qualité, même si les prix sont devenus exagérés ces derniers temps.

La Griaude (20 euros, grosso modo) :
Le seul restaurant que je connaisse à Paris qui soit exclusivement consacré aux spécialités bourguignonnes, du côté de Bastille, rue des Taillandiers. Evidemment, le bœuf y est très bon… Ne vous y arrêtez pas et commandez à plusieurs sur une grande table campagnarde une véritable fondue bourguignonne. C’est un plat qu’on ne mange pas assez, tant la savoyarde monopolise l’attention.

Le Paradis du Fruit (entre 15 et 30 euros pour manger, mais jus de fruits et glaces entre 5 et 10 euros) :
Manger au paradis du fruit, c’est comme acheter un œuf en gelée chez un boucher qui fait aussi traiteur… C’est pratique, ça peut être très bon et original, mais ça ne vaut pas le prix que ça coûte. On vient le plus souvent au paradis du Fruit pour sa carte fort variée de jus de fruits pressés et frais en grande quantité, sains et délicieux. Ou a la rigueur pour les bonnes glaces.

Gandhi-Opéra (menus dans les 25 euros, moins cher pour déjeuner) :
Rue Sainte Anne, à l’angle de la rue Saint Augustin, un indien assez classe et délicieux, au service parfait et avec une carte qui a su garder une grande authenticité… Malgré le fait qu’ils adaptent à la demande les doses de piment au palais européen. On retrouve les grands classiques (Korma, tandoori, tikka-masala et autres nans) et quelques inédits. Le Kulfi maison est délicieux !

Kok Ping (menu à moins de 25 euros… mais vraiment plus cher à la carte !) :
Excellente cuisine thaïlandaise près des Champs Elysées, rue Balzac. Bien que les horaires d’ouverture semblent erratiques (fermetures certains jours le midi, d’autres jours le soir, notamment le week-end), tentez le coup pour goûter aux crevettes caramélisées au basilic, au curry vert (hot !) et aux nouilles thaï, infiniment meilleures et moins grasses que dans d’autres restaurants, pourtant plus chers.

Le Bistrot des Viviers (menu du jour à 15 euros, mais 30 euros à la carte) :
Attention, ce restaurant se situe à Nice, rue Alphonse Karr, mais comme il est vraiment très très bon je le cite quand même ! On y est plus serré, c’est bruyant, mais c’est plus convivial que son voisin guindé et très cher, les Viviers (premier du nom). Ce restaurant de poissons (évidemment) est assez connu pour que vous trouviez difficilement une table, mais ça vaut largement le coup.

La taverne de Palerme (entre 20 et 30 euros) :
Situé dans une petite cour à Nogent-sur-Marne, au 70 rue des héros nogentais, il est un peu difficile à trouver. Surtout, c’est dur de se garer, et Nogent n’est pas vraiment un coin hyper joli depuis que la marne est bétonnée… Mais si vous y passez, ce grand restaurant italien vaut aisément le détour ! Les plats y sont copieux et délicieux, desserts compris… Je recommande la salade de poulpe vraiment pas grasse.

Mariage Frères (on y mange aux alentours de 30 euros, prendre un thé et un gâteau revient moins cher) :
Salons de thé parisiens (rue du Bourg-Tibourg, rue des Grands Augustins, etc.) vendant des thés absolument divins, ainsi que des accessoires. Celui du Marais comprend aussi un musée. Venez seulement pour une pâtisserie qui accompagnera agréablement votre délicieux thé. Si vous ne savez pas quoi choisir le personnel est de bon conseil, sinon je recommande Noël ou Bouddha Bleu.

Sud-Ouest Monceau (30 euros par personne sans le vin) :
La table de Claude Laborda fait aussi traiteur, 8 rue Meissonnier. Ici, pas de diététique, mais des sauces, des magrets, des rôtis, des champignons des bois, du lapin à la moutarde, du chou farci… Et le meilleur cassoulet que j’aie jamais mangé. Impossible de se passer des trois foies gras (nature, au sauternes et au basilic), ni des éclairs au chocolat… de 33cm ! Prix très doux, vu la qualité et la quantité.

Kinugawa (30 euros, un peu plus si vous avez encore faim et que vous recommandez) :
Laissez ce restaurant aux grandes occasions et faites ainsi des économies, parce que tous les plats sont légers : Vous aurez faim quelques heures plus tard ! Mais il s’agit d’une cuisine traditionnelle japonaise haut de gamme extrêmement fine au service stylé, rue du mont Thabor, près des tuileries. Des sashimi et sushi classiques au shabu-shabu, la vaste carte est à explorer pour qui a envie d’expérimenter…

Il était une oie dans le Sud-Ouest (dans les 30 euros) :
Plus moderne et plus petit que le Sud-Ouest Monceau, mais agréable néanmoins. On y vient bien sûr pour les foies gras, de plusieurs sortes différentes. Les portions sont congrues, c'est-à-dire juste comme il faut, même si l’on regrette parfois de ne pas pouvoir en manger plus… L’adresse, au 17 rue Gustave Flaubert, se trouve juste à côté de chez Rostang (voir tout en bas).

Le Galvacher (entre 26 et 40 euros) :
Spécialisé dans la viande de bœuf, ce noble établissement vers le 60 ou 65 avenue des Ternes, à un coin, possède sa propre ferme dans le Morvan ! Autant vous dire que la qualité est là. La quantité y est aussi, de même que le service, il n’y a donc aucune ombre à ce tableau idyllique. La cuisine très classique comporte aussi des fruits de mer, mais n’hésite pourtant pas à tenter quelques originalités de bon aloi.

Inagiku (menus de 25 à 55 euros environ) :
Très bon restaurant où la serviette autour du cou est obligatoire. Et pour cause, il s’agit d’éviter les éclaboussures lorsque le chef préparera devant vous les teppanyaki sur la grande plaque chauffante. On paie bien évidemment le spectacle aussi bien que le repas, mais comme on n’est déçu par aucun des deux, tout va bien ! Evitez les sushis, honnêtes mais de toute évidence pas leur spécialité.

Chez Vong (de 25 euros pour un menu, à 80 à la carte, c’est selon !) :
Rue de la Grande Truanderie, ce restaurant chinois ne vous arnaquera pas. Servis par une armée de larbins obséquieux menés par le chef Vong (un être gluant mais sympathique qui vient serrer les mains des bons clients), dégustez les somptueuses crêpes de riz, les vapeurs sublimes, les merveilleux plats en sauces et surtout la divine poularde de Bresse laquée ! Elle vaut qu’on la commande à l’avance.

Passy Mandarin (mêmes prix que chez Vong) :
Dans la rue qui va de la place du marché Saint Honoré (et son gros bidule moderne) à l’avenue de l’Opéra, une succursale de chez Vong avec un chef différent… Chacun a ses spécialités, mais l’un dans l’autre la carte est à peu près la même. On apprécie les alléchants délices de crevettes en été, les fantastiques travers de porc aux cinq baies… Et le canard laqué est ici le meilleur de tout Paris !

Indra (menus de 35 à 65 euros environ) :
Rue du commandant Rivière, dans le quartier de Saint Philippe du Roule, ce restaurant indien ne compte plus ses prix gastronomiques… Tous décernés sans tricherie, je peux vous l’assurer ! Re-goûtez aux plats indiens que vous croyiez connaître et découvrez d’une langue nouvelle des arômes surprenants… Et n’oubliez pas de commander un dessert, notamment le Gajar Halwa ou le Kulfi !.

Ratn (à peine plus cher que chez Indra, quoique, pas beaucoup) :
A deux pas de l'Avenue Montaigne, 9 rue de la Trémoille, ce restaurant indien ouvert il y a deux ans propose une cuisine somptueuse venue tout droit de Delhi (comme tout le personnel). Le chef a formé tous les grands restaurateurs indiens de la capitale, et cherche à présent à se faire un nom pour lui-même, bien qu'il soit fort respecté dans la communauté indienne. Voir Indra, ci-dessus, en meilleur !

Timgad (plus ou moins 50 euros) :
Oui, c’est cher pour un couscous, même dans ce cadre superbe rue Brunel (17ème) et avec un voiturier… Mais songez que pour que j’aille manger du couscous ailleurs que chez-moi, il faut qu’il soit vraiment très bien fait… Mieux fait que le couscous de grand-mère ! Là, c’est le cas : marocain et fait du matin. Goûtez aussi au reste de la carte, tajines, soupes et pâtisseries…

Benkay (70 euros à la carte, oui madame) :
Situé dans un hôtel moderne où séjournent quelques nuits des gens très affairés venus des quatre coins du monde pour profiter de la vue (le Novotel Tour Eiffel, quai de Grenelle), on vous y sert les plats de luxe de la cuisine japonaise, nouvelle et traditionnelle. Non que les restos de la rue Sainte Anne ne soient pas authentiques, mais c’est la même différence qu’entre les nouilles au beurre et les tagliatelles à la truffe blanche…

Copenhague (100 euros, mais vous n’allez pas pleurer pour une vingtaine de plus ou de moins…)
A l’étage du restaurant Flora Danica (moins cher et moins bon), sur les Champs, près de l’Arc de Triomphe. Un gigantesque drapeau danois flotte, c’est la Maison du Danemark, vous ne pouvez pas le manquer. La cuisine y est, bien sûr, irréprochable, d’inspiration danoise et française, orchestrant avec maestria les saveurs nordiques et les épices tendance sans (trop) tomber dans le prout ma chère.

Michel Rostang (Comptez 170, 200 euros par tête, voire 230 pour le menu dégustation, commandez une bouteille de vin plus chère que le repas, puis suicidez-vous. Menu déjeuner à 70 euros, pour les pauvres…) :
Le G du mot gourmandise n’a été ajouté qu’à cause du G du chef Michel Rostang. Bossez dur, endettez vos enfants, mais par pitié allez-y ! Allez goûter à l’énorme quenelle de brochet, au véritable canard au sang, et aux autres décadences suprêmes qui parsèment la carte de chaque saison. Les amuses gueules vous font un repas à eux seuls, la carte des vins se lit comme un poème. Rendez-vous rue Gustave Flaubert.

Un jour, je ferai une liste de mes chocolatiers, traiteurs et fournisseurs de douceurs favoris… Jusque là, contentez-vous de ces adresses, et de celles que j’ajouterai au fur et à mesure de mes pérégrinations.

Sachez toutefois que certains des restaurants ci-dessus font des plats à emporter (surtout les petits japonais), que le Sud-Ouest Monceau fait traiteur et vend du bon vin, qu’Alberto vend ses glaces au litre, que la Maison du Danemark sous le restaurant Copenhague vend des produits danois, que Mariage Frères est avant tout un vendeur de thés… Bref, tout ceci est en général précisé dans la description.

Bon appétit !

Manger_pour_vivre__c_est_surfait

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samedi 16 juin 2007

Les livres dont je comprendrais l'autodafé (si, si)...

Il n'existe pas de livre moral ou immoral, selon ce cher OScar, mais des livres bien écrits ou mal écrits. Et il avait raison, le bougre.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire une liste. Pas n’importe laquelle… Une liste impitoyable, immonde, misanthrope, ignoble, partiale, subjective, biaisée, misérable, injuste et parfaitement répugnante. Parce que je suis de cette humeur-là. J’en avais déjà fait une similaire sur un ancien blog, celle des auteurs qu’on n’y arrive pas… Mais pour le coup c’était méjuger.

Je préfère vous parler des livres que j’ai vraiment détesté, dont voici la liste non exhaustive :

Journal, de Fabrice Neaud :
Flot masturbatoire d’un blog auto psychanalytique d’un gay en BD, sans doute très cathartique pour son auteur mais terriblement chiant et inutile en plus d’être pitoyable. Les bobos et les intellos aimeront, ainsi que ceux qui plaignent les dépressifs. Moi j’aurais plutôt tendance à fournir le révolver. Dommage, c’était bien dessiné.

Hygiène de l’Assassin, d’Amélie Nothomb :
J’avais déjà bien descendu l’Amélie Gros Thon dans de précédents billets, avec raison. Son style, c’est du mousseux… Des bulles qui se boivent vite, et rien de sérieux en dessous. Son fond de commerce : les pisseuses. La raison de son style : un académisme pédant. Sa source d’inspiration : elle est moche et mal baisée.

Ministère de l’Espace, d’Alan Moore :
Une très courte et très décevante bande dessinée, par rapport à ce qu’Alan Moore peut faire. Du reste c’est la seule de lui que je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas lu toutes ses oeuvres. C’était censé être choquant, la fin ? Moi j’ai trouvé ça téléphoné et chiant. Si seulement on avait effectivement fait ça avec l’argent des juifs !

Le Da Vinci Code, de Dan Brown :
Oui, je sais, c’est tendance de conspuer le Da Vinci Code. Mais quand c’est mauvais, c’est mauvais. Le fait est que ça se lit super vite (je n’ai au moins pas eu à me forcer longtemps pour le lire), et que c’est du grand n’importe quoi à poils durs. Ce n’est pas que c’est invraisemblable, c’est juste que c’est vraiment débile…

Maria Chapdelaine, de Louis Hémon :
Fleuron de la littérature canadienne narrant les « aventures » d’une pouffe dans la neige du Québec, ou les mille et une manière de se faire chier en tabernacle sans TV, paumé dans un village entièrement peuplé d’habitats aux noms ridicules (comme Télésphore, par exemple). L’un des meilleurs somnifères qui existent au monde.

Dragon Ball, de Akira Toryama :
A côté de mangas haletants, artistiques, originaux et aux intrigues fouillées, ce machin, animé ou non, s’en remet à un scénario simple : Héros jeune, méchant fort attaque êtres chers, héros devient plus fort et bat méchant, ancien méchant devient gentil, Héros rencontre autre méchant plus fort, reprendre au début.

Le roman de la momie, de Théophile Gautier :
Il me semble n’avoir même pas retenu l’histoire de cette daube ennuyeuse. C’est un roman que les institutrices avec balai intégré donnent à lire aux enfants, naturellement attirés par les histoires de monstres, en faisant passer ça pour de la SF histoire de les en dégoûter à tout jamais. Heureusement que j’avais lu Lovecraft avant.

La fausse celtique, de Gordon Zola :
La collection entière du Léopard Masqué, l’éditeur, est presque uniquement soutenue par cet auteur au pseudonyme aussi nauséabond que son écriture. En effet, la densité épuisante des calembours et des gags de situation, en plus d’être un signe d’immaturité dans le style, rend l’ouvrage fort éprouvant et pas drôle du tout.

Et si on envahissait les USA ? de Schiller Jean-Baptiste :
Difficile de dépasser les premières pages de cet ouvrage pourtant miniature, créole et (trop) engagé, aux références culturelles souvent obscures. Lorsqu’on le fait, on découvre que l’idée a été pompée, en plus, dans un film avec Peter Sellers. Le lecteur gagnera à faire une partie du jeu Junta à la place s’il veut rire.

Défi pour un playboy, de Jessica Steele :
Pour rire, un ami m’avait offert un opus des éditions Harlequin. Et moi, bêtement, je l’ai lu. Oh, ça m’a bien pris une heure. Comment peut-on être fan de ces imbécillités écrites à la chaîne, sans personnage, sans vraisemblance, sans style, sans rien ? Pas étonnant que les auteurs aient des pseudonymes, ils ont honte.

Idées Reçues, les Juifs, de Victor Kuperminc :
Alors que la plupart des ouvrages de la collection Idées Reçues du Cavalier Bleu est de très bonne tenue, faite par des experts, celui-ci déçoit parce qu’il est justement le contraire de ce qu’il veut combattre : un amas d’idées reçues concernant les juifs ! Il est tout simplement « trop » juif, et perd de ce fait toute l’impartialité qu’il clame.

Astérix, le ciel lui tombe sur la tête, d’Albert Uderzo :
J’ai cité celui-là car c’est le dernier en date, j’aurais pu replacer n’importe quel caca de vieux trop postérieur au décès de René Goscinny. Combien de fois le dirai-je ? La bête est morte. Uderzo est subclaquant, je dirais même que son encéphalogramme est plat vu ce qu’il produit, mais il s’accroche et ne laisse pas place aux jeunes talents.

Le voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, de Selma Lagerlöf :
Au départ, c’est un livre d’état destiné à enseigner la géographie aux jeunes suédois. C’est pour ça que la version intégrale fait plus de mille pages et qu’aucun enfant normalement constitué ne se mettrait à la lire spontanément. La version expurgée des descriptions rébarbatives reste un classique enfantin et moral, dans l’ensemble chiant.

Le pays où l’on n'arrive jamais, d’André Dhôtel :
La fin du livre à laquelle on n’arrive jamais, les personnages auxquels on ne s’intéresse jamais, les péripéties qui ne vous intéressent jamais, autant de titres qui auraient pu être donnés à ce roman fort dépourvu fleurant bon les années cinquante, le prix Femina mou, et les préjugés sur les gens du voyage. N’imposez pas ça à vos enfants.

Les enquêtes de Léonidas Pinipidès, de Raoul Tennet :
Il y a beaucoup de bouses innommables dans la littérature gay. Tout le monde ne peut pas être André Gide, Aiden Shaw, ni même juste agréable à lire comme Robert Rodi. Les neuf nouvelles de cet auteur, et leur suite, ont le même caractère épuisant que La Fausse Celtique (voir plus haut), du mauvais cul gay en plus.

L'ensorcelée, de Jules Amédée Barbey D'Aurevilly :
"Barbey d'Aurevilly, gigantesque imbécile... Barbey d'Aurevilly, cuistre impur, fat vieilli, et beaucoup plus Barbey qu'il n'est d'Aurevilly." Ainsi proclamait Victor Hugo en parlant de cet homme né pour être critique et non auteur, l'inventeur et seul tenant du genre ô combien infructueux et minable du fantastique chouan. Chiant, plutôt.

Voilà, c’est tout pour le moment, mais si je pense à autre chose que j’aurais oublié ou si je lis un livre particulièrement abject, je n’hésiterai pas à venir le placer. J'ajouterai que lorsque je lis un livre qui ne me plait pas, je me force de plus en plus rarement à le finir : la culpabilité, j'en éprouve de moins en moins depuis que j'ai compris qu'on ne pouvait jamais lire tous les livres. Et ça fait longtemps.

Alors pourquoi s'emmerder à lire ceux qu'on n'aime pas, quand d'autres attendent ?

Mon conseil est de ne pas lire les livres de cette liste... Ne pas lire, un droit imprescriptible du lecteur selon Daniel Pennac.

Mauvais_livre

Posté par Elromanozo à 01:44 - Listes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 28 mars 2007

Aujourd'hui, j'apporte nawak !

Tiens, aujourd'hui j'ai envie de faire une liste. Vous savez, ça me prend parfois. C’est Sei Shonagon qui a la première consacré la liste comme une forme poétique à part entière. Le Livre de l’Oreiller de cette courtisane japonaise, écrit entre 991 et 1013 si ma mémoire est bonne, est encore aujourd’hui un classique, ainsi qu’un témoignage inestimable sur la vie à la cour du Japon à cette époque.

Les grandes absurdités étant dénoncées quotidiennement par les médias et exploitées par les hommes politiques, voici une liste de petites absurdités (presque) sans conséquences, dans le désordre :

Les enfants qui ont le maillot, le ballon et la tenue intégrale de footeux sont presque toujours obèses.

                La Marseillaise a été composée à Strasbourg.

On utilise couramment l’ordinateur, les vaccins, l’imprimerie, mais on n’aime pas ce qui n’est « pas naturel ».

                               Zinedine Zidane est qualifié d’Algérien, il joue pour la France et est né à Marseille.

Dans le dictionnaire, le succès vient avant le travail.

                On dit que les camps de naturistes n’ont rien de sexuel, mais on n’y voit jamais d’aveugles.

On stérilise les aiguilles destinées aux injections létales des condamnés à mort.

                                               Les murs ont des oreilles, mais ce sont les planchers qui ont de la cire.

Il faut cliquer sur démarrer pour arrêter Windows.

                La race soi-disant supérieure de grands blonds aux yeux bleus suivait un petit brun aux yeux marrons.

Dans un frigo partagé par plusieurs personnes, il y a toujours une assiette vide.

                Tout le monde veut sauver la planète, personne ne veut aider maman à faire la vaisselle.

                               A Paris, à cinquante mètres d’écart, un jus d’orange concentré coûte 4,50 ou 2,80 euros.

Les psychiatres sont considérés comme des médecins, pourtant leurs patients ne guérissent jamais.

                               La plume est plus forte que l’épée, mais les amérindiens sont morts quand même.

Il est écrit ouvrir ici sur les emballages, mais le fabricant ne peut pas savoir où l’acheteur se trouve.

Du reste, il n’est jamais facile d’ouvrir un emballage marqué ouverture facile.

                                               On dit que l’alcool ne résout rien, mais le lait ne résout rien non plus.

                Il y a sept péchés mortels, mais ce n’est qu’après la mort qu’on est censé les payer.

Ceux qui utilisent un faisceau laser ne sont pas appelés fascistes.

                Mariah Carey a démarré comme chanteuse chrétienne.

Le mot pédé vient de pédéraste, c'est-à-dire pédophile, et 90% des pédophiles sont hétérosexuels.

                                                                              Tout le monde veut encore savoir qui a tué JFK…

                … Et les mêmes oublient le nom de l’assassin d’Henri IV.

La tradition du voile islamique n’est inscrite ni dans le Coran, ni dans aucun des textes qui l’accompagnent.

                En 2002, Jean-Marie Le Pen avait les mêmes intentions de vote que Coluche avant lui au premier tour.

                               Les chinois ont depuis longtemps des pelles et des fourches, mais mangent avec des baguettes.

On dit quotidiennement au revoir à des gens qu’on ne reverra jamais, au restaurant, à la banque, etc.

                               Le réchauffement planétaire actuel a commencé un siècle avant l’industrialisation.

                                                               Amélie Nothomb a une carrière littéraire.

                Personne n’a un salon, chez-lui, aussi grand que le salon du livre ou de l’agriculture, par exemple.

On croit plus facilement à un homme invisible et omnipotent dans le ciel qu’en une preuve scientifique.

                               Des racistes du monde entier utilisent les chiffres arabes.

On subit encore le changement d’heure alors que la guerre qui avait justifié cette économie est finie depuis 1918.

                                                                                              Dans un jour, la moitié du temps, c’est la nuit.

                               Tout le monde veut faire ses courses le dimanche et personne ne veut travailler ce jour-là.

                Dans Star Trek, 99% des extraterrestres ont l’air à peu près humain.

Souvent, les lycéens, qui n'ont pas d'emploi et ne votent pas, font la grève des cours…

                                                                                              … Et ça marche.

Dans toutes les langues, on dit une Prima Ballerina et un Premier Danseur.

                               On est découragé par un livre de mille pages, mais on lit volontiers vingt livres de cent pages.

                L’histoire des pays étrangers est enseignée en France par des Français.

Israël fait partie des pays de l’Eurovision, et depuis bien avant la Hongrie.

                                                               La langue anglaise, n’étant pas académique, n’a pas de dictionnaire officiel.

On n’appelle pas pute une fille qui couche après une soirée plus chère que le tarif d’une professionnelle.

                               Loïs Lane a obtenu le prix Pulitzer, et n’a jamais reconnu Clark Kent sans ses lunettes.

                                               On arrive à tailler le diamant, matière la plus dure du monde.

                               La première démocratie moderne du monde, les Etats-Unis, n’a que deux partis politiques.

                                               Par contre, ils ont plusieurs milliers de sortes de corn-flakes.

                Dieu aime tout le monde, mais il demande quand même aux gens de tuer.

Les Perses, civilisation millénaire, ont battu les Spartiates militaristes et oppresseurs, et on plaint les Spartiates.

                                               On dit qu’on couche avec quelqu’un même quand on baise debout…

                               … Et on dit qu’on baise même quand on n’embrasse pas…

                … Alors que quand on ne fait qu’embrasser, on n’utilise même pas ses bras.

Le_pied

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vendredi 23 février 2007

"Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole" (Victor Hugo)

Il m'est venue l'idée que si les bouffe-temps comme les MMORPG, dont j'ai parlé il y a deux billets de cela, ont tant de succès, c'est que les gens ne savent plus s'amuser autrement. Comme avec le sexe, de plus en plus de gens ressentent le besoin d'utiliser des accessoires. C'est sans doute très bien, mais cela ne veut pas dire que l'on est condamné à se faire chier et à se regarder dans le blanc des yeux si l'on n'a pas d'ordinateur sous la main. Le meilleur des jeux est encore le cerveau, et voici une sélection de divertissements pour s'en apercevoir :

Les bouts rimés :
Il faut : Un minimum de deux joueurs, de quoi écrire pour chacun des participants, des feuilles de papier supplémentaires, et, si possible, un récipient dans lequel on peut mettre la main.
Le jeu : On découpe une ou plusieurs feuilles en une quantité de petits bouts de tailles à peu près égales, que l’on répartit également entre les joueurs. Chaque joueur écrit sur chacun de ses bouts de papier deux mots qui riment. Tous les bouts de papiers sont ensuite mélangés dans le récipient (ou mis en tas). Chaque joueur tire ensuite deux bouts, ce qui lui donne quatre rimes. Chacun doit alors composer un