Comme on était fermés pour travaux ce week-end, je vous en mets deux pour le prix d’un aujourd’hui, madame Michu ! Alors voilà… Le 31 mars 2006, j’ai soudain été obsédé par Steven Seagal au point d’en parler dans un billet qui n’a rien à voir. Je voulais faire la même chose avec cette tapette de Chuck Norris, mais il est vénéré en tant qu’objet de geekitude culte par de trop nombreuses personnes à ce jour et de trop belle façon : Je ne voudrais pas ne pas être original, ni faire moins bien que ce qui a déjà été fait, ce qui serait ridicule.

D’autant qu’il n’a pas besoin de moi pour se ridiculiser, ce monsieur… Il veut devenir président de la République indépendante du Texas, paraît-il. Des journalistes amusés ont en fait mal interprété ses propos : la réalité est bien plus sinistre. Conservateur jusqu’au bout des ongles (et au Texas, un conservateur, c’est ULTRA dur…) il crache sur la politique de Barack Obama et parle à mots couverts de cellules indépendantistes prêtes à la révolution au Texas… Et prophétise que lui ou un autre sera « plus tôt qu’on ne le pense » élu président du Texas. C’est à la fois effrayant et déjanté…

Steven Seagal, lui, au moins, n’a pas eu cette espèce de fin de vie fascisante comme en ont tant d’acteurs et d’actrices dont les sphincters mentaux lâchent en même temps que les autres : Brigitte Bardot et ses amitiés au FN, Sean Connery et ses indépendantistes écossais... Heureusement, tout ça n’est que broutilles. Les indépendantistes écossais (ou texans, d’ailleurs) sont peut-être contre le pouvoir ne place et parlent beaucoup, mais ils posent peu de bombes… Et savent reconnaître l’impossibilité de leur fou projet. Ce sont des nazillons, certes, mais ils sont encore moins actifs que les poseurs de bombe corses… Avec exactement autant de résultats, c'est-à-dire aucun.

Bon, c’était une digression, mais une bonne… Place au billet.

Jamais je n'aurais cru voir ce jour. La Reine d'Angleterre a accepté l'idée aussi sotte que grenue d'anoblir Tom Jones. Bon, moi je l'aime bien... Franchement, il a fait de bons trucs. Mais là, récompenser en le faisant Sir une carrière de plusieurs décennies qui se termine par "Sex Bomb", un titre ou quelque vieux beau se trémousse sur des paroles plus que simples : On frise le ridicule. Et puis, anoblir un Gallois... Je vous demande un peu !

Encore des "Sirs", Derek Jacobi, Paul McCartney et Elton John continuent leur petit bonhomme de chemin sans se préoccuper le moins du monde de leur titre (comme, sans doute, le fera Tom Jones, qui, s'il est honoré, n'avait certes pas besoin de cette confirmation de sa célébrité... Tout comme les autres !), organisant qui un concert, qui une vente de charité (Elton John brade ses frusques contre le SIDA), qui jouant dans un film à succès...

Soyons sérieux, ces titres, ils n'en ont pas besoin. Voyez les Chevaliers des Arts et Lettres en France. Sylvester Stallone l'est. Et pour quoi ? Pour ses films d'action fins et racés. Même si il est sans doute quelqu'un de très fin et un homme d'affaire avisé qui gère bien sa fortune personnelle comme sa carrière cinématographique, il est difficile de dire sans pouffer que sa filmographie "éduque ses contemporains et élève leur niveau culturel"...

Mais toutes les récompenses ne sont pas imméritées. Les chevaliers du Taste-vin ont accueilli dans leurs rangs l'acteur Bob Hoskins il y a déjà longtemps, en lui offrant un manteau en poil de lapin et non d'hermine certes (c'était juste après le film Qui veut la peau de Roger Rabbit) mais le geste était sincère. Il y a fort à parier que cet acteur soit grand amateur de vins. Belle ouverture vers l'Amérique de cette institution scléro... séculaire.

A quand Sir Steven Seagal, Chevalier des Arts et Lettres et Prince de l'Aïkido ?

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