Ce billet, publié le 22 novembre 2005, parle d’un de mes voyages aux Etats-Unis et des fastes pétroliers de leur économie plus très fraîche. Il n’y a rien de plus à en dire, si ce n’est que j’y retournerais bien. Je sais que ce n’est pas très à la mode, et que, tant à cause de ces histoires de guerres que ces histoires de Bush que ces histoires de crise, l’anti-américanisme primaire fait rage… Mais je m’en fiche. Ce n’est pas le pays que les cons croient, loin de là.

Aux Etats-Unis, tout est grand. Il est vrai que ces gens-là ont de la place et ne font pas les choses à moitié. Je l'ai constaté à Salt Lake City lorsque je suis allé dernièrement visiter un petit morceau de cet immense pays. Imaginez des montagnes plus grandes que les Alpes qui vous attendent à la fenêtre chaque matin... Cela dit c'est bien de structure et de développement humain que je voulais parler. Question construction, ça se pose là.

Par exemple, le centre de conférences de l'église de Jésus Christ des saints des derniers jours (qui est différent du centre de conférences public de la ville, et un peu plus petit en superficie, il faut le dire) est un bâtiment moderne qui comporte une fausse cascade, un jardin sur le toit, un petit clocher, de grands escaliers à la autant en emporte le Vent, et 21000 places dans un amphithéâtre doté de grandes orgues et d'une fosse à orchestre.

Même sans les nombreux tableaux et fresques christiques et mormones, la statue en pierre blanche de cinq mètres de haut dans la cage d'escalier sous un dôme d'étoiles peintes, les missionnaires volontaires venus de tous les pays (sauf chez les bougnoules, faut pas déconner...) qui grouillent ici et là pour l'encadrement, ça fait classe. Le problème c'est que les 21000 places sont rarement occupées, sauf peut-être pour les concerts de Noël.

De même, l'hôtel Grand American est immense, luxueux, obscènement haut et décoré à l'ancienne. Il a été financé pour les olympiades d'hiver par un « utahn » (habitant de l'Utah) dans le pétrole, donc cet hôtel (qui a coûté la bagatelle de 2 milliards de dollars) est un "à côté". Il est à l'heure actuelle rentré dans ses frais, mais ce n'est pas une entreprise super rentable : Il y a de nombreux hôtels plus que corrects et moins chers en ville.

Tout ça me fait penser à cette anecdote de la course à l'espace, lorsque les Américains ont dépensé des sommes faramineuses pour concevoir un stylo qui écrit en apesanteur alors que les Soviétiques utilisaient des crayons. Vive la simplicité... Je pose la question, dans ces cas-là, qui me vient à l'esprit lorsque quelqu'un bande mou et que ça se voit : Est-ce que tu soutiens bien ce que tu avances, mon chou ?

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