Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

samedi 28 février 2009

Vieille idée...

Le 20 mars 2006, j’ai éprouvé le besoin de vous exposer mon plan pour régler les problèmes du Proche Orient. C’est encore diablement d’actualité, d’ailleurs… Je n’ai pas besoin de vous commenter ce qui se passe dans la bande de gaza, qui ne connaît pas la crise. En ce qui concerne le propos que je prône ici, pas plus tard qu’il y a deux petits mois, j’ai vu ce même plan exposé un peu différemment sur un autre blog, et pas un blog nazi.

Vous allez dire "il hurle avec les loups"... Vous allez crier "simplification abusive"... Vous allez trépigner, pester, dire que ça n'est pas si simple... Et vous aurez parfaitement raison. Mais l'avantage d'une simplification, outre qu'elle rentre dans le format du Blog, est qu'elle permet de voir le problème sans déprimer. Je crois que j'ai raison de penser ce que je vais dire dans ce billet (phrase plus ambiguë qu'elle en a l'air), mais je résume, bien sûr.

J'ai longtemps refusé de parler d'Israël et de la Palestine dans ces lignes... Trop actuel, trop chaud, trop ceci, trop cela. Une fois n'est pas coutume, mon point de vue sur la question est celui de pas mal de gens. Comme trop souvent, le résultat final de mon opinion est aussi celui d'un certain nombre de gens qui disent que "de toutes façons, c'est pas chez-nous, c'est chez les bougnoules"... Même si, tout de même, il y a une nuance.

Depuis un nombre incalculable d'années que les juifs (enfin, certains juifs) et les arabes (enfin, certains arabes) se foutent sur la gueule de diverses manières, la dernière incarnation en date du conflit et la plus meurtrière n'est autre que la guerre au proche orient et par extension le terrorisme international islamiste. Bon, d'accord, avec les croisades. Actuellement, nous avons deux camps sur cette Terre Promise qui a été promise à trop de monde :

D'un côté nous avons une théocratie fondamentaliste qui brandit des textes apocryphes en invoquant un droit divin/historique imaginaire à s'établir sur une terre sainte, de l'autre, nous avons une théocratie fondamentaliste qui brandit des textes apocryphes en invoquant un droit divin/historique imaginaire à s'établir sur une terre sainte. Marrant, non ? Tout ça pour un bout de caillou avec trois chèvres dessus.

Entre les terroristes, les officiels qui traînent les pieds, les fous de dieu, les civils fous de guerre, tous ceux qui sont contents quand il y a des morts en face, les suicidaires, les marchands de canons et les diverses barbouzes, les seules personnes saines d'esprit (les habitants originels de la région…) se sont cassées depuis longtemps de ces pays, refusant de vivre avec une bombe au dessus de la tête et préférant les regarder au JT.

Comme la solution rapide et quasi-certaine est absolument impitoyable, peu écologique et franchement nazillonne, je ne la proposerai même pas... Il s'agirait de vitrifier entièrement la zone entre le Liban et le mont Sinaï à coups de bombes atomiques, sans évacuer quiconque et sans prévenir. Le seul ennui c'est que ça créerait sans doute d'autres problèmes à résoudre par le même moyen.

On n'en finirait pas et il faudrait passer à l'extermination totale de la race humaine. Mais après, pour les cafards, ce serait d'un calme ! C'est une solution efficace à tous les maux de l'humanité. Evidemment, elle n'est pas parfaite, comme toutes les solutions. Contentons nous de dire que, lorsque le pétrole ne sera plus important, les guerriers actuels se sentiront beaucoup plus seuls et beaucoup plus cons... Et ce sera le début de la paix.

Enfin, la leur, du moins.

Strangelove

vendredi 27 février 2009

Method in Madness :

Le 17 mars 2006, un billet à la fois ubéreux et synthétique, didactique, et écrit sur un autre ton que celui d’un manuel rébarbatif, sur la méthode qu’on doit employer pour lire rapidement lorsqu’on étudie… A ne pas utiliser pour lire pour son plaisir, bien sûr ! Méthode que les étudiants ne pratiquent plus, faute de l’avoir apprise et d’avoir les connaissances nécessaires au sortir du BAC pour la mettre en œuvre.

Je ne pense pas que les étudiants soient si indignes qu’ils ne pourraient pas le faire si on le leur expliquait, mais il est vrai, en revanche, que, dans les années de L1 et L2 (anciennement le DEUG), il est impossible à certains professeurs, notamment en Sciences Humaines, de faire un cours sans que l’amphi bute sur des mots de trois syllabes… Mots indispensables qu’ils ne connaissent pourtant pas.

L’étudiant d’aujourd’hui utilise Internet, et c’est tant mieux… Le problème est qu’il l’utilise souvent à l’exclusion de tout autre moyen de recherche, comme les bibliothèques, par trop rébarbatives ! C’est grand dommage, parce que le savoir que l’on trouve sur le Net, pris seul, est tronqué, résumé, peu fiable (voir Wikipedia…), ou n’existe carrément pas sur certains sujets.

Pour aller au fond des choses, rien ne vaut un livre, voire même un manuel, cette exception française (on enseigne en effet à l’étranger à coups de monographies, sans qu’il y ait un gros bouquin qui fasse autorité et qui résume tout sur un problème, un « textbook » comme au lycée… et c’est aussi bien, ça les fait chercher un peu, leurs étudiants, même si on leur en demande moins au niveau de la structure…).

Et ça, hélas, il y en a beaucoup qui ne se le sont pas mis dans le crane, et qui crient plus fort que les autres qu’on leur en demande trop alors que NON. Il faut juste qu’ils se sortent les doigts du cul et qu’ils cessent d’attendre qu’on leur explique tout : Devenir étudiant, c’est aussi apprendre à contribuer à la somme de notre savoir, et surtout apprendre ce qu’on n’apprend pas autrement que soi-même : à chercher et à réfléchir.

Du reste, c’est une tendance générale (qui à mon sens n’est pas neuve, contrairement à ce que les gens pensent : il en a toujours été ainsi…) qui fait que, quand on lit quatre bouquins par semaine pour son plaisir, ça impressionne les gens. C’est pourtant facile et normal ! Mais quand je le dis, j’ai souvent l’air d’un extraterrestre. J’ai l’impression que l’on ne se représente pas bien ce que ça fait, à peine 1000 pages par semaine…

En même temps, il est vrai que le français moyen doit lire, quoi, un livre par an. Avec quelques magazines. Dans les métiers de l’écrit, c’est l’équivalent d’une dizaine de bouquins par jour qu’on se tape, rien que pour le boulot. Et plus. Et ce ne sont pas tous des génies, pourtant : oui, ces gens sont normaux, ils ont aussi le temps de mener une vie sociale enrichissante, ils ne sont pas bizarres, ils ne font pas partie d’une secte !

Ne riez pas, j’ai rencontré des gens qui le pensaient. C’est une tragédie méconnue, que voulez-vous.

Bref, lisez !

L'ouverture du salon du livre m'oblige à vous parler de l'écrit, un sujet qui m'est cher entre tous. Personnellement, je n'ai pas besoin de salon pour faire l'emplette de bouquins de façon compulsive et pour en lire des tas. D'ailleurs il n'y a pas de secret, plus on lit et plus on lit vite, et même s'il y a des méthodes pour accélérer la cadence, le plaisir de la littérature y perd parfois. Quant aux lectures obligatoires, pour l'étude ou le travail...

Une certaine catégorie de personne (pour paraphraser la SNCF) m'a demandé, à divers moments de ma vie, comment on pouvait devenir aussi savant que moi... Comment on pouvait lire, étudier, faire toutes sortes de choses aussi vite et aussi bien que ma petite personne. C'est vrai, on me l'a demandé ! Si, si ! On ne rit pas. Je n'ai rien d'un génie, je n'ai pas été premier de ma classe depuis le lycée. Tout ça c'est de l'esbroufe.

Pourtant, des étudiants, des lycéens, des hommes faits parfois me demandent comment "je m'en sors", à lire et écrire toujours dans les temps ou en avance. A cela je répondrai que c'est excessivement simple : il y a un truc. C'est une méthode de travail qu'on apprend, comme le reste. C'est aussi une bonne dose de confiance en soi : quand on doit faire quelque chose en un court laps de temps et qu'on le fait sans s'arrêter, on réussit.

Je ne sais pas pourquoi, c'est toujours comme ça... Dans certaines limites, bien sûr. On arrive à faire le boulot de plusieurs jours de façon honnête en un après-midi. Cela m'est déjà arrivé. Il ne faut pas en abuser, c'est épuisant et pour tout dire assez ennuyeux, on n'accorde peut-être pas toute l'attention que le sujet mérite, mais c'est si utile que cela en devient nécessaire. Pour le reste, c'est une question de méthode de travail.

Méthode de travail Bene Gesserit efficace, leçon numéro 1 : Vous pouvez apprendre. Apprendre, c'est facile ! Ce n'est pas comme du travail, c'est beaucoup plus intéressant que d'aligner des boulons dans une usine. Encore faut-il savoir apprendre. Si certaines connaissances nécessitent d'être apprises par cœur, on peut se casser les dents sur des pavés trop épais alors que ce n'est pas indispensable. Ménagez-vous !

Asseyez-vous et écoutez comment on lit vite et efficacement un bouquin... La plupart des étudiants, à leurs débuts, lisent les livres de la première page à la dernière, en lisant chaque page (ou du moins celles du chapitre qui les intéresse). C'est long, et peu synthétique : des détails sans importance se gravent dans le cerveau... Peu d'entre eux arrivent seuls à retrouver la méthode que je vais vous exposer ici, à la fois facile et efficace.

Premièrement : Lisez le titre et le sous-titre (c'est le sujet). Lisez le petit éloge en quatrième de couverture (l'éditeur vous dit pourquoi acheter le livre, ne le croyez pas). Lisez la préface : c'est l'auteur et le contexte. Si elle est bien faite, la préface, digérée et retranscrite avec vos propres mots, peut vous faire la moitié d’une fiche de lecture !

Deuxièmement : Lisez avec attention la table des matières. Vous aurez ainsi un "schéma" du livre dans votre tête, qui correspond presque toujours au raisonnement de l'auteur et aux étapes de son exposé. Une fois que vous avez compris le plan de l’auteur et là où il veut en venir, les informations s’articuleront et se hiérarchiseront d’elles-mêmes dans votre tête au fur et à mesure de la lecture.

Troisièmement : Lisez la conclusion. C'est là que l'auteur veut arriver, c'est ce qu'il a voulu prouver, c’est son baroud d’honneur. Si il n'y en a pas, lisez le chapitre final, c'est en général un bilan ou une synthèse... Bref, ce sont les points importants qui ont été développés au cours du bouquin, donc vous avez de toute façon intérêt à en connaître le résumé AVANT de lire le livre, pour en pas être surpris et savoir où vous allez.

Quatrièmement : Lisez l'introduction en entier... Oui, enfin ! Car en général une longue introduction pose tout ce qui va se passer par la suite dans le bouquin, renseigne sur l'auteur, le contexte, et les prémices… C’est là que l’auteur a posé son plan et développé sa problématique, comme vous dans une dissertation. Parfois il s’agit d’un chapitre entier, généralement cela fait quand même pas mal de pages, mais c’est tout bon.

Cinquièmement : Lisez les chapitres dans l'ordre en appliquant le même mode de lecture, conclusion, puis introduction... Ne lisez pas le développement si vous n'avez pas le temps, juste les conclusions partielles. Vous pouvez parcourir tout ça en diagonale, si vous avez bien fait le reste et que vous réfléchissez en lisant, votre œil devrait être naturellement attiré vers ce qui est important et mérite d’être lu en détail.

Conseils subsidiaires : Si le sujet ne correspond pas à ce que vous voulez, ou si à un moment donné vous vous apercevez que ce n'est pas le bon livre pour votre travail/révisions/documentation, arrêtez de lire. Ce n'est pas la peine de perdre votre temps, et ne pas finir un livre est un droit imprescriptible. C’est vrai, quoi, comme si on pouvait lire tous les livres de l’univers…

Certains livres, bien souvent des monographies, sont mal conçus pour ce genre de lecture efficace mais se lisent plutôt comme des romans... Dans ce cas, la "conclusion" des chapitres n'est autre que le dernier paragraphe desdits chapitres, en général assez repérable. Vous verrez qu’après en avoir lu quelques uns comme ça, vous vous y ferez très vite.

Cette méthode peut être adaptée pour la lecture de romans, mais attention : ça passera si vous n'avez à faire qu'une fiche de lecture, mais la plupart des œuvres littéraires ont le chic pour cacher de petits détails primordiaux en plein milieu du texte, ne résumant jamais ce qui s'est passé dans un chapitre à la fin ou au début de celui-ci... Lisez donc l'intégralité de ce genre d'œuvres, d’autant que c’est fait pour qu’on y prenne du plaisir !

Voilà, c'est à peu près tout pour ce qui est de l'absorption des connaissances. Ceci ne sert qu'à avoir les bases d'un livre dans la tête, tout aussi efficace pour la plupart des révisions que de lire le livre en entier, voire plus, parce que vous avez l'essentiel dans la tête et vous passez aux détails par la suite en sachant exactement où vous allez... Vous n'avez qu'à ranger les informations dans les "étagères" de votre esprit, entre les jalons que vous vous êtes constitués.

Croyez-moi, c'est plus facile de "connaître" un livre sans le découvrir peu à peu comme un roman : quitte à ne pas lire pour le plaisir, autant y passer moins de temps, et retenir du premier coup pour éviter de relire. On est sensé vous apprendre cette méthode à la Fac, dés le DEUG, ou même en Terminale... Mais en fait, presque personne ne le fait, pensant que c'est automatique et que ça fait un cours en moins pour le sujet principal.

Alors oui, comme ça, tout de suite, ça démythifie sacrément les grosses têtes qui se baladent dans la plupart des universités... Eh bien pas tellement, en fait. Lire efficacement demande beaucoup d'attention, un certain entraînement à repérer les passages importants, un crayon pour les souligner et un cerveau en état de marche. De plus, dans les grandes écoles, c'est presque toujours du par-cœur sinon rien, et en quantité !

Tout étudiant au delà de la licence connaît forcément tout ça : Cela permet de souffler et de ne pas passer sa vie à lire et relire les mêmes choses. Les étudiants gagneront un temps fou et ça donnera un sérieux avantage aux lycéens. Je sais que la plupart de mes amis (du moins ceux qui lisent ce Blog) savent déjà comment faire... Mais j'espère que ça en aidera d'autres, ceux que je ne connais pas, et ceux que je connais.

Geth

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jeudi 26 février 2009

Nom d'une onomatopée, Batman !

Ce billet, originellement nommé "Tagada Tsoin Tsoin", date du 16 mars 2006, et je l’aime bien quand même.

N'avez-vous jamais été fascinés par le générique de la série Batman, celle avec Adam West, et par ses combats délirants entrecoupés d'onomatopées écrites sur des accords de jazz ? Moi si. Ce sont surtout les onomatopées absurdes, à vrai dire, qui m'intriguaient lorsque, encore tout jeune, je regardais ce monument de kitsch. Pensez donc, une bagarre qui fait des "Sock" et des "Ffuit"... Alors que tout le monde sait qu'un coup de poing fait "Paf".

Je ne savais pas encore, à l'époque, que les onomatopées étaient différentes selon les pays et les langues... On pourrait même penser que, puisque l'oreille n'est pas éduquée de la même manière, de même que la prononciation, nous percevons tous le même son mais ne l'interprétons pas de la même façon que nous soyons anglais, français ou chinois. Nous n'entendons donc pas la même chose ! C'est le débat classique de la perception.

Autres exemples... Le corbeau, au débotté, vous diriez qu'il fait "Croa" en croassant. Eh bien en Pologne, il fait "Karr", ce qui a tout de même plus d'allure, avouons-le ! De même, il n'y a qu'en France que le coq fait un joyeux "Cocorico". Non que cela soit du nationalisme, mais en Allemagne, il fait "Kikeriki". En Espagne c'est "Cicirici", et dans les pays anglo-saxons il s'agit du très obscène "Cockedoodledoo". Il y a des variantes, bien sûr.

Et les animaux ne sont pas les seuls à faire les frais de la barrière des langues. Tout le monde sait que les anglais disent "Ouch" au lieu de "Aïe", mais il y a plus : Un cri d'horreur s'écrira "Aieee" en anglais, alors que tout un chacun ferait "Aaah" ou "Iiiih" sous nos longitudes. Les onomatopées des comics américains colonisent d'ailleurs nos pages depuis longtemps, où fleurissent les "Aaargh", et parfois même un "Outch", bâtard franglais.

De même, les bruits de succion autrement muets en français se disent aujourd'hui couramment "Slurp", onomatopée dérivée du verbe anglais signifiant "aspirer", verbe qui décrit d'ailleurs exactement le bruit... Et un baiser s'écrit "Smack" ou même "Kiss" sans que qui que ce soit d'autre que les professeurs de français n'y trouvent à redire. Le "Boom" remplace souvent le "Boum", le "Bang" remplace le "Pan"... La liste est longue.

Heureusement, il existe un bastion de notre langue que les forces anglophones aux obscures diphtongues n'ont pas encore pris, résistant encore et toujours à l'envahisseur grâce au bon vieil humour gaulois... Une tache difficile à ravoir que cet humour, trace de pneu sur le slip de la culture. Cette redoute redoutée, je la gardais pour la bonne bouche, si j'ose dire... Chez-nous, on dit encore "Prout", et pas "Poot".

onomatopeia

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mercredi 25 février 2009

Des gênés récents.

Le 14 mars 2006, un billet sur les has-beens… Une fois de plus. Comment font-ils pour qu’on les remarque autant ? Ils ne valent tellement pas le coup…

Nous avions déjà parlé de la cohorte des has-beens qui tentent une fois de plus d'attirer les projecteurs... A côté d'acteurs de premier ordre comme Anthony Hopkins et Sean Connery, ou même Sir Ian McKellen, Patrick Stewart, Jeremy Irons et quelques autres qui donnent une performance exemplaire même lors de films alimentaires, de petits rigolos (du moins comparé aux autres) coassent pour une minable fraction de leur gloriole passée.

Les cris hypocrites de Roger Moore boycottant le foie gras, lui qui s'était fait l'apologie de la décadence occidentale dans James Bond, l'ef-front-terie d'une Brigitte Bardot papier-crêpon, les coming-outs dont tout le monde se fout (Richard Chamberlain, Tom Selleck, et, encore plus débile, George Takei, Monsieur Sulu dans Star Trek, avouant sa gaytitude au moment ou ça n'a plus aucun intérêt : deux ou trois ans avant sa mort de vieillesse !)...

Comme Anthony Quinn et un nombre incalculable de vieux seconds rôles ou d'anciens bellâtres hollywoodiens, les voilà forcés de se reconvertir à Broadway... Dans des revivals, qui plus est, à la partition coupée, tailladée, remixée et amputée pour leur permettre de s'en tirer malgré leur grand âge. Anthony Quinn a fait Zorba le Grec, Richard Chamberlain a fait My Fair Lady, Julie Andrews (58 ans) reprend ses vieux succès...

Tout ça, on a déjà vu, déjà donné, merci, au revoir. Mais voilà qu'approche sournoisement de l'âge de leurs artères toute une génération de chanteurs et chanteuses. Peu s'en sortiront vraiment. Si Sir Elton John paraît relativement équilibré et si Madonna semble encore avoir une carrière devant-elle (et aux alentours de 48 ans, ce n'est pas mal) d'autres constatent qu'on les a arnaqué sur leur statue géante : elles fondent sous la pluie...

L'Artiste-Anciennement-Connu-Sous-Le-Nom-De-Prince-Mais-Qu'on-Peut-Recommencer-A-Appeler-Prince-Maintenant-Parce-Que-Sa-Crise-De-La-Quarantaine-Est-Terminée-Et-Qu'il-Faut-Pas-Déconner-Non-Plus-Vu-Que-ça-Ne-Fait-Plus-Recette, après avoir allègrement chié sur les maisons de disque (à tort ou à raison, peu importe) revient la queue entre les jambes un album ici ou là... Et surtout de l'autre côté, côté flouze et pas paillettes.

Et il a le même âge que Madonna, à peu de choses près. Et puisqu'on parle de paillettes, vous avez sans doute entendu parler de Gary Glitter... Mais si, vous savez, le chanteur anglais à sale gueule des années disco. Un VRAI has-been. Je n'avais jamais entendu son nom jusqu'à ce qu'il soit, tout récemment, condamné en Thaïlande pour proxénétisme pédophile. Il avait fui l'Angleterre à cause d'une histoire semblable, mais rien n'avait été prouvé.

Il semble que Michael Jackson soit à peu près dans la même position, d'ailleurs. Penché en avant. L'ex-King of Pop (Oui, ex, parce que Robbie Williams l'a enfoncé question ventes, d'où la position...) se réfugie en ce moment à Bahreïn. Il tente d'éviter la justice qui lui réclame plein de sous, pour les taxes, pour ses dettes, pour les employés de son monstrueux parc privé... Et il y a toujours ces histoires de scandales pédophiles qui traînent.

Je n'ai jamais aimé Michael Jackson, malgré un talent certain (que je trouve surfait, mais bon...) c'est un gars qui fait vraiment froid dans le dos, et, qu'il soit vraiment un pédophile ou pas il n'est plus humain depuis un bon moment, à l'extérieur comme dans sa tête. Il ne suffit pas de fonder une ou deux associations caritatives pour être béatifié sur tous les tableaux : Il y a beaucoup de mécènes mafieux, c'est même le cas général.

Cela fait tant de fois qu'on l'accuse de tripoter des enfants, comme on dit, "pas de fumée sans feu"... Mais en même temps, cet homme excite tant les jalousies, c'est un bouc émissaire tellement évident, il a un grain tellement visible que là, je ne sais plus quoi penser. Oh, à propos... Lui aussi a l'âge de Madonna, grosso modo. Eh oui, même avant la cinquantaine on peut faire "zombi". Il peut retourner Thriller sans maquillage.

Quoi qu'il en soit, il vend encore des albums, et Madonna aussi. La carrière de ces gens n'est pas terminée, même si ils sont à première vue sur une pente descendante : ils bougent encore. Il n'est pas impossible que certains nous fassent le coup du retour de la vengeance, comme George Michael, ou, côté troisième âge, Tom Jones. A côté de ça, signalons que les Stones comme Metallica font toujours salle comble...

Has_Beens

mardi 24 février 2009

La bête est morte.

Le 9 mars 2006, je parlais technique. Et pour montrer que, de fait, tout est allé encore plus vite, rappelons ce que chacun sait : le Bluray remplace le DVD, la télévision s’affiche sur des écrans plats et rien d’autre, et tout va passer par des signaux en numérique TNT (Télévison Numérique Terrestre) plutôt qu’en analogique via les anciennes antennes et les émetteurs de nos grands parents, en France, avant 2012. Il était temps !

Ma télévision a pété. Enfin, pété, c'est beaucoup dire. Elle n'affiche rien, mais le son marche. Le canon à image est foutu, et comme il s'agit de la pièce la plus chère, autant acheter pour le même prix un écran plat bien meilleur. Je ne dis pas qu'il me faut absolument une télévision... Je trouve mes informations sur Internet et à la radio, ne faisant plus confiance au JT que pour les titres, et il n'y a jamais rien à part trois séries débiles.

Mais tout de même, pour les vidéos, c'est plus pratique que de regarder un DVD sur un écran d'ordinateur (encore faut-il pouvoir le faire, c'est loin d'être le cas de tout le monde...). Donc, bientôt, place au plasma. Vous avez remarqué comme les hypermarchés, FNACs, Darty et autres chaînes de grande distribution ne vendent de toutes façons plus que ça ? Fini, le tube cathodique de nos ancêtres, vive le numérique. Tant mieux, après tout.

En moins de cinquante ans nous avons fait des progrès considérables : voyez la photo ci-dessous, une télévision française de 1949. Le boîtier est en aluminium peint façon bois, inhabituel et particulièrement moderne pour l'époque : les boîtiers étaient le plus souvent en bois. On a installé une "loupe" (jaunie par l'âge) juste devant l'écran, trop petit pour qu'on voie bien les détails de loin. En noir et blanc, cet appareil est à peine mieux qu'un oscilloscope.

J'ose croire que dans quelques décennies, peut-être moins, ils sortiront autre chose, comme les DVD ont remplacé les CD et les VHS. L'ergonomie fait aussi des progrès si l'on en croit les divers constructeurs qui font les derniers salons (du design) ou l'on cause : meubles et parois sensitives qui actionnent des appareils cachés, lignes pures et claires... On se croirait dans Star Trek, ou dans Minority Report... Un truc complètement froid, intuitif et beau, mais avec une grosse machinerie crade derrière.

Décidément, on ne croirait pas que, de nos jours, tout ça est fabriqué par des esclaves laotiens !

Sonora_1Sonora_2Sonora_3

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lundi 23 février 2009

... le rut animal !

Le 6 mars 2006, un billet sur les films d’horreur… Je n’arrive pas à croire que je n’en ai pas fait plus souvent ! Certes, la production de téléfilms de SF monstrueux ne diminue pas (j’en ai revu sur des dragons à l’époque moderne, des aliens insectoïdes du futur, des fruits d’une évolution alternative des espèces, des monstres du Loch Ness au Texas, et bien d’autres choses depuis 2006). Le dernier film d’horreur animalier marquant a été Black Sheep, qui traite de moutons OGM en Nouvelle Zélande… Et c’est LE nanar génial. Au fait, régulièrement, des gens restent incrédules quand je leur parle de films d’horreur sur les moutons, la moussaka ou les limaces… J’ai mis en guise d’illustration des images qui prouvent que ces films existent ! Pour les autres, faites donc des recherches sur Google, je vous garantis que vous trouverez.

blacksheep_1

J'ai retrouvé le fil de ma pensée, perdu au détour d'un palindrome piégé : Les films d'horreur animaliers. Oui, vous savez bien, il y a un certain nombre de genres de films d'horreur qui mettent en scène des bébêtes, et l'un d'eux est le film avec un criminel/alien/monstre/animal qui tue tout le monde façon "dix petits nègres", souvent en huis clos. Sinon c'est l'inverse : les humains sont en minorité et doivent fuir ou se retrancher, ou les deux.

Dans les deux cas, l'intérêt est le suspense et les variantes du déroulement de l'histoire ne sont pas infinies, même si les protagonistes et le monstre-prétexte sont constamment renouvelés. Depuis que la formule de base du premier de ces films a été établie, presque chaque animal ou plante a bénéficié de sa propre œuvre, plus ou moins heureuse, et souvent tout à fait incongrue...

Au début, ils se limitaient aux créatures considérées comme effrayantes ou un nuisibles : rats, araignées (Arachnophobie, par exemple, loin d'être le premier ni le dernier : on se souvient de La Femme araignée... Jusqu'au dernier, Arac Attack, plutôt drôle), serpents, scorpions, piranhas, requins... Puis ça a été les abeilles tueuses, les sangsues, les crocodiles (alligators et autres caïmans compris), fourmis anthropophages, termites... Ou des versions extraterrestres ou géantes ou mutantes de ces animaux.

Au bout du compte, on en est arrivé au point ou le manque d'idées était tellement cruel que serpents divers, scorpions variés et chauves-souris exotiques n'ont plus suffi. Les scénaristes des séries B s'en sont pris (souvent mal) à des bêtes parfaitement innocentes mais à mauvaise réputation : les limaces (comme dans Slugs), les cafards, les grenouilles, que sais-je encore... Même les mites ont eu "Mothra", la mite géante des Godzilla.

Slugs_1Slugs_2slug_3

Toujours présents, les aliens, momies, robots, vampires, loups-garous, créatures de Frankenstein ou d'un lagon d'une couleur à déterminer (noir, vert, bleu…) font encore recette. Buffy, La Momie, Van Helsing, tout ceci renouvelle le genre... J'ai dernièrement eu le bonheur de voir le très imaginatif mais pathétique Metal Beast, une série Z avec un loup-garou chirurgicalement et génétiquement altéré pour avoir une peau blindée.

Le loulou est un ancien espion/assassin qui s'est injecté du sang de lycanthrope pour un projet top secret (comme d'habitude...), et qui est très énervé parce qu'on lui greffe une peau métallique sans son accord. Il tue (presque) tout le monde en bon psychopathe, puis se fait abattre grâce à un obus explosif (seule chose capable de percer le blindage) à pointe en argent fait en dix minutes à partir d'une collection de médailles.

Metalbeast_1Metalbeast_2

Les végétaux ne sont pas en reste, et les plantes extraterrestres façon gros cerveau avec un bec ont fait place à de nouveaux défis pour nos héros éternellement soumis aux clichés les plus pathétiques. Voyez La petite boutique des horreurs et sa plante carnivore, le guerrier écologique et humide de Swamp Thing, et Killer Tomatoes (avec George Clooney !) pour le côté parodique... Mieux encore, Tou Gigantaïou Moussaka.

Moussaka_1Moussaka_2

Dernièrement, les progrès de la génétique et des effets spéciaux ont apporté de l'eau au moulin de la série B, et les monstres des profondeurs, dinosaures, clones et mutants divers arrivent en renfort : hommes-requins, dinosaures, carnosaurs, vers géants au cycle improbable de Tremors (4 films et une série culte), mutant amazonien de Relic, insectes chasseurs de Bugs ou de Mimic (1 et 2 !)... Des bêtes de plus en plus réalistes et de moins en moins vraisemblables apparaissent.

Tout récemment, le film "La Crypte" (en fait c'est The Cave, mais ça sonnait mal en français, et quand on voit le film ça colle à peu près) est sorti, dans lequel la bête est n'importe quel humain ou animal mutant sous prétexte d'un parasite qui l'adapte à un milieu cavernicole. Et ça fait genre démon-vampire-monstre horrible. Mais l'animal utilisé ici, en dehors de l'apport des légendes judéo-chrétiennes et vampiriques, est assez inoffensif.

Il s'agit d'un petit lézard primitif blanchâtre et sans yeux, doté de branchies externes, le protée, qui vit dans certaines cavernes en Roumanie et nulle part ailleurs : c'est un écosystème très fermé, et le pauvre s'est adapté. Ces petites choses ne sont pas dangereuses mais fragiles et en petit nombre, pourtant le film (par ailleurs très marrant) invente toute une faune aveugle, blanchâtre et meurtrière, mutée de la même manière.

Il faut aller chercher super-loin, finalement, pour retrouver l'idée originale, mais au bout du compte, si on retire toutes les fioritures, le scénario est simple : les héros vont dans la grotte habitée par des protées (en l'occurrence des mutants dangereux et contagieux) et ils se font tous tuer sauf deux, qui ressortent. L'un est sauf, mais, fin à tiroir prévisible, l'autre se révèle un mutant à la dernière scène.

crypte_1

Ils sont vraiment à courts d'idées. Vraiment. C'est le même scénario à tous les coups. Depuis les dents de la mer, il n'y a rien eu de vraiment transcendant dans le genre, à part un ou deux films de serial killers (mais ce ne sont pas des animaux, ceux-là, ça ne compte pas). Bien sûr, ils arrivent à distraire, voire même à étonner, mais le genre est tellement codifié qu'on s'attend à presque tout. Et c'est tellement contraire au genre.

Ne l'oublions pas, la série B est à l'origine la désignation des films dont les producteurs n'étaient pas certains du succès... Ceux tournés avec moins de moyens dans le studio "B", pas le "A". C'était donc le domaine de jeunes réalisateurs qui avaient carte blanche pour expérimenter (d'où le fait que la SF soit souvent reléguée à la série B) et se "faire la main", se former... Le domaine même de l'originalité, non du conformisme actuel.

Grandeur et décadence !

Blacksheep_2

dimanche 22 février 2009

L'ami naturel...

Parler pour ne rien dire, c’est tout un art… J’ai quand même raccourci un peu ce billet du 5 mars 2006. Incidemment, le palindrome utilisé en guise d'image est le premier palindrome de l'histoire, et date des débuts de l'ère chrétienne, trouvé en angleterre il y a fort longtemps et utilisé comme mot de code plus ou moins magique. Il signifie à peu près "Le couseur tient délicatement la roue". C'est tout de suite moins mystérieux qu'en latin...

C'est par ce palindrome que je souhaitais commencer ce billet d'humeur léger, rompant avec les derniers sujets quelque peu dépressifs qui occupaient cette page ces derniers jours. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un palindrome (Si, si, il y en a... Je vous vois, au fond, n'ayez aucune honte !), c'est un mot ou une phrase qui donne la même chose lue à l'envers. Le titre de ce billet est donc un demi-palindrome, ou anacyclique.

Plus précisément, c'est un texte dont la succession de lettres est la même, qu'on la parcoure de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Autres exemples de palindromes : Non, Sexes, Ressasser, Rêver, Kayak, élu par cette crapule, mais aussi des lieux communs tels C'est sec, l'âge légal... On en doit beaucoup à Louise de Vilmorin, mais ils existent dans toutes les langues et de grands auteurs s'y sont essayés avec brio.

Bref, c'est un petit jeu littéraire infaisable, mais vous pourrez apprendre une liste par cœur et en ressortir des exemples choisis dans vos conversations les plus mondaines, comme un méprisable petit sycophante. Au moins ça servira à autre chose qu'à vous griller les neurones en tentant de faire les vôtres : George Perec a déjà composé le plus long (et lourd...) en langue française, en 1969, et s'il est grammaticalement correct, il n'a que peu de sens.

De quoi je voulais vous parler, déjà ?

Bah, ça me reviendra un autre jour.

Le_couseur_tient_d_licatement_la_roue

samedi 21 février 2009

Et mon cul, il a la grippe ?

Le 3 mars 2006, la peur de la grippe aviaire faisait rage. Aujourd’hui, moins. Il est à noter que la grippe aviaire n’est pas vraiment une grippe, selon mes informations (ce serait plus proche de la peste ou d’une maladie du même genre, selon certains, quoique les symptômes soient tout à fait différents… Mais il m’est difficile d’en juger !), mais qu’on l’a appelé comme ça pour éviter la panique, parce que, dans l’esprit des gens aujourd’hui, la grippe c’est comme un rhume. C’est dire combien « l’esprit des gens aujourd’hui » est dans l’erreur, la grippe étant une maladie qui tue encore de nos jours, quelle que soit sa forme, et qui fait de drôles de remontées depuis que les antibiotiques sont devenus moins efficaces. J’en profite aussi pour dire que Word ne reconnaît pas le mot « rotoluve », ni le Littré. Encore un néologisme à la noix de coco pour un truc qui ne sert de toutes façons à rien…

Dans la série "j'ai appris un nouveau mot inutile", une fois n'est pas coutume, à la télévision... Le mot "rotoluve". C'est comme un pédiluve, sauf que c'est pour les roues. Diablement astucieux, non ? En substance : Les voitures roulent dans de petites rigoles qui mouillent leurs pneus d'une solution sans doute désinfectante, le tout étant mis en place pour maintenir un périmètre de sécurité sanitaire face aux vilains germes.

En l'occurrence il s'agit du H5N1, mais ils nous avaient fait le coup avec le prion et la fièvre aphteuse, déjà. C'est merveilleux ! Les automobilistes qui rouleraient par mégarde sur un oiseau grippé avant de manger les pneus de leur véhicule sont à présent à l'abri de la maladie. Ce sont les voitures qui transmettent les virus, c'est bien connu, et d'ailleurs ce désinfectant est complètement pur avec toutes les voitures crades qui passent dedans.

Et tous les microbes sont instantanément tués : même les guanos sur le capot, les plumes sur les jantes et le sang de pigeon sur le pare-choc des automobilistes les plus sanguinaires. Non, franchement, c'est génial. La contamination se fait par des oiseaux (qui volent, si, si...) et on met des petits bains pour les roues en guise de contrôle. Si ça les arrête, c'est pas du désinfectant, ce truc, c'est l'eau de la grotte de Lourdes !

Tout le monde ment dans cette affaire. Le gouvernement nous répète que les oiseaux contaminés ne nous menacent pas en dépit des cas français qui apparaissent, les médias soufflent le chaud et le froid en essayant de sympathiser avec les éleveurs tout en étant alarmistes, les politiciens tentent de se placer en vue de 2007, et les ventes de volailles chutent en dépit du fait que tous les quidams interrogés "mangent du poulet comme avant".

Question médications, rotoluves ou pas, ce n'est pas encore au point. Les immunisations de volailles ? Même si ça marche, on n'est pas sorti de l'auberge s'il y a un cas humain qui se déclare, vu que le vaccin humain n'est pas encore prêt et qu'il aurait fallu faire des injections avant de toute façon. Reste le Tamiflu, réputé "seul remède efficace" (encore que pas tellement...) qui, malheureusement, se fait rare.

Quant à l'autre épidémie, celle imprononçable due aux moustiques tropicaux, elle a déjà fait plus de morts en moins de temps. Quand je pense que Greenpeace a le culot de dire que l'homme est le plus grand destructeur de la planète, alors même que les tremblements de terre, les tsunamis, les ouragans et autres catastrophes ravagent les villes du monde entier, rivalisent à peine avec les épidémies, le SIDA en tête...

Heureusement, nous voilà munis, protégés, bien à l'abri grâce à nos fantastiques rotoluves.

Naked_truth

vendredi 20 février 2009

Schizophrénie mondiale...

« Le premier mars 2006, tu liras ce billet d’humeur…Et tu aimeras ».

Tu ne cèderas pas au péché, à la tentation de gourmandise... Et tu ne mangeras pas de cet animal parfaitement comestible mais tabou, même si tu es affamé !

Tu honoreras ton père et ta mère, tu ne blasphèmeras point... Et tu mutileras le prépuce de ton fils avant qu'il puisse se défendre !

Tu feras de jolies fêtes... Et tu exciseras ta femme pour qu'elle ne jouisse jamais !

Tu respecteras l'ordre social et les prêtres... Et tu éviteras certaines personnes qui sont "nées impures", les intouchables !

Tu te souviendras des exploits passés... Et tu battras tes femmes car ce sont des objets !

Tu ne seras pas oisif... Et tu feras des sacrifices humains pour que le soleil se lève !

Tu seras loyal au combat et tu entretiendras ton corps... Et tu feras brûler des gens dans une structure de bois et de paille une fois l'an !

Tu aimeras ton prochain et tu tendras l'autre joue si on te frappe... Et tu tortureras les hérétiques jusqu'à ce qu'ils avouent avoir conspiré avec le Diable !

Tu vénèreras un seul Dieu et son prophète... Et tu trucideras les infidèles au mépris de ta propre vie !

Tu ne prendras aucune vie humaine ou animale... Et tu apprendras à endurcir ton corps et tuer sans armes de douze façons différentes !

Tu seras poli, sobre et hospitalier... Et tu interneras les homosexuels pour leur laver le cerveau !

Tu vénéreras la paix et les choses de l’esprit… Mais tu ne te serviras pas de ta cervelle pour vérifier les trous dans le discours des prêtres bellicistes !

Cela fait quelques temps maintenant, et ça devient sérieux, le monde souffre de trop de religion et pas assez de Dieu.

la_Schizophr_nie__vision_artistique

Posté par Elromanozo à 00:24 - Billets d'humeurs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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jeudi 19 février 2009

Viva la Ban !

Le 27 février 2006, j’en ai eu marre que circule une fausse information relayée par Internet et même les médias traditionnels, après les émeutes de 2005, comme quoi la « banlieue » aurait pour origine étymologique « lieu de bannissement »… tout ça parce qu’un journaleux débile a, comme d’habitude, fait son (in)intéressant, et que personne ne vérifie jamais les infos avant de les gober…

Tout ceci pas très longtemps après les voitures brûlées qui avaient défrayées la chronique (on comprend alors que cette étymologie bidon ait séduit). Est-ce qu’on va nous ressortir quelque chose du même genre pour la Guadeloupe ? On aère déjà les vieilles histoires de colonialisme et de bagnes, si ancrées culturellement, de leurs vieux placards, alors que tout le monde sait que le problème n’est pas là. Mais je m’égare.

Dans ce billet de 2006, je parle d’UN exemple d’UNE connerie ciblée. J’essaie toujours de ne pas me disperser, mais c’est très difficile, puisque je tombe toujours sur d’autres conneries liées : les perles, ça vient par chaîne. Je fais déjà des billets longs, et je ne peux pas écrire sur tout, alors je me limite arbitrairement. Je ne traite que les sujets que je possède à peu près et que je peux traiter rapidement et de façon synthétique. C’est peu.

Pourtant… Vous savez, quand j’ai commencé ce blog, je pensais faire un billet par semaine, et devoir ressortir de vieilles conneries de l’humanité pour pousser mes coups de gueule, ou exploiter souvent mes histoires personnelles… Finalement il n’en est rien. La source est intarissable, inextinguible, et quel débit ! Même sans regarder la télévision, chaque jour, presque à ma porte, je cueille les fleurs épanouies de l’imbécillité.

Il y a des jours ou je suis effaré, frappé de stupeur… On peut pondre un livre de plus de 150 pages de critiques sur UN paragraphe d’UN article, ou sur UN numéro d’UNE émission, ou sur UN discours d’UN seul homme public. Voire même une seule phrase, dans les bons jours. Travail à la fois stérile, et frustrant : Tant de nouvelles conneries seront engendrées le temps que le bouquin (qui en sera une autre) soit fini !

Je suis allé aux Lilas. Ce n'est pas la saison, c'est vrai, mais je ne parle pas des fleurs ; je parle de la banlieue juste au delà de la porte des Lilas. Ce n'est ni tellement mieux ni tellement pire que certaines banlieues pourries, comme coin, la porte des Lilas, même si c'est peu riant et assez crasseux, entre une boulangerie fermée et une armurerie, un métro qui pue la pisse et la caravane d'une voyante de supermarché...

J'en profite pour dire à tous ceux qui se sont cru malins et ont relayé la fausse info que la banlieue n'est pas, étymologiquement, un "lieu de bannissement"... C'est simplement un lieu ou l'on exerce le droit de ban. En latin médiéval bannus, le ban, mot germanique, n'a rien d'un ostracisme : c'est simplement le pouvoir d'ordonner, de commander, en l'occurrence l'expression du fait que les territoires autour de paris dépendent de cette ville.

"Le ban et l'arrière-ban", expression qui signifie de nos jours toutes les huiles, toutes les têtes connues, c'est le service armé du Roi (qui réunit donc les nobles les plus importants), parce que le droit de ban était à l'origine sa prérogative. Quant à la bannière, c'est tout simplement l'étendard qui désigne un seigneur : un privilège militaire des seigneurs qui ont assez de vassaux pour être chevaliers bannerets (toujours la même origine).

Si j'ose dire, c'est plutôt banal ! C'est un autre mot qui a la même origine : le ban, c'est le droit courant. La "banalité" est la redevance exigée par le seigneur pour l'utilisation de bâtiments qui en dépendent que de lui (le four, le moulin du village...), un sens aujourd'hui oublié, mais bien là. La banlieue n'est donc pas un lieu d'exclusion, mais la "servante", le sujet de la ville et de son seigneur. Voilà qui donne un nouvel éclairage aux émeutes.

Et moi qui croyais que le temps des jacqueries était révolu en notre pays épris de liberté...

Banneret_de_Gen_ve

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