Le 14 mai 2006, billet sur une tache, mais pas rouge. On était en pleine campagne présidentielle. Les anti-sarkozystes n’ont toujours pas changé de disque…Quant à I-Télévision, aujourd’hui, dans le genre « seconds couteaux qui polémiquent pour ne rien dire à longueur de temps et donnent une analyse bancale et une opinion qui n’engage personne d’important », ils se posent là ! Je suis même abasourdi par le front de ces gens.

Ils ne cachent même plus leurs invités imbéciles derrière le terme « analyste » ou « journaliste »… Ils annoncent toute honte bue un « débat » entre… Des gens affublés du titre de polémistes ! Eh oui, alors même que la polémique est par définition stérile, argumenter pour argumenter, que les gens sérieux s’y refusent, elle vient de passer dans les mœurs journalistiques comme si c’était une pratique déontologique !

Quelle déchéance…

Avec la sarabande des discours, interviews et soi-disant débats d'idées qui ne sont rien d'autre qu'une campagne inhabituellement en avance, on a droit sur toutes les chaînes à de belles énormités. J'ai été particulièrement choqué par l'inculture d'un analyste politique de I-télévision (qui m'avait pourtant habitué à plus de pertinence que d'autres chaînes) qui est passé pour un débile auprès de toute personne relativement cultivée.

Le voilà, l'inculte socialisant, qui lâche, très docte et sûr de lui entre les cris et les "moi je crois", en fin d'émission : "La droite est atteinte de Jupitérisme : vous savez, Jupiter était le Dieu qui mangeait ses propres enfants." Bravo. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. C'est une jolie phrase, mais Jupiter n'a jamais mangé le moindre de ses gosses... Mis dans sa cuisse, sorti de son cerveau, conçus hors mariage, éventuellement, mais mangé, jamais.

Et pour cause : il ne voulait pas faire comme son père, Saturne, qui avait mangé les frères et soeurs de Jupiter (destin dont lui seul réchappa, grâce à sa mère) pour se prémunir d'une prophétie qui disait qu'un de ses enfants causerait sa perte. Jupiter a éventré Saturne, faisant sortir toute sa petite famille olympienne... Saturne est aussi connu, accessoirement, comme le puissant et ancien Dieu du temps.

Il aurait dit "Saturnisme" plutôt que le néologisme "Jupiterisme", ce pauvre journaleux, que ça serait passé : même si le saturnisme est une maladie née de l'empoisonnement au plomb, elle a des connotations liées à la décadence de l'Empire Romain, aux orgies de sénateurs corrompus tandis que la plèbe gronde, et même à un monarque intouchable, Néron, qui préfère brûler Rome en jouant du violon plutôt que rendre les rênes de l'état...

Autant de parallèles que l'on peut établir avec la droite française, pour peu que l'on soit un esprit contestataire. Et exagérateur. Mais si on devait compter toutes les exagérations malheureuses des médias, les mots malheureux comme "révolution" utilisés à tort et à travers, le "putsch" de Nicolas Sarkozy (comme s'il avait déjà pris le pouvoir façon Hitler, alors qu'il fait juste son intéressant), on s'endormirait plus sûrement qu'en comptant les moutons.

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