Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

mardi 27 octobre 2009

Cas saoulé !

J’étais allé à Toulouse pour affaires, et je me devais d’écrire un billet sur ce hideux tas de boue… Ce que j’ai fait le 22 mai 2006. Vraiment, quelle horreur… A peine une ou deux librairies potables, que des beaufs. J’ai appris par la suite qu’il y avait de nombreux escorts gays dans cette ville… Est-ce que ce genre de vice suffit pour en faire une ville pro-gay ?

Personnellement, j’en doute, leurs clients étant principalement les homos refoulés, anti-milieu, provinciaux, qui paient ce genre d’hommes pour ne pas que leur femme apprenne leurs frasques. Et je ne parle même pas des négligences mises au jour en ce qui concerne la fameuse catastrophe de l’usine AZF… Plus j’en apprends sur Toulouse et la mentalité de ses habitants, et moins j’aime cette ville.

J'étais il y a peu dans la ville de Toulouse pour affaires. C'est une agglomération très particulière. Vue de haut, la ville rose est effectivement... Rose. C'est à dire couleur de tuiles. Vue de dedans, c'est juste rouge sale. Mais je suppose que la "ville rouge sale" ça sonnait moins bien. Parlons du centre-ville, puisqu'il s'agit à peu près de la seule chose visuellement potable dans toute cette zone.

La "vieille ville" de Toulouse n'a que peu d'immeubles vraiment charmants ou anciens. La plupart ne datent que du XIXe siècle, ce qui, je suppose les qualifierait de vieux pour les touristes américains. Les plus notables sont évidemment en briques rouges, comme pratiquement toute la ville, et sont inexplicablement crasseux. C'est paraît-il un trait commun à de nombreuses villes du Sud, mais j'ai constaté que ce n'était pas vrai partout. Ici oui.

Cette vieille ville, ce centre culturel autour du capitole, fait environ cinq ou six de pâtés de maison de diamètre, à la louche et en étant gentil. Parmi les nombreuses boutiques touristiques et des arcades en brique rouge (on a parfois l'impression de se trouver dans une usine, à la longue...) trône la place du capitole. Elle sert à organiser des événements de renommée mondiale comme la fête du poulet (youpi…), et s'orne d'une croix du Sud.

Pour une raison inexplicable en notre république laïque et non superstitieuse, cette grande croix d'Occitanie s'orne des douze signes du zodiaque, stylisés, le tout en bronze. Devant, il y a le Capitole, grand bâtiment (en briques rouges, oui...) qui se prend pour un palais néo-classique. Il possède en effet huit colonnes en marbre rose, qu'il arbore comme des flammes ringardes peintes à l'aérographe sur le capot d'une vieille Simca customisée...

La mention "Capitolium", souvenir des anciens dirigeants de la ville, les capitouls (ou plutôt, souvenir du XIXe siècle et d'un temps de fierté nationale où l'on se souvenait de travers d'un Moyen-âge idéalisé pour essayer de se rendre fier de sa région) orne cette mairie glorifiée alors qu'elle n'a plus lieu d'être. Maison d'arrêt, églises toutes de briques et cathédrale rouge méritent à peine une mention similaire.

Autour de ce bastion de culture du pauvre se massent des rues de plus en plus modernes et sales au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre. Toujours avec le même thème "briques rouges" sans élégance si cher au cœur des Toulousains, on accumule les immeubles peu gracieux des années cinquante, soixante, soixante-dix, tous plus hideux les uns que les autres, et toujours plus assombris par la saleté omniprésente.

Le boulevard Jean Jaurès (oui, il y en a toujours un) qui mène à la gare, par exemple, est un fleuron de l'architecture socialisante des pays de l'est, orné d'immondes Sofitels et Novotels pour le rendre un peu plus moderne, et de magasins pouilleux. Encore plus loin autour, les autoroutes et les HLM laissent place à des centres de recherches, zones industrielles, et d'immenses campus universitaires de béton sale.

L'aéroport, du doux nom de la ville dans laquelle il est sis, défigure encore plus le riant paysage de la région dans le but de contenir un misérable Colombus Café et un marchand de journaux, qui vend aussi des mauvais produits régionaux en boites. Quant aux toulousains, ce sont des gens du Sud (avé l'assent parfois incompréhensible) aimables mais pas gentils (syndrome du citadin) et surtout assez laids (moustache, calvitie et bourrelets).

Quant à la légendaire cuisine toulousaine, elle se perd, et les gargotes sont plus nombreuses que les restaurants familiaux... Les seules personnes relativement potables que j'ai rencontrées dans le peu de temps que j'ai passé dans cette ville étaient des touristes ou des visiteurs, comme moi. Je suppose que tout ceci peut paraître pittoresque et charmant, surtout si on aime la brique, mais je trouve cela quelconque au point de choquer.

En conclusion de ce descriptif catégorique, je ne dirais qu'une chose : Cette ville, qui a produit Claude Nougaro et élu François Bayrou, possède en matière de politique et de musique exactement la merde qu'elle mérite. Elle est l'équivalent urbain de ce personnage maupassantien du notable bedonnant qui pète plus haut que son cul, fait ajouter un pigeonnier à sa maison et, se croyant aussi important qu'intelligent, songe à la députation.

Oui, la spécialité toulousaine semble bien être la saucisse, voire même l'andouille... Quant au cassoulet, il est loin d'être une exclusivité de ce département. Par avance je m'excuse auprès des Toulousains qui ne seraient pas comme ceux que j'ai décrit ici (et il doit y en avoir, enfin, disons qu'après tout c'est possible...), ce n'est pas de leur faute s'ils sont nés dans cette moderne verrue rose rougie sur la fesse du Languedoc.

Toulouse__verrue_rose_sur_la_fesse_du_Languedoc

Posté par Elromanozo à 00:01 - Billets d'humeurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Commentaires

Je confirme !!!

Je suis en déplacement à Toulouse régulièrement chaque semaine depuis 18 mois et je ne peux que confirmer les points abordés.

J'ajouterais un point non mentionné (ou je dirais assez peu détaillé ici) : Toulouse est une ville horriblement sale. L'odeur estivale dans les rues est insupportable. Ajoutons à cela que les éboueurs s'amusent régulièrement à faire grève et à renverser les poubelles partout dans les rues...

Toulouse, une ville bien sale (et souvent très prétentieuse) !

Posté par Monsieur M., mardi 27 octobre 2009 à 22:40

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=169305&pid=15572547

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :