J’ai encore chopé un truc pas clair. Un courant d’air, un changement de température, une nuit avec mon chéri dans laquelle il prend toutes les couvertures, ou inversement… Peu importe comment. Dans ces cas-là, je ne suis plus bon à rien. Comme un urinoir en papier. Un pot de chambre en raphia. Incapable de passez les trois premières questions de « Qui  veut gagner des millions ? »…

Je ne peux vous écrire ce billet que parce que je me suis dopé au paracétamol… En fait, je ne suis bon qu’à rester assis sur une chaise, ou allongé dans un lit à dormir (ou à me réveiller, ce que je fais plus souvent que je ne dors à cause de la fièvre). Quand j’essaie de regarder un film, après une demi-heure je me dis « Tiens, ça parlait de quoi, déjà ? ». Les livres, n’en parlons même pas.

Non, en ce moment c’est moi avec un thé ou un bol de soupe sur un canapé :

« – Eh, je peux changer de chaîne ?

– Khoff Khoff Rheuuu…

– Je peux t’emprunter un stylo ?

– Gnrf… Rzzz…

– On a besoin d’un agent spécial pour une mission suicide, tu es notre seul espoir…

– Blurg Beuh…

Tu me donnes un rein ?

– Shnirrrrfl…

– COUREZ ! COUREZ ! LES CHINOIS NOUS BOMBARDENT !

– Snif… Ghaaa ?... »

Voilà.

Et je commence à en avoir ras le pompon d’en baver des ronds de chapeaux.

klinesque