Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

mercredi 31 décembre 2008

Will the real Mister M please stand up ?

Il y a, j’en suis sûr, une question que 99% des lecteurs de ce blog se posent… Une question aussi primordiale qu’intrinsèque à notre existence à tous. Cette question est : Mais qui donc est Monsieur M ? Sans doute pas le chanteur.

Monsieur M a fait son apparition dans ma vie il y a quelques semaines, peut-être quelques mois. Je ne le connaissais pas, a priori. Il avait pris l’habitude de poster des commentaires sur les billets de mon blog, des commentaires à la fois argumentés et constructifs, sensés et bien écrits. Tout cela est excessivement rare. Et en plus c’étaient des commentaires gentils, ce qui ne gâche rien…

Je ne sais pas du tout qui se cache derrière cet alias… Les experts profilers de mon staff ont concocté quelques hypothèses que je vous livre ici sans façons :

1) Monsieur M est l’identité publique d’un informateur de la police qui se documente sur la blogoshère et recherche des informations sur un affreux trafic de patates. Il a déposé des commentaires pour tenter de m’amadouer et me faire parler, gagner ma confiance pour que je laisse échapper les noms de mes complices dans cette effroyable entreprise. Comme je suis innocent, il a fini par arrêter…

2) Monsieur M est un dauphin savant génétiquement modifié et relié à un ordinateur par interface neurale, celui-là même qui a joué dans Johnny Mnemonic. Il s’agit d’une expérience militaire de la guerre froide conservée en zone 51, avec la soucoupe de Roswell et les clones d’Elvis… Ils l’ont coupé d’Internet dés qu’ils ont trouvé la faille dans leur système de sécurité.

3) Monsieur M est quelqu’un que je connais ou que je croise tous les jours, qui m’observe, m’épie et scrute mes moindres faits et gestes dans un but aussi sinistre qu’obscur. As du déguisement, il assume sans doute plusieurs identités dans mon entourage, et a lavé le cerveau de nombre de mes amis… La preuve, ils ne m’ont pas cru quand je le leur ai dit ! Ha haaaa ! Mais j’en ai déjà trop dit…

4) Monsieur M est une star de cinéma, prix Nobel de la paix et danseur de tango professionnel, qui utilise un alias pour nous protéger des retombées médiatiques liées à la collusion de deux célébrités aussi fantastiques et adulées que nous… Nous nous connaissons, bien entendu, mais il est bien trop réservé pour venir me dire en face qu’il vénère le sol sur lequel je marche et qu’il veut porter mes enfants, sachant que j’ai déjà un mec.

Voilà, ce sont les quatre principales théories élaborées par nos services sur ce M, que je suis loin de maudire.

Force m’est de reconnaître que je ne suis pas plus avancé… Et que, à la limite, je m’en fiche : je respecte l’intimité de mes lecteurs, que je ne peux pas tous connaître. Mais je regrette que des gens comme Monsieur M, et d’autres, ne commentent pas plus souvent… L’apathie qui s’étend sur Internet comme le guano sur Clipperton touche bien trop de gens !

En même temps, quand les gens n’ont rien à dire… Bref, j’espère que, qui que ce soit, Monsieur M ne m’en voudra pas de conjecturer à mes heures perdues sur de rocambolesques biographies. Il est l'un des rares à avoir pris le temps de venir sur ce blog ET de le commenter, malgré que je ne fasse pas partie des "bloggeurs influents".

Normal, je ne fais pas de BD ni de listes de phrases simples, ni de reprises de vidéos, ni de chansons, ni de pub, je ne cours pas les forums, je n'ai ni Myspace ni Facebook, je ne fais que peu de liens vers des contenus qui ne seraient pas de moi (estimant bêtement que mon texte se suffit à lui-même...), et j'écris moi-même des billets longs et compliqués, en noir sur blanc, pas en anglais ni en langage SMS.

On pourrait croire que c'est de la provoc... Mais non, en fait, quand on se moque de la mode, souvent, bah, on n'est juste pas à la mode.

Allez, à l'année prochaine !

M

mardi 30 décembre 2008

Liar, liar, pants on fire !

Il s’est produit – il se produit encore en ce moment – un certain nombre d’événements pas forcément graves ni même étonnants en eux-mêmes, qui me font réfléchir au sujet des Droits de l’Homme. Oui, je mets encore une majuscule à Droits de l’Homme et pas à dieu. Appelez ça de la superstition… Bref. Le premier événement est bien entendu l’anniversaire récent de la Déclaration des Droits de l’Homme, dont j’ai brièvement parlé.

Les autres événements sont un certain nombre d’obstacles qui mettent en danger quelques unes des libertés fondamentales que nous avons… D’abord la liberté de la presse, ensuite la liberté de choix (cette liberté n’étant pas inscrite dans la déclaration susnommée, mais elle est si vague et inhérente qu’elle est difficile à définir sans contexte, voire peut-être la seule réellement inaliénable si on y réfléchit bien…)

Les obstacles à ces libertés sont principalement les journalistes. Ce sont eux qui ont traîné dans l’eau des toilettes la liberté d’informer qu’on leur accorde gracieusement en faisant du sensationnalisme, et ce sont à cause d’eux que le bling-bling, les jingles et le charlatanisme de bas-étage ont remplacé le sérieux et les programmes, en politique… mais ne leur jetons pas la pierre, la société toute entière est à blâmer.

La République, tout d’abord, ainsi que les français : croire que 60 millions de cons qui votent se trompent moins qu’un seul con, c’est se bercer de douces illusions… Je n’ai jamais vraiment trouvé ce système bon, mais j’admets que c’est le moins pire. Voire même qu’il marche, et mieux que les autres. Il marche en ce sens qu’il tente d’éviter au maximum l’instabilité en créant une légitimité qui vient des entub… des gouvernés.

Oui, les obstacles à nos libertés sont légion… Mais si l’on regarde bien, les premiers obstacles, c’est nous. Nous. Les gens. Les Français. La ménagère de moins de 50 ans. On adore ça, être enfermés… C’est si sécurisant, au fond ! C’est la seule explication : on aime se faire beurrer la raie. Les journaux font du sensationnel et les politiciens du pathos parce que ça MARCHE.

Les gens aiment qu’on leur mente. Et tout le monde ment, même et surtout les gens.

La plupart des gens pensent que le mensonge, l’entubage industriel, ne provient que de quelques sources… les politiciens, les publicités, les multinationales, le gouvernement, les vendeurs à la sauvette et autres pièges à touristes… et encore, la plupart des gens ne croient pas que tous ces groupes mentent, ou en tout cas pas tous à la fois, et pas tout le temps… Mais en réalité, le mensonge est partout.

Bien sûr, la police ment. Tous les jours, la police retient des informations confidentielles, principalement pour de bonnes raisons, et dans pas mal de cas aussi pour de mauvaises. Il arrive même que la police maquille la vérité comme un passeport libanais. Certains le savent, beaucoup le soupçonnent, et beaucoup d’autres pensent que c’est rare ou que ça n’arrive pas en France. Ben voyons.

Les journalistes mentent, c’est une évidence : entre les morts annoncées à tort, les termes employés à travers, les fausses nouvelles et autres erreurs innocentes, il y a les images trafiquées, les faits volontairement tus et les autres exagérés, les histoires de rien montées en épingle… Mais j’ai maintes fois parlé de cela, y compris au début de ce billet, et vous savez tous de quoi je parle !

Les religieux mentent… D’abord parce qu’on leur a menti, et que la religion est un mensonge pas forcément joli qu’on mélange mal à la foi. La religion profite du faible, lui promettant des merveilles intangibles en échange de son argent, de son temps… La religion s’arroge le droit d’être respectable, morale, souvent au détriment des autres, alors qu’elle ne l’est pas plus que le reste.

Avant et après son élection, le Pape actuel a couvert des affaires de prêtres pédophiles, et nul ne s’en est offusqué : il était en France à cette époque, que ne l’interrogeait-on à ce sujet ?

Les avocats mentent, parce que c’est leur travail, sinon comment pourraient-ils tenter de faire libérer leurs clients ? Les docteurs et les analystes mentent quand ils sortent un jargon greco-latin à deux balles, et se cachent volontiers derrière un secret professionnel pratique pour qu’on ne sache pas qu’ils ne sont que des gens comme les autres, et que, souvent, ils ne comprennent rien quand ça va de travers.

Les parents mentent à leurs enfants de façon innocente ou non, au sujet de dieu, du père Noël, de tas d’autres choses, ou tout simplement lorsqu’ils leurs disent « tout va bien car nous sommes là »… Les enseignants mentent à leurs élèves pour conserver une certaine autorité, quand un élève les corrige, ou pour continuer d’être pris au sérieux… Et tout simplement parce que ce qu’on apprend avant la fac sont des simplifications grossières.

Les écrivains mentent parce que c’est leur travail aussi : ils racontent des mensonges pour tenter de dire la vérité, ou du moins c’est ce qu’ils se disent. Le problème c’est qu’aujourd’hui, tout le monde est un écrivain, et tout le monde cherche à chaque événement public dans quelles petites cases tous les éléments vont rentrer pour former une jolie histoire… qui est le méchant, le gentil… Mais on y reviendra.

Les patrons mentent à leurs employés, le employés mentent à leur patron, les syndicalistes n’en parlons même pas… les informaticiens mentent quand ils ne comprennent rien parce que les « profanes » en savent encore moins qu’eux, les fonctionnaires interprètent à leur sauce tous les règlements et se cachent derrière l’Administration, le flou et le nombre… Et j’en passe.

On ne peut pas les citer tous ! Vous, moi, eux, toutes les classes de la société, tous ses représentants mentent !

Tous ceux qui sont dans une quelconque position d’autorité et veulent le rester mentent… Tout simplement parce qu’ils croient que ceux en dessous d’eux ne comprennent pas correctement la situation. C’est d’ailleurs vrai : Les gens sont des imbéciles qui ne savent rien, et en comprennent rien à rien ! Que voulez-vous ? Mais cela induit un manque de confiance.

Et puis les gens aiment qu’on les rassure, pas qu’on leur dise la vérité. Ce sont des petites gens qui font de grands rêves (et je parle de vous comme de moi, du clochard comme du roi !) Nous avons d’ailleurs la chance d’avoir un Président qui illustre fort bien ce processus, de façon visible et non cachée comme ses prédécesseurs : il a de grands rêves, il est petit, et il ment aux cons, seule solution d’ailleurs pour gouverner.

Passons. Nous adorons nous sentir intelligents alors nous acceptons qu’on nous mente. Plus encore : on adore tellement ça qu’on accepte de payer n’importe quoi POUR qu’on nous mente… Tout ça parce qu’on aime bien que tout finisse comme au cinéma ! Que tout tienne dans de jolis petits paquets, des histoires qu’on se raconte, pleines de symétries et de références connues… Alors que la réalité est toute autre.

Nous croyons des tas de choses… Que nous sommes vraiment libres, que nous avons des droits inaliénables, que nous avons un dictateur ET que nous sommes en démocratie, que nous sommes égaux, que la loi est juste, que la justice est la même pour tous, que notre vote compte, que la presse est impartiale, que les prix sont honnêtes, que la police nous veut du bien ET que la police vous veut du mal…

Que dieu nous a en sa sainte garde, que notre niveau de vie ne peut pas baisser, que le progrès va continuer sans qu’on n’y fasse rien, que la télé dit vrai, que les experts sont effectivement experts en quelque chose, que les économistes ne peuvent pas se tromper, qu’il y a dix ans il faisait plus froid que maintenant, qu’il y a vingt ans on vivait mieux qu’aujourd’hui…

Tout et son contraire. Et par-dessus tout, que tout ira bien. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’on nous le dit.

De fait, si l’honnêteté était soudain de mise dans notre société, tout s’écroulerait. La bourse s’effondrerait pour ne plus jamais se relever, il n’y aurait plus de politesse, les familles s’entretueraient, et il y aurait en somme une vague de suicides sans précédent devant l’absurdité intrinsèque de l’existence, une fois dépourvue de tous ces jolis mensonges qu’on appelle droits, compassion, justice, pitié, liberté… égalité… fraternité…

Ce que j’essaie de vous faire comprendre ici, c’est que notre société tient à cause de la magie. Je n’ose dire un miracle, mais c’est ça. Tout ça tient ensemble grâce à un « on dit que ». On dit qu’un certain nombre de concepts existent, qu’un tas de racontars appelés « droits » et inculqués tôt aux enfants sont réels, et hop, ça tient. Et c’est raisonnablement solide.

Peu à peu, brique imaginaire par brique imaginaire, grâce au mortier de la culture et du langage, nous avons bâti toutes les sociétés humaines, et nous pouvons en être fiers… Parce qu’au départ, tout ça n’existe que dans nos têtes. Ou sur papier, ce qui est à peu près pareil avec 500 ans de recul. Voilà où je voulais en venir avec ces histoires de droits : Nous n’en avons pas.

Nous n’avons que les privilèges que nous nous arrogeons.

Un droit n’est pas un droit tant que quelqu’un peut vous empêcher de l’exercer… et ça arrive tout le temps. Nous n’avons donc pas de droits, nous n’avons que des privilèges plus ou moins étendus. Privilèges par rapport à d’autres nations, comme d’autres nations ont des privilèges par rapport à la nôtre… Et privilèges par rapport aux autres gens dans notre propre pays.

C’est triste à dire, mais la liste de ces « droits » n’est pas en expansion, elle se rétrécit. Malgré tout ce qu’on peut dire. La déclaration des Droits de l’Homme est une excellente idée, parce que c’est une manière forte et symbolique de poser tout ça, de renouveler et améliorer le charme magique qui tient le monde, par un nouveau « on dit que ». « On dit que » les Hommes ont des droits, et hop, aujourd’hui, ils en ont.

Mais tout ça ne dépend que de l’intelligence des gens, de s’ils lisent et appliquent ces droits. Donc ça dépend essentiellement de nous. Et, oui, pour une fois, je m’englobe dans l’entité multiforme et vomitive qu’on nomme « les gens ». Nous renonçons à nos droits tous les jours, rien que parce que ça ne nous dérange pas, parce qu’on vit sans ça, parce qu’on a de quoi bouffer et s’amuser.

La première des libertés est la liberté de choix, et aujourd’hui, elle est sérieusement restreinte dans les domaines pour lesquels nous devrions au contraire avoir pléthore de possibilités, ceux qui nous déçoivent le plus… En politique, il y a deux grands partis dont un mort, et d’autres possibilités qui n’arrivent décidément pas à voir le jour. Oh, moi je ne m’en plains pas, je suis pour cette majorité, mais question choix c’est embêtant…

Veuillez je vous prie comparer le nombre de partis politiques « sérieux » avec le nombre de sortes de fromages, ou de vins, ou de céréales, ou de confitures, ou de marques de pâtée pour chats.

Le choix. Vous voyez où je veux en venir avec ces histoires de liberté et de démocratie ?

Mensonge

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lundi 29 décembre 2008

Watchez-vous !

Calice, ça fait du bien...

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mercredi 24 décembre 2008

Paix sur la Terre, et aux hommes de se faire enculer !

Cela n’aura pas échappé aux moins perspicaces d’entre vous, c’est Noël. A ce titre, il nous est donné de réfléchir au sens de la vie, et notre place dans blah… blah… blah… Mon cul oui. Vous y croyez encore à ces conneries ? Noël n’impose pas plus de réflexion que les autres jours. Peut-être même moins, d’ailleurs, vu le nombre de gens qui préfèrent un message préfabriqué de compassion consumériste à un véritable cheminement intellectuel.

Nénanmoins, le fruit de ma réflexion est que, si je déteste tout le monde publiquement sur ce blog, il faut bien un jour dans l’année ou, le progrès collectif de l’humanité passant aussi par le fait d’en épargner la plupart des membres, je me dois de les respecter et de les laisser tranquille. Il s’agit du jour de Noël pour une question purement émotionnelle : c’est la saison durant laquelle je fais des cadeaux et suis d’humeur joyeuse.

Rien à voir avec une quelconque considération religieuse.

D’ailleurs, aujourd’hui est le seul jour où je respecte ces ignobles arachnides qui attirent dans leurs rets mercantiles et sexuels les simples innocents qui, pour cause de passage à vide ou de lavage de cerveau, ne peuvent envisager l’existence dans toute son absurdité qu’en imaginant, faibles qu’ils sont, un quelconque grand barbu dans le ciel, ou un mythe à la noix qui justifierait leur pathétique existence. Je parle des religions.

Oui, tel est le pouvoir de Noël en ma demeure : il fait que je puis parler sans vomir des infectes petites mucosités qui se prennent pour des journalistes et qui, galvaudant une liberté de la presse qui leur permet de justifier des pires exactions et atteintes à la vie privée, prétendent que le monde ne tourne pas sans qu’ils donnent leur avis sur le dernier mari de je ne sais quelle pseudo-célébrité.

Ce sont eux qui feront que personne ne va s’émouvoir quand la liberté de la presse sera réellement supprimée.

Aujourd’hui, c’est le seul jour durant lequel je ne pesterai pas parce qu’il est interdit de tuer les responsables des chaînes publiques, qui creusent la tombe de ce service télévisuel avec nos propres impôts. Le programme de ce soir, pour votre information : sur France 2, un énième recyclage du bêtisier, suivi d’un téléfilm dans lequel des acteurs doublent des lions qui mâchent des trucs, suivi de la messe de minuit.

Et sur France 3, pas mieux : Le Noël des petits chanteurs à la croix de bois, le Soir 3 (faudrait pas louper les infos régionales, ce serait un trop beau cadeau de Noël…), puis une émission avec cabarets et magiciens faisant des tours bateaux, et enfin la Nuit Albator. J’ai connu des événements plus joyeux. Probablement parce que ces événements, au moins, on peut les percer, les drainer de leur pus et les panser chirurgicalement.

Et je ne vais même pas vous parler de ceux qui utilisent les mots "citoyen", "durable", "équitable" et "solidaire" en cette saison...

Mais par-dessus tout, c’est probablement le seul jour de l’année ou je respecte les gens qui vont à la messe, qui redemandent de l’intox sensationnaliste, qui oublient volontairement comment écrire par paresse, et qui regardent les excréments télévisuels qu’on leur sert (avec un joli ruban autour de l’étron fumant, parce que fait pas déconner, c’est Noël…). Bon gré mal gré, je les respecte. J’en arriverais presque à les aimer, par el fait qu’ils m’inspirent plus de pitié que les affamés :

Ils ont tout pour se sortir de la boue, et ne font sciemment rien pour.

Et en ce jour, je les plains plus que je ne les hais.

Vivement demain…

Spend_a_lot

mardi 23 décembre 2008

C'est les boules...

Un billet publié le 25 décembre 2005 (sans blague !) et dans lequel, une fois n’est pas coutume, je suis gentil ! Comme quoi, il y a des preuves…

Noël ! Noël ! Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté, sonnez les cloches et prévenez l'archevêque... Les enfants occidentaux, émus comme un viking à son premier pillage, découvrent leurs cadeaux sous un arbre kitscho-baroque, leurs parents hagards d'avoir peu dormi et trop bu avant que leur réveille-matin sur pattes ne leur trompette un "Joyeux Noël Papa Maman ! Le Papa Noël est passé !".

Joyeux Noël à vous, fidèles lecteurs qui n'avez rien d'autre à faire que de lire cette prose en ce jour béni entre tous ! Joyeux Noël à monsieur XVI (Benoît), qui prie pour la paix en Palestine, prouvant ainsi qu'on peut se repentir d'une jeunesse antisémite et xénophobe si c'est pour la bonne cause politiquement correcte. Joyeux Noël aussi aux idéalistes qui produisent le film "Joyeux Noël", car c'est le seul jour ou je les respecte !

Joyeux Noël à tous ceux qui s'appellent Noël ou sont nés le 25 décembre, et de ce fait ont moins de cadeaux que les autres. Joyeux Noël aux pauvres et aux nécessiteux qui toucheront de l'argent et de la nourriture de toutes les associations caritatives et auront un logement gratuit alors que certains, touchant pourtant le salaire minimum pour un vrai travail, n'auront pas de quoi payer un loyer et se feront expulser dés les beaux jours !

Joyeux Noël aux belles familles empoisonnantes et aux toxines qui ruinent le foie des pauvres chrétiens, à ceux qui auront des crises cardiaques et des hépatites, a ceux qui mourront étranglés par un os de dinde, à ceux qui resteront coincés dans une cheminée en voulant faire le père Noël, à ceux qui mangeront par mégarde du saumon botulique, à tous ceux qui m'énervent et qu'il faut bien aimer un jour par an...

Joyeux Noël !

bullballs_red

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samedi 20 décembre 2008

Sale ami...

Dans ce billet du 26 janvier 2006, je parle d’un individu qui existe toujours, et à qui il arrive encore des déboires insondables. Par exemple, il se fait exploiter par une famille venue du Cameroun… Non que j’ai quoi que ce soit contre les camerounais, ça aurait tout aussi bien pu venir de n’importe quel pays, y compris la France. Ce qui a commencé par une annonce matrimoniale est devenu un véritable carcan qui lui pompe du fric, sans sexe ni avantage à la clé. Un gars fragile et influençable comme on en fait trop, quoi. J’en entends parler régulièrement, et c’est à chaque fois plus atterrant… Mais je ne détaillerai pas ça ici, c’est trop long et trop scabreux. Le pauvre.

J'ai un ami... Non, soyons justes, ce n'est pas un ami, c'est l'ami d'un ami et nous ne nous voyons que rarement, uniquement lorsque nous sommes tous deux invités par celui-ci, mais passons... Disons donc cette connaissance est un humanoïde de sexe masculin (je n'ai pas été vérifier l'entrejambe, mais ça paraît assez évident vu les poils) à l'intérêt tout relatif.

Il n'a aucune conversation autre que superficielle, soit. Il est vrai qu'il n'est pas très sociable et qu'il est un peu psychorigide sur les bords, mais ne laissons pas cela endommager une relation amicale... On a vu pire. Non, mon problème et celui de notre ami commun c'est que nous ne savons pas comment lui avouer certaines choses sans le blesser, l'humilier ou le rabaisser d'une quelconque manière.

Ne tournons pas autour du pot : il est sale. Il ne se lave pas aussi souvent qu'il le devrait et parfois, il sent. Ses cheveux filasses et de plus en plus rares sont parsemés de pellicules, parmesan râpé sur les nouilles cuites affaissées de ses épaules. Je voulais faire une analogie entre ses poussées d'acné et de la sauce tomate mais c'était vraiment trop méchant et dégoûtant.

Moi je veux bien lui dire ses quatre vérités, mais c'est vrai que c'est comme un vieux chien pourri et galeux auquel on se serait attaché : on n'a pas le cœur de lui donner un coup de pied, et pas seulement parce que la chaussure risquerait de rester collée. En plus il vient d'emménager dans son propre studio (il nous a vanté son clic-clac bleu, vraiment, il n'a rien d'autre à foutre dans la vie...) donc on s'attend à une certaine baisse d'hygiène.

J'imagine que beaucoup de gens ont de tels amis, et je sais que beaucoup ont la même notion du respect de soi qui dit que vaporiser du Fébrèze sur une chemise c'est comme la laver, que secouer les draps à l'air frais ça suffit pour enlever la saleté, et qu'une douche par semaine c'est bien suffisant... Mais là je dois tirer un trait. C'est peut-être sectaire ou snob, mais je les évite, les sales.

A moins que vous n'ayez un meilleur conseil à me donner, je vais devoir, en tant que personne la "moins proche" de lui, faire le boulot de notre ami commun et lui dire que ses crottes de nez pendent, qu'il pue des bras et qu'il a mauvaise haleine... Bref, lui dire d'aller se laver, pour nous d'abord, mais surtout pour lui. Une oeuvre aussi nécessaire et difficile que changer la litière d'un chat incontinent.

D_o_pour_autistes

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vendredi 19 décembre 2008

"Vous n'aurez pas ma liberté de..." LA FEEEEEEEEEEERME !

Un des nombreux problèmes de l’espace MSN que constituait mon ancien blog était la censure. Aujourd’hui heureusement absente de Canalblog, elle m’avait tout de même inspiré ce billet du 22 Janvier 2006.

Je viens d'apprendre qu'il était interdit de dire des gros mots sur les blogs comme le mien. Je n'ai jamais eu de problèmes, vu que tout ceci est filtré automatiquement, systématiquement (donc bêtement...) par des détecteurs de gros mots... en langue anglaise. Les autres langages peuvent tonitruer qu'ils enculent leurs belle-doches à coup de manche à couilles foutreux, Microsoft s'en bat l'œil. Et quand je dis l'œil, c'est pour ne pas me répéter.

C'est extraordinaire la liberté d'expression dans le monde. En France, pays libre, on n'a pas le droit d'insulter publiquement, et on peut vous arrêter pour incitation à la haine. Par contre les gros mots, ça passe partout. Aux Etats-Unis, vous pouvez montrer toute la violence que vous voulez au cinéma ou à la télé, traiter qui vous voulez de tous les noms et tenir des propos néonazis si ça vous chante... Mais si vous dites "shit" on vous bipe !

En France, il existe un CSA national, c'est à dire que l'Etat peut (s'il le souhaite) censurer les médias. Aux Etats-Unis, il existe une régie d'attribution des fréquences hertziennes, rien de plus... La censure est entièrement autonome et dépendante des networks, non de l'Etat : les chaînes de télé s'autocensurent, se conformant à la "minorité morale" ou à la "majorité silencieuse" pour plaire au plus grand nombre.

Donc, techniquement, et ça va paraître ridicule à tous ceux qui critiquent les Etats-Unis sans jamais y être allés, la liberté d'expression y est plus large et mieux respectée : les multiples et retentissants procès contre l'Etat et des tas d'autres gens par des pseudo-journalistes et des artistes provocateurs le prouvent. Le truc c'est de se rappeler que quand on insulte un type en pleine rue, il peut avoir une arme.

Sur Internet, point n'est besoin de vous le dire, nulle loi n'est incontournable, et les informaticiens anglophones qui veulent passer outre les censeurs (et les programmes de détection et surveillance de mails et de chats des gouvernements du monde... Enfin, en théorie, et ce même s'ils n'ont à cacher que trois pauvres photos pornos qui font rougir leur acné, mais passons...) ont inventé des langues barbares comme le 13375p34k.

Malgré cette censure qui semble omniprésente, malgré les paroles de mauvaise augure de Benjamin Franklin, malgré la peur du vilain terroriste et les petits coucous discrets d'Oussama Ben Laden, malgré la paranoïa ambiante qui monte, nous sommes encore libres de nous exprimer. Si, si, je vous jure. On ne m'a encore jamais empêché de dire quoi que ce soit... Parce que tout le monde s'en fout.

Et c'est la plus grande force de cette espèce de médiacratie-pseudo-tyrannie-douce-démocraturesque qui est le régime dans lequel nous vivons, en occident (et, soit dit en passant, nous ne sommes PAS en démocratie, nous ne l'avons jamais été, nous sommes officiellement et techniquement en République... ce n'est déjà pas la même chose !) : l'indifférence globale et grandissante.

Qu'est-ce que ça peut bien me foutre que des barbouzes regardent mes mails et tout ce que contient ma machine, du moment que mon voisin de palier ou quelqu'un qui peut me nuire, lui, n'y a pas accès ? Ils ne vont pas vendre ces infos, de toute façon il n'y a rien à vendre, ça n'intéresse personne et je ne fais rien d'illégal. S'ils ont un soupçon, je leur file même le disque dur, du moment qu'ils me le rendent intact...

Oui, c'est aussi agaçant et effrayant que de se faire contrôler tout le temps dans le métro ou arrêter souvent pour délit de sale gueule. Mais à moins que le FBI et les autres agences secrètes du gros méchant Américain (et pourquoi juste EUX, hein ? Et les autres, dans le monde, vous croyez qu'ils ne feraient pas pareil s'ils pouvaient ? C'est un préjugé tout Hollywoodien, ça...) n'espionnent TOUT LE MONDE, je suis tranquille.

Et espionner TOUT LE MONDE, je ne vois pas comment c'est possible, même avec tous les moyens actuels. C'est bien joli d'arriver à faire lire ne serait-ce que 20% des mails échangés chaque jour dans le monde par un super ordinateur (et ça c'est déjà pas super vraisemblable... mais bon...), mais vous imaginez le nombre de gens qu'on devrait payer rien que pour lire les messages sans intérêt retenus par l'ordinateur à cause d'un simple mot ? Sans compter, on l'a dit, que c'est facile de passer au travers des filtres.

Non, surveiller de manière globale, pas seulement les suspects, ce n'est pas rentable (et la rentabilité, c'est tout, de nos jours). Et si vous êtes suspect mais innocent, me direz-vous ? C'est du délit de sale gueule. N'entrez pas en résistance, ça ne ferait qu'empirer... Je compatis, mais je n'ai pas de conseil à vous donner, les préjugés, il y en aura toujours, sur le Net et ailleurs. Et étant gay, je sais ce que c'est.

Alors, oui, il y a des bavures, il y a des tragédies, il y a des abus policiers et autres... Mais on en entend encore parler, non ? L'information circule, sur Internet, à la radio, dans la presse, et même, de temps en temps, à la télévision ! Dans un billet précédent, j'avais discuté du fait que c'était surtout à cause de l'audimat que la télé ne parlait plus des sujets importants, puisqu'ils sont souvent compliqués, donc chiants.

Et que je sache, des tas de gens se traitent de con (et pire) tous les jours, et se font des procès librement sans que l'Etat ne censure quoi que ce soit... Des tas d'émissions influencent des tas de gens dans des tas de sens différents, les rumeurs courent, on vote encore librement pour des andouilles qu'on espère moins pire que les autres... Donc globalement, la France, c'est pas la Roumanie de Ceausescu.

Alors je rigole quand je vois certains minables crier haut et fort qu'ils sont dans un Stalag à haute sécurité alors que quelqu'un leur a simplement dit de la fermer ou qu'ils ne font que subir la mesquinerie toute Française de nos administrations. Ou qu'ils essaient simplement d'avoir pour eux une plus grande part du gâteau médiatique. Il faut apprendre à discerner les vraies injustices, souvent muettes, des glapissements m'as-tu-vus.

Air_connu

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jeudi 18 décembre 2008

A l'enterrement de Derrick...

Alors je ne sais pas si ça vous l’a fait, mais on m’a dit que Derrick était mort… Enfin, l’acteur qui le jouait, hein… Et… Bon, déjà j’ai un problème avec cette phrase : Horst Tappert ne « jouait » pas Derrick, on ne peut pas décemment appeler « jouer » ce genre de comportement qui ferait passer une tortue asthmatique pour Sarah Bernhardt. Reprenons.

Donc, Horst Tappert est mort. Et là encore on se heurte à des difficultés… Je veux dire, moi je croyais qu’il était déjà mort quand il tournait les épisodes de Derrick, ce con. Sans blague, il était aussi réactif qu’un paquet de linge sale, aussi énergique qu’un rat crevé, avec des enquêtes pourries et dont seul un vieux qui pisse et qui pue ne peut pas se foutre… Avec un nom bidon… DE bidon, en plus…

J’ai regardé, par curiosité, ne croyez pas que je tire ça de mon chapeau. C’est très… Allemand. C’est une série pour les baby-boomers et leurs parents, qui ont besoin de calme et qui sont suffisamment nombreux pour verser une confortable retraite à tous les réguliers de la série. Sauf Derrick. Pas parce qu’il est mort, mais parce que, moi, j’ai toujours pensé qu’on le remettait sous une housse après chaque tournage.

Un robot, un zombi, une expérience nazie qui a mal tourné… Tout est plus vraisemblable qu’un être vivant dans son cas ! Je pense qu’ils ont annoncé sa mort maintenant parce qu’il était trop décomposé pour resservir. Bien sûr, ils auraient dû le faire il y a des années, mais ils l’avaient oublié dans un placard. C’était ça qui sentait. La femme de ménage s’était demandée…

Derrick

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Venez à moi les petits enfants !

Le billet de Noël 2005, republié aujourd’hui parce que j’en avais envie…

Demain c'est Noël (enfin, aujourd'hui, vu qu'il est minuit passé). J'ai passé tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée à faire des paquets cadeaux. Je plains ceux qui ont des enfants à la maison : cela les oblige à les faire uniquement lorsqu'ils sont couchés. Mais que ne ferait-on pas pour notre progéniture ? Voyez les mamans qui continuent d'apporter des oranges à leur petit bout de chou, trente-cinq ans, en prison pour triple meurtre et viol...

Et elles font bien. C'est à ça que servent les mamans. Non que j'idolâtre la mienne ou qu'il faille absolument restaurer le piédestal de l'amour parental, ni même automatiquement adhérer à la cinquième des maximes amusantes et inapplicables du décalogue ("Tu honoreras ton père et ta mère"), mais je ne comprends pas qu'on puisse renier son enfant. Qu'il assume les conséquences de ses actes, d'accord, mais comment ne pas l'aimer ?

C'est pour ça que je suis particulièrement outré par le fait que la première cause d'abus chez les enfants sont leurs parents. En cette fête de Noël, fête des enfants, symbole du renouveau (rappelons-le, le solstice comme la naissance de l'enfant Jésus et toutes ces sortes de choses, c'est le retour de la lumière), je voulais juste rappeler brièvement que gâter ses enfants est un droit et un devoir. Sinon, à quoi ça sert d'en faire, hein ?

Histoires_de_No_l

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mercredi 17 décembre 2008

Infâme avec une femme...

Pourquoi, mais POURQUOI les gays doivent-ils tous aimer Mylène Farmer ? Ce billet du 22 janvier 2006 traite de ce problème grave en trop peu de lignes. Ce n’est pas que je n’aime pas Mylène Farmer, c’est que je n’entends même pas les paroles stupides de ses airs assommants quand elle « chante ». Je ne supporte pas non plus ses dépressions nerveuses sur scène, vendues pour vraies, ni la soupe commerciale d’artistes minables qu’elle a produit avec Laurent Boutonnat. Ladite chanteuse/productrice de navets a d’ailleurs sorti un album intitulé « points de suture ». Depuis le temps qu’elle existe, elle a effectivement eu besoin d’un sacré lifting.

L'autre jour je suis entré dans une librairie, plus dans l'intention de flâner que d'acheter quoi que ce soit, bien que je ne résiste pas souvent à l'appel des pages neuves... Il s'agit d'une librairie plutôt grande, située dans le Marais, et clairement cataloguée comme gaie, et cela aurait dû me préparer au choc que j'ai reçu. Mais j'avais voulu alors ignorer encore un peu les tiraillements spasmophiles de l'actualité people.

Là, dans une librairie respectable, entre les livres de régimes et les romans d'amour, se dressait une construction malsaine et blasphématoire aux relents lovecraftiens. Il s'agissait d'un petit autel improvisé fait en livres qui présentait une demi-douzaine d'ouvrages exclusivement sur Mylène Farmer. Oui, Mylène, l'apocalyptique rousse à la voix de bouilloire devenue l'icône des gays, comme un ersatz franchouillard de Cher ou de Streisand.

Toujours est-il que ce petit monument votif, orné de rubans (sans doute les bougies auraient-elles risqué de brûler d'autres livres), présentait chacun des titres délétères avec tout l'orgueil d'un laraire exhibant ses idoles dans quelque magasin de chinoiseries kitsch. Tout ça parce que la pouffe en chemise fait un autre concert dont les premiers rangs seront remplis par les jeunesses prépubères et les trentenaires gays en pâmoison.

Si l'on n'est plus à l'abri de la médiatisation outrancière des célébrités cacochymes des années 90, même dans les librairies, alors où va-t-on ?

Myl_____ne

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