Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

jeudi 30 octobre 2008

Prenez garde à l'homme d'un seul livre !

Ce billet sur la religion, publié le 20 novembre 2005,fut écrit un Dies Irae… avec pour titre une citation de St Thomas d'Aquin.

J’avais eu vent de la nouvelle selon laquelle une américaine fan de Mark Twain avait racheté Huckleberry Finn, et s’était trouvée fort surprise devant un bouquin dont on avait élagué certains passages qui n’étaient pas politiquement corrects, bien que la couverture professât qu’il s’agissait d’une édition intégrale !

Il s’agissait d’une édition « destinée aux enfants ». Ce n’est pas comme si les enfants de douzaines de générations n’avaient pas lu le texte intégral… Même raisonnement lorsque l’on coupe tous les passages racistes ou politiquement incorrects des vieux dessins animés, ce qui fait retomber à plat tous les gags…

… Ou quand des associations de mères américaines bien-pensantes (et mal-baisantes) veulent interdire l’Encyclopedia Britannica de 1913 parce que sa définition du mot « nègre » est raciste…Tout ça plutôt que d’expliquer les choses correctement et d’apprendre à leurs enfants à considérer le contexte des informations qu’ils trouvent, et à exprimer leur esprit critique. Peut-être n’en sont-elles pas capables elles-mêmes.

Quoi qu’il en soit, ce genre de choses est encore plus dangereux, à mon avis, qu’un autodafé : se couper ainsi de son passé, le nier, c’est s’empêcher d’en tirer des enseignements. Brisons-là cette préface déjà aussi longue que le billet lui-même… Mais tout de même nécessaire.

Cela peut sembler un pléonasme, mais la crainte du Très Haut me donne le vertige. Je veux dire par là qu'une foi inébranlable en Dieu n'est pas mauvaise en soi, mais qu'il ne faut pas confondre foi et religion : Le mouton obéit-il au berger, ou simplement au chien et au bâton ? Les trop nombreux intégrismes qui sclérosent les religions du monde semblent annoncer de nouvelles et meurtrières croisades.

"O, tablettes de la sagesse ultime, montrez-nous la voie", semblent-ils dire. "Nous allons suivre aveuglément ce qu'il y a d'écrit sans tenir compte de la réalité, même si ça a été fait par un ancien gourou à l'attention d'un groupe de personnes d'un pays, d'une culture et d'une époque complètement différents, avec d'autres lois et sur un autre continent. De cette façon, nous nous absolvons de toute responsabilité et de toute faute car nous ne réfléchissons pas par nous-mêmes et nous n'écoutons qu'une seule voix, qu'un seul livre, de peur que ça nous fasse nous poser des questions. Pardonnez-nous, nous ne savons pas ce que nous faisons."

Il y a eu bien souvent des autodafés au cours de l'histoire, ou l'on a tenté d'effacer les événements et de détruire les bibliothèques. Un empereur chinois de la dynastie Qin faisait systématiquement brûler les ouvrages autres que purement pratiques, dans le but de "protéger le peuple d'un savoir dangereux". Mais l'autodafé, spectaculaire, provoque souvent des réactions enflammées (c'est le cas de le dire)...

De nos jours, comme autrefois, nous employons une méthode plus subtile. Plutôt que de brûler les bons livres, nous ne les lisons pas.

Livre

mercredi 29 octobre 2008

Jesus Christ Super Star !

Ce billet du 19 novembre 2005 parle du Jésus aryen qui sévit un peu partout.

J'aime beaucoup la plupart des religions américaines pour leur vision de Dieu. C'est digne d'un pseudo humanisme nazillon, et c'est très drôle. La plupart des églises fondamentalistes chrétiennes (les mormons, bien sûr, mais aussi beaucoup d'évangélistes) croient que Jésus et Dieu sont de la même substance, donc que Jésus est divin. Jésus a donc vraiment l'air d'un dieu... Musclé, grand, beau, blond aux yeux bleus.

Ben voyons. il est né à Bethlehem de parents juifs, au milieu du monde méditerranéen, et il a le type nordique. Bon, ça n'a aucune espèce d'importance, à vrai dire, mais c'est pourtant une question de premier ordre pour des croyants que j'ai personnellement rencontré et de nombreux autres dont on m'a simplement parlé. "Le fils de Dieu ne peut pas être typé sémite... C'est le fils de Dieu, il est forcément super beau !"

Ne riez pas, je l'ai entendu ! Et donc apparemment, les gens qui, comme moi, mesurent moins d'1m75 et sont bruns et velus avec des yeux noirs ne rentrent pas dans le moule en ce qui concerne la beauté canonique divine. C'est limite vexant. Surtout que dans la Bible, quelle que soit l'édition, l'apparence du Christ est un point assez flou. Si ça se trouve, s'il a existé, il était vraiment blond.

Et il avait une aura de lumière, et puis ses yeux lançaient des rayons, et ses vêtements étaient toujours parfaitement blancs et bien coupés, et il avait vraiment une auréole visible... Surtout après la résurrection. Eh, c'est ce qu'il y a sur les tableaux et les crucifix, non ? C'est là-dessus que se basent la plupart des chrétiens lorsqu'ils prient le fils de l'homme...

Je n'avais jamais réalisé jusqu'à présent combien le christianisme était proche, dans ses versions modernes, de l'idolâtrie qu'il a passé tant de temps à pourchasser : On vénère des portraits de Dieu, de Son fils, et des représentations du Saint Esprit sous forme animale ! Et je ne parle pas des icônes, ni du culte Marial que les Espagnols chérissent tant.

Marie est-elle l'incarnation du culte de la mère éternelle, principe féminin jamais touché par l'homme et pourtant mère du monde, la fertilité et la Terre, épouse d'un Dieu qui, comme par hasard, vit au Ciel ? Ce Dieu, dont les origines remontent à d'anciens dieux du tonnerre proche-orientaux comme El (l'un de Ses noms) foudroie ses ennemis tel Zeus, et porte même sa barbe blanche...

Le Seigneur a-t-il pour fils un Jésus/Hercule musculeux et américanisé venu sauver l'humanité des dieux vengeurs et des démons, doté de superpouvoirs comme le racontent les mormons ? La colombe messagère du Saint Esprit est-elle une manifestation d'un principe animiste, ou bien simplement une incarnation d'Hermès Trismégiste, s'inscrivant dans une étoile à cinq branches ?

Tout ça c'est des histoires... Seul un anthropologue, un bibliste ou un franc-maçon (et encore, sans doute des mal baisés qui se branlent en lisant le Rameau d'Or, qui se donnent des airs en se pintant au vin de messe mystico-magique dans quelque orgie estudiantine ou agape fraternelle, prétexte à ressasser l'ésotérisme à quatre sous du XIXe qui leur donne l'impression d'être supérieurs) pourrait y accorder la moindre attention.

Le jour ou les gens auront une vraie réflexion sur l'histoire qui sera dissociée de leur foi en Dieu, on pourra peut-être espérer sortir de toutes ces histoires d'archaïsmes symboliques qui sentent le moisi. Vu comme c'est parti, la pompe papale, les gigantesques bureaux des mormons, l'église de Scientologie, la secte Moon, les madrasas et les guerres de religion, hélas, ont encore de beaux jours devant eux.

Black_Power_Jesus

lundi 27 octobre 2008

... et non pas vivre pour manger ?

Voici un billet sur le label Bio publié le 18 novembre 2005, plus que jamais d’actualité à l’époque opaque du « mangerbouger.com »… Et que bien des écolos à la petite semaine feraient bien de lire. Remarquez, ils seraient capables de ne pas me croire…

La grande tendance est à la nourriture bio, ou "organique". En France, il s'agit d'un budget énorme, aux Etats-Unis, c'est quinze milliards de dollars par an que rapporte l'engouement environnemental de la population, lasse sans doute de trouver des produits chimiques peu ragoûtants dans son assiette.

Mais qu'est-ce qui fait dans ce pays qu'un produit est considéré comme organique ? Si la législation européenne est plus ou moins claire en fonction des denrées, celle des Etats-Unis est largement plus floue. De nombreuses organisations, notamment les groupes anti-OGM, cherchent à clarifier la situation.

Au pays des hamburgers, trente-huit ingrédients de base d'origine spécifique sont déposés et reconnus de par la loi fédérale comme étant "organiques". Après, ça dépend des Etats. Il s'agit d'un critère mal défini, au mieux, pas d'un gage de qualité, mais c'est une assurance de traçabilité et d'authenticité.

Cependant, les entreprises peuvent marquer sur l'emballage de ce qui est vendu en magasin, où que ce soit dans le pays, la mention "organic food" même si il ne contient qu'un seul de ces ingrédients, et ce même si cet unique ingrédient n'entre qu'à moins de 5 % dans la composition de ce produit fini...

Ne croyez pas que l'Europe est à l'abri de tels manquements : Sachez que dans notre pays épris de traçabilité et haineux des "vilains Américains pas beaux" il n'existe que peu de produits protégés par une appellation contrôlée ou un dispositif similaire, et dont la fabrication et la composition sont garanties.

Les normes même les plus strictes admettent que le chocolat en barres puisse comporter des insectes moulus, inévitables accidents d'usines, et l'Orangina continue de se vendre bien qu'elle ne soit rien de plus que des résidus de jus d'orange déjà pressé dilués dans de l'eau même pas minérale.

Mais vous croyiez quoi, bande de végétaliens, écolos qui culpabilisent et crient au meurtre dés qu'on touche à un poil de vachette ? L'additif est le revers de la médaille de l'hygiène et de la conservation. Malgré tout, nous mangeons plus, plus sainement et des produits plus goûteux qu'il y a seulement trente ans.

Bien sûr, il doit y avoir un juste milieu, mais entre le bout de gras qui a ranci suspendu dans une hutte en bouse au sol de terre battue accompagnée de lait non traité au sortir de la vache et la viande conditionnée sous plastique du supermarché accompagnée de lait stérilisé, je sais ce que je préfère.

Et je ne vous parle pas des siècles passés... C'est l'atome ou la bougie. Le conditionnement, s'il est parfois abusif comme tout système, reste l'assurance d'une nourriture comestible, qui ne rend pas malade. De la pasteurisation à la production de masse, on peut s'estimer heureux d'avoir plus que juste à manger.

Bio_Inside

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dimanche 26 octobre 2008

Vive le son...

Ce billet, publié le 17 novembre 2005, offre une alternative intéressante et multi-cibles au taser, outil controversé pour absolument rien… Pourquoi le taser est-il controversé ? Parce qu’il fait mal et peut provoquer des dégâts irréparables au cœur ou au cerveau chez une infime partie de la population… Au contraire du révolver, qui fait mal et permet de causer des dégâts irréparables à n’importe quelle partie du corps de tout le monde. Oui, j’ai pas compris non plus.

Un appareil étrange ressemblant vaguement à une antenne satellite croisée avec un miroir de salle de bain est devenu la moderne artillerie tout droit héritée des miroirs paraboliques qui défendaient les ports grecs dans l'antiquité. En Amérique et dans certains autres pays, on en dote les navires.

Plutôt que de réfléchir la lumière, ces astucieux dispositifs projettent dans une seule direction un son au choix. Le son est peu audible autour de l'appareil, mais il est à plein volume si l'on se trouve dans la ligne de mire. Le volume peut être poussé jusqu'au seuil de douleur sans que le "tireur" et ses compagnons soient incommodés !

Cela porte à de grandes distances et peut servir de mégaphone, d'alarme, et d'arme projetant à courte portée des sons douloureux. Bon, personnellement je pense que Céline Dion porte plus loin, mais je suppose que c'était contre la convention de Genève...

A la place de la BO de Titanic, l'appareil bizarroïde projette des sons "types", du style sirène, ou bien il peut être relié à un micro pour que quelqu'un donne des ordres aux assaillants. Le pire c'est que ça marche : Des pirates et des émeutiers ont été victimes de ce nouveau module étrange.

Comprenant que c'est là la preuve, s'il en fallait une, que les cons obéiront toujours à un ordre prononcé suffisamment fort et d'une voix bien modulée, les garde-côtes et les policiers américains en mettent sur leurs véhicules, sur terre ou sur mer.

Comme quoi, on nage en pleine science-fiction, parfois.

La_Carmagnole___Le_Chambard_Socialiste_1894

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Paris brûle-t-il ?

Voici le billet, publié le 16 novembre 2005, qui traite des événements intéressants qu’on a appelé les émeutes de novembre. Je n’ai pas trouvé ça très impressionnant au moment ou ça se produisait, et rétrospectivement je trouve ça encore plus insignifiant, et très monté en épingle. La dernière grève a plus plombé les esprits, et je pense que la crise actuelle paraîtra moins grave rétrospectivement…

J'ai perçu au travers du prisme américain, vision déformée par la distance et la perspective, les feux de joie à rebours allumés par les banlieusards mécontents. Vu des Etats-Unis, qui ont connu déjà plus que leur content d'émeutes au vingtième siècle et dont les tensions raciales ne sont pas apaisées, Paris était en feu.

Malgré les gros titres russes annonçant que la capitale française était à feu et à sang, et bien que CNN ait rapporté d'énormes dégâts matériels, en Amérique, peu leur chaut. Tout cela était le plus souvent enterré derrière les attentats en Jordanie, les tornades, et surtout les élections (c'est l'année des mid-terms).

Aucune aide n'est prévue, ni aucun débarquement yankee pour mater les mates maures musulmans qui malmèneraient soi-disant nos rues : ce serait excessif, et ce serait se mêler des affaires d'un état légèrement plus souverain et politiquement correct que l'Irak. D'autant que lesdits yankees ont d'autres shahs à fouetter.

Le point de vue de la plupart des américains (du moins pour ceux qui ne sont pas indifférent au problème) est que le modèle social français a échoué de façon retentissante, prouvant que l'on ne peut pas calmer indéfiniment le peuple dans une apathie induite par les aides sociales sans lui donner du travail.

Que cette politique typiquement française soit trop dure, trop molle, trop à gauche, trop à droite, trop présente, trop absente ou trop inégale, c'est un débat qui fait toujours rage et paralyse nos institutions, on ne peut aujourd'hui que le reconnaître... Chacun de tirer ou pousser dans une direction différente.

Mais peu importent les causes profondes et multiples de cette crise ou leurs faits déclencheurs, chômage, vétusté des logements, criminalité, intégrisme, ministre d'état excité, police, électrocution, mauvaise digestion ou quelqu'un qui a perdu ses clés... Pendant ces émeutes, les buts des participants étaient loin d'être clairs.

Les "immenses" dégâts de ces manifestations désordonnées sont à relativiser : peu de dégâts humains, énormément de voitures brûlées. Mais il faut dire que si les proportions ont été décuplées ces derniers temps, des voitures brûlent et des personnes sont grièvement blessées chaque jour dans certaines banlieues.

A cause (grâce ?) aux proportions que cela a pris, les médias se sont emparés de l'affaire alors que ce phénomène date de longtemps, mais qu'il est gentiment ignoré par à peu près tout le monde. On a crié au loup, on a crié 1968, on a crié à la révolte et toutes sortes de choses, mais qu'en sait-on vraiment ?

On sait toujours comment ça commence, mais jamais comment ça finit, ni quand.

Paris_br_le_t_il

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vendredi 24 octobre 2008

Il était une fois, un marchand de foie...

La controverse qu’expose ce billet du 30 octobre 2005 n’est pas morte. Beaucoup d’états américains ont banni le foie-gras de leurs tablées. Mais ça c’est normal : ils ne savent pas le distinguer du mou pour chat. Ce qui est plus grave, c’est que les suisses-allemands ont fait de même, et que de nombreux états européens interdisent le gavage... Même s’ils continuent de déguster.

L’argumentation des imbéciles qui culpabilisent sur ce qu’on fait subir aux oies lors du gavage est basée sur le fait que nous devrions éviter de faire souffrir ces pauvres bêtes, et que les consommateurs ignorent tout de ces mauvais traitements… Montrons-leur ensemble qu’ils ont tort : Je suis pour la traçabilité, et je suis prêt à gaver et tuer moi-même les oies dont je dégusterai le foie… Parce que ce ne sont QUE des oies, bordel !

Roger Moore et Brigitte Bardot, anciens acteurs (tellement anciens qu'on devra bientôt célébrer leurs anniversaires avec du carbone 14 et non des bougies) célèbres pour avoir joué respectivement un James Bond vieillissant et diverses poules maquillées à la mode du faubourg St Denis, tentent de revenir en claudiquant sur le devant de la scène, donnant un tout nouveau sens aux termes "monstre sacré".

Ils sont contre le foie gras. Ils pensent que c'est cruel envers les petits canards tout mimis et les zoulies oies, et la cruauté c'est mal. Passons sur le fait que leurs foies à eux en ont vu de drôles dans leurs jeunes années, et qu'ils se sont retirés dans des villas du sud de la France justement pour jouir du soleil et de la fine cuisine de notre beau pays (enfin, disons, beau pour la gastronomie).

Pourquoi ont-ils attendu la loi du 18 octobre protégeant le foie gras comme patrimoine national pour réagir ? Ils habitent pourtant dans le pays qui produit 83% du foie gras mondial, et Roger Moore vit (en plus !) dans le Sud-ouest, l'une des régions les plus productrices de ce met délicat. Ils ne pouvaient pas dire qu'ils ne savaient pas ! C'est terrible de perdre sa renommée au point de devoir faire ce genre de choses pour attirer l'attention.

Regardez Anthony Quinn forcé de jouer dans Hercule, Richard Chamberlain se fourvoyant dans une sous-production remastérisée de My Fair Lady... Richard Chamberlain qui avait fait, tout comme Tom Selleck, son coming-out longtemps après ses années de gloire. Un peu tard pour s'engager, même si on ne va pas les blâmer pour ça... C'est juste que tout le monde s'en fout complètement.

Mais venons-en au cœur du débat... Pourquoi vouloir interdire le foie gras ? On élève des oies et des canards en batterie et on les gave en leur enfonçant un tuyau de métal dans la gorge, ou alors à l'ancienne avec un entonnoir et un bâton, à la main. On le fait jusqu'à ce que leur foie enfle et soit douloureux, malade. Après on les abat comme tant d'autres de leurs congénères. Cruel ? Sans aucun doute.

Mais saperlipopette (et je me retiens de dire des grossièretés), ce sont des palmipèdes ! Il ne s'agit pas d'une espèce intelligente, que je sache. Sauf peut-être comparée à Brigitte Bardot, qui, elle, est une dinde. Qu'on en finisse avec cette culpabilité de supermarché qui fait qu'on a tant d'égards pour les veaux qu'on amène de toute façon à l'abattoir... Tant que la viande n'est pas nerveuse, qu'est-ce qu'on en a à faire ?

Ne devrait-on pas interdire les huîtres, puisqu'on les mange vivantes et qu'on les torture avec du citron ou du vinaigre juste avant de les gober ? Ne devrait-on pas bannir de nos tables le homard que l'on doit cuisiner vivant ? Qu'en est-il des escargots que l'on ébouillante tout vifs pour leur en faire baver ? De la tortue que l'on doit saigner vivante ? Du génocide des esturgeons à chaque cuiller de caviar ?

Mais ne nous arrêtons pas là ! Si l'on veut avoir un vrai respect de la vie animale, il ne faut pas seulement être végétarien : il faut arrêter les œufs, formes de vie à naître, le lait, qui prive un veau de son bon miam-miam, et le pain, qui gonfle à l'aide d'une colonie de bactérie (la levure) qui meurt à la cuisson ! J'espère que le cri d'effroi de la carotte qu'on pèle ou de la feuille d'endive déchirée ne froisse personne.

Il est tout de même paradoxal qu'en ces temps de traçabilité à tout prix, ceux-là même qui veulent tout savoir de ce qu'ils mangent ne peuvent assumer le fait pourtant naturel de se nourrir, en véritable omnivore, des autres espèces animales. J'ai moi-même mangé du serpent, du homard, de l'holothurie même, mais personne ne songerait à médiatiser la cruauté envers ces bestioles : Un crabe, ce n'est pas "mignon".

Non, une fois de plus, il ne s'agit pas d'écologie mais des complexes de ceux qui s'évanouissent devant un cochon de lait rôti mais mangent des côtes de porc. Ce n'est pas la première fois que ceux-là déraillent, et ça arrive à tout le monde de dire des idioties pour se rendre intéressant, à moi le premier. D'autres, qui en leur temps déraillaient peut-être moins, nous ont légué ce doux adage : Le chien aboie et la caravane passe.

Stopgavage_mon_cul

Coup fumant...

Depuis ce billet du 29 octobre 2005, paru sous le titre "smokin' !" je n’ai pas changé d’avis. Personne, d’ailleurs. Et pourtant, la loi est là…

La loi contre le tabagisme dans les lieux publics va passer en France. Petite précision avant que qui que ce soit me dise que j'ai un parti-pris là-dessus parce que je fume... Je ne fume pas ! Je suis d'ailleurs le seul de ma famille proche à ne pas fumer et à n’avoir JAMAIS fumé, à part mon neveu de cinq ans et demi ! Et je n'ai d'ailleurs pas cessé de les exhorter, eux et d'autres, à cesser de fumer.

Je suis d'ailleurs très énervant pour les fumeurs... Comme la plupart des non-fumeurs, d'ailleurs. La fumée va systématiquement vers moi, quel que soit le sens du vent. Si les fumeurs sans-gêne s'obstinent à s'adonner à leur vice dans la même pièce que moi, je bats des bras avec exaspération en les regardant d'un oeil noir (minimum), ou je me réfugie dans une autre pièce, de préférence dotée d'une fenêtre ouverte.

Eh bien je suis contre cette loi dictatoriale. Elle ne fait que priver les fumeurs de leur plaisir (ils le paient assez cher comme ça...) alors que ce qu'il faudrait faire c'est tout simplement créer de vraies zones fumeur et non-fumeur dans les restaurants et lieux publics, plutôt que simplement deux zones mal définies à peine séparées par quelques plantes en plastique, comme dans la plupart des cas.

Evidemment ça coûterait trop cher, et mangerait les bénéfices monstrueux des taxes sur le tabac, que l'Etat utilise déjà pour beurrer ses tartines. Seulement avec cette loi hautement moralisatrice, qui suit une augmentation des taxes cachée derrière le même prétexte, lesdits bénéfices vont choir de plus belle. A quoi bon ? Oui, de quel droit l'Etat interfère à grand renfort médiatique dans une situation absolument pas explosive ?

Eh bien, cette loi fumeuse brasse de l'air et permet aux politiques de jouer la carte de la santé publique, de la probité, toujours utiles lors de la course aux voix quand il s'agit des femmes enceintes et des prudes puritains paranoïaques, voire des mal baisées, des peine-à-jouir, des pisse-pas-loin, des culs bénis et des frustré(e)s de première. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux, de cette engeance batracienne des bénitiers...

Il n'y a qu'à voir les affiches du salon Rainbow Attitude déchirées par le personnel de la RATP... Si vain, si merdique et si ridicule soit cet abominable concentré de tout ce qui fait la superficialité et la vacuité du milieu gay, c'est un crime que de l'empêcher de se tenir ! Je n'ai pas vu une seule affiche intacte en deux semaines, et j'ai pris le métro tous les jours un peu partout dans Paris.

Que devenir devant la montée des conformismes bien pensants ? D'un côté on ne peut plus afficher les pédés dans le métro alors qu'il y en a quand même un à la tête de Paris, de l'autre les blagues juives sont interdites même lorsque ce sont eux qui les sortent, les procès pour racisme fusent à la moindre allusion dans une émission de télé, même peu regardée, le nouveau Pape est un ancien nazillon nasillard...

Mais qu'est-ce que c'est que ces gens qui, plutôt que de parler et de convaincre, se mettent à agir à tort et à travers pour appliquer leur propre vision de la moralité, approuvée ou non ? On ne croirait pas qu'on est à une époque ou tout le monde peut voter, s'exprimer grâce à la liberté de la presse et écrire n'importe quoi sur Internet (j'en suis la preuve vivante...).

Alors pitié, en ce qui concerne les fumeurs et après une digression longue mais bonne, laissez-les tranquilles. Du moment qu'ils ont la décence de fumer à la fenêtre et de ne pas empuantir les autres (et j'ai rarement rencontré de fumeurs vraiment odieux), qu'est-ce que ça peut faire qu'ils attrapent le cancer ? Ce n'est même pas sûr qu'ils l'aient, ni qu'ils en meurent. Au pire, ça fera moins de fumeurs, et ça c'est un mieux.

Thank_you_for_smoking

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jeudi 23 octobre 2008

Et ta soeur, Emmanuelle ?

Les obsèques en grande pompe de Sœur Emmanuelle (oui, je sais, ça fait vieux porno...) sont comme une mouche collée sur mon baume, une expression d’origine anglo-saxonne que je trouve fort appropriée en la circonstance… Une irritation, un petit truc noir, sale et répugnant qui vient troubler ma sérénité. Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pour mériter ça, Sœur Emmanuelle ?

Amélie Gro… Nothomb a écrit plus de livres, ce n’est pas pour ça que le chef de l’état s’est déplacé pour ses obsèques… Quoi, elle n’est pas morte ? Merde, un malheur n’arrive jamais seul !

Pourquoi ne donne-t-on pas d’obsèques nationales à des tas d’autres gens tout aussi charitables, qui ne sont pas nonnes, eux ? Ou à ceux qui ont bel et bien donné leur argent pour la bonne cause ? Et puis Sœur Emmanuelle, il faut bien le dire, c’est la Mère Teresa du pauvre. Et Mère Teresa de Calcutta, c’était déjà pas grand-chose, même si ça faisait rêver le bas peuple endormi dans sa graisse.

Mais on a beau dire, les chiffonniers du Caire, ça fait moins bien que les lépreux agonisants de Calcutta ! Sachant qu’ils n’ont fait ABSOLUMENT AUCUNE publicité à Sœur Emmanuelle de son vivant, malgré ses nombreux livres, comparé au foin qu’ils ont fait pour Mère Teresa, qui n’a rien écrit du tout. Seulement voilà, les sondages disent que c’est une des personnalités préférées des français.

Du reste, elle était française, Sœur Emmanuelle, pas comme Mère Teresa, qui était macédonienne d’origine… même si, quand vous demandez à un français moyen, il vous répond sans hésiter que mère Teresa était française, puisqu’il l’a entendu parler français… D’ailleurs il l’écrit « Thérésa » et il confond sa biographie avec celle de l’autre bonne sœur ! Mais passons.

Aujourd'hui, c'est Soeur Emmanuelle-ci, Soeur Emmanuelle-mi... Rétrospectives, interviews, images d'archives, experts, représentants de mouvements divers ayant souvent des rapports plus que ténus avec ladite nonne mais toujours en quête de popularité... Le rang habituel de vampires audiovisuels à l'affût des veines d'un cadavre qu'ils auraient à peine connu...

La Teresa ne pouvait mourir qu’une fois, hélas, alors les médias se jettent sur ce qu’ils peuvent…

Quoi qu’il en soit, qu’est-ce qu’elle a fait de spécial, cette nonne ? Elle a été taper (métaphoriquement) des riches pour de l’argent, d’accord… Expliquez-moi quelle autre nonne ne le fait pas ? Une religieuse, c’est, par définition, charitable… sauf si elles s’occupent de gérer des écoles ou des pensionnats, auquel cas elles ont le droit de laisser libre cours à leurs penchants sadiques ou pédophiles.

Ah, il n'est pas si loin, le temps des Amitiés Particulières, et la mode est passée de ces vieux films cultes lesbiens sur les histoires de jeunes filles qui découvrent un amour étrange avec une religieuse, mêlant la religion, le sexe, la luxure, l'attraction innocente, la pédophilie, la relation professeur-élève et la relation mère-fille... Mais tout cela a lieu, encore !

Ah, ça y est, vous allez encore dire que je raconte n’importe quoi… Eh bien non, figurez-vous, les nonnes sont soit charitables (enfin… dans les limites chrétiennes de la chose, comme nous le verrons plus loin), soit gougnottes. Attention, je n’assimile pas lesbianisme et pédophilie… Je dis que de nombreuses idylles se sont trouvées au couvent, ou dans des pensionnats ! Cela arrive entre tous les sexes !

Vous souvenez-vous, pour prendre un exemple criant (enfin, chantant) de Sœur Sourire ? Mais si, vous savez bien… je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans en peuvent pas connaître, mais quand même ! Celle qui chantait « Dominique, nique, nique, s’en allait chemin faisant… » Une chanson à la fois suggestive et ringarde pour Dames-Catéchètes soumises obligées de faire du vélo pour approcher l’orgasme…

(Je n’ai rien contre les catéchistes. La preuve, je m’en écarte depuis que je les ai rencontrées étant jeune.)

Sœur Sourire, née Jeanine Deckers et ayant pris le nom de religion parfaitement immonde de Sœur Luc-Gabriel, était une religieuse et chanteuse belge des sixties. Elle a connu, avec la chanson Dominique que je viens de vous citer, un succès mondial qui a rapporté gros à son ordre (les Dominicaines, évidemment). C’est elle qui composait et chantait, c’est son ordre qui négociait et gérait les sous…

Sujette à moquerie, cette chanson n'en a pas moins été un véritable tube dans de très nombreux pays, et c'est autour d'elle que la légende dorée de cette nonne chantante s'est construite pendant de nombreuses années... La nonne a la voix d'or, cloîtrée (évidemment), dont personne ne voyait le visage, mais qu'on imaginait ausis belle que sa voix. Bon, en vrai, elle est assez quelconque, d'où ses apparitions limitées.

Elle a fait l’objet d’un film avec Debbie Reynolds dans son rôle (oui, la maman de la princesse Léïa, celle qui a joué dans Chantons sous la Pluie !) intitulé The Singing Nun (1966)… La pauvre Jeanine, exploitée, finit par s’interroger sur le sens de sa vie, et elle quitte le couvent l’année de la sortie du film, sans l’accord de son ordre, qui ne voulait pas laisser partir sa poule aux œufs d’or…

Sa seconde carrière est oubliée de tous : elle essaie vainement de faire le deuil de Sœur Sourire en changeant de pseudonyme et en chantant des chansons un peu plus profondes (quoique toujours connes). La nouveauté et l’intérêt ont disparu depuis qu’elle n’est plus nonne et que l’on en lui prête plus la beauté de quelque actrice hollywoodienne : elle ne peut plus utiliser le pseudonyme ou l’image qu’elle s’était forgée, par contrat !

Lesbienne mais toujours catholique, elle donne des cours de guitare sans rien demander à personne… Mais elle mourra bientôt dans la honte, accablée par l’Eglise qu’elle avait chérie.

Les services fiscaux de Belgique, en effet, lui demandent des comptes, et lui réclament une véritable fortune, avec intérêts… celle qu’aurait dû lui rapporter ses royalties et tout le tintouin de Sœur Sourire ! Ni le fisc, ni les autorités religieuses et son ordre (qui ont tout empoché, pourtant !) ne lui prêtent attention. Il aurait simplement fallu qu’ils lui signent un reçu pour tout cet argent…

Comme elle était déjà dans une situation assez difficile et que ses revenus suffisaient à peine à la soutenir, elle et sa compagne (qui est thérapeute pour enfants autistes, d’ailleurs… quel acte chrétien de les laisser tomber parce qu’elles sont lesbiennes, vraiment !), le couple sombre dans l’alcool et les médicaments, et les deux pauvres femmes se suicident ensemble en 1985.

Inutile de vous dire que personne ne s'est bousculé au portillon pour lui payer des obsèques nationales, à cette pauvre suicidée alcoolique d'à peine plus de 50 ans. Le roi des belges, qu'elle avait sollicité pour la tirer de ses embarras fiscaux, n'a pas levé le petit doigt, lui qui l'avait comblée de compliments du temps ou Soeur Sourire était un trésor national.

Voilà. Voilà ce qui arrive aux nonnes qui ne marchent pas droit… A la seule nonne chantante connue de l’histoire, à part les religieuses complètement fictives, dorées et idéalisées de La Mélodie du Bonheur, ou pire, de Sister Act (1 et 2) et autres Nunsense (le show de Broadway)… Vous savez, tous ces spectacles légèrement dérangeants qui profitent de la pureté et de l’ambigüité des bonnes sœurs pour faire vendre…

Oui, c’était à la mode. Ne niez pas, vous l’avez vu, ce film abject avec Whoopi Goldberg ! Il a cartonné !

Expliquez-moi, au juste, pourquoi une nonne possède cette aura irrationnelle de bonté, de calme, de sérénité… Bref, de « nonnitude », cette qualité que n’ont d’ordinaire que les éboueurs, les docteurs, les percepteurs, et ceux qui ont accompli de grandes choses ou qui font un travail nécessaire et que personne n’aimerait faire… Alors qu’elles ne font strictement rien dans la société que ne peuvent faire d’autres gens non religieux ?

On ne niera pas que la célébrité de Sœur Emmanuelle, comme celle de Mère Teresa et de Sœur Sourire, est de celles qui, si elles transcendent leur qualité de nonne, prend tout de même cette qualité comme point de départ… Auraient-elles eu cette influence si elles n’avaient pas été, justement, de cette caste de vestales médiévales consacrées au Seigneur dans un idéal de frustrées archaïques ? Je ne le pense pas !

Peut-on donc dire qu'elles se sont servies de leur appartenance à un ordre religieux pour paraître, bassement, au dessus de tout soupçon de motif ultérieur et lucratif ? Se sont-elles, à divers degré, servies de cette réputation automatique de probité pour rassurer le chaland, parce que l'habit fait le moine ? Elles, peut-être pas, ou alors pour la bonne cause. Leurs ordres, leurs gestionnaires, oui, et sans hésiter une seule seconde.

Je ne veux pas dire ici que la religion organisée, le principe des ordres monastiques et le concept même de divinité personnelle sont des choses dépassées, obsolètes, sans queue ni tête, ou complètement stupides… Même si c’est exactement ce que je pense, là n’est absolument pas le sujet du présent billet… Je veux dire, à quoi bon des funérailles retentissantes pour celle qui se disait une simple chiffonnière ?

La réponse la plus simple et la plus évidente, et sans aucun doute possible la plus juste… Le fric.

L’image de Sœur Emmanuelle, comme celle de l’Abbé Pierre, a toujours été exploitées par des tas de gens plus ou moins bien intentionnés. Si vous croyiez que la vieille nonne centenaire avait encore les mains « dans le cambouis » de toutes les associations qu’elle a aidé, ni que tout ça est très joli-joli, c’est que vous avez vraiment des lunettes rose-bonbon.

De même, les politiciens les plus véreux, les ordures dont les âmes sont les plus noires de France et de Navarre vont toutes se présenter aux messes et faire figure de bons chrétiens blanc-bleus pour l’occasion… Toutes les semi-célébrités, tous ceux qui, quel que soit le bord politique, ont réussi à avoir des places, vont prendre ce ticket retransmis en direct par TF1, première étape vers la prochaine présidentielle, dans 4 ans !

A divers moments, chacun y ira de sa petite larme, vous allez voir. Nicolas Sarkozy, bien sûr, bien qu’il ne l’ait jamais vraiment vue, avec sa pouffe, tous deux symboles de la vanité et de l’avarice assumés… Le maire de Paris, un socialiste gay pro-laïcité, n’hésitera pas à commenter sans la moindre honte l’antithèse même de ce qu’il représente… Pour ne parler que de ces deux lurons.

Cela n'étonnera personne, mais, entre deux critiques contre Nicolas Sarkozy (comme quoi le représentant de la République ne devrait pas se montrer à la messe, ou avec le Pape, alors qu'on n'aurait pas osé faire la moitié de ce genre de critique à François Mitterrand, qui le faisait tout autant même s'il avait plus de style...), tous les partis, des communistes au FN, et même le Modem, vont jeter leur fleur sur la tombe.

Sans même une pensée pour la défunte. Ces derniers temps, tout le monde saute sur le moindre prétexte pour jouer les charognards sur le dos des morts populaires.

Peu importe. Je m’en fous. J’ai autre chose à faire que de me préoccuper de ces coups en dessous, et je crois que c’est le cas de tout le monde : ça s’appelle la vie réelle. Et, dans la vie réelle, quand j’ai besoin d’une bonne-sœur, je m’adresse au seul ordre qui n’est pas naïf, toujours ultra-tolérant et plein de compassion, sans équivoque sur la question du SIDA, drôle et dévoué à la fois : les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence.

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Super mal fourni !

Ceci est un billet d’information très important sur les arnaques du web, publié le 27 octobre 2005… A part peut-être Amazon, je n’ai trouvé aucun site sur lequel je n’ai entendu aucune histoire d’horreur de ce style. Et encore. Un homme averti en vaut deux…Ce qui leur fait au moins deux clients en moins. Aujourd’hui, le site CDiscount sévit encore, et se fait appeler (pour aller avec la mode) « créateur de pouvoir d’achat ».

"Mais si, tu vas voir, il y a un grand choix"... "C'est tellement moins cher qu'à la Fnac"... "T'attends jamais plus d'une semaine"... Tous ces avis, plusieurs de mes amis me les ont rabâchés encore et encore jusqu'à ce que cet été, je passe une commande de DVD chez C-Discount (point com), le célèbre site de la Superfourmi.

Bon, déjà, sorti des DVD, le site est un peu rachitique. N'essayez pas de commander des livres, il y en a tellement peu que ça fait peur et les réductions... Mon Dieu, ce doit être une blague. Mais peu importe, c'est bien pour les DVD que j'étais là. Quelques bonnes choses, les nouveautés, un ou deux imports intéressants, mais beaucoup de rayons vides. Pas forcément folichon ni original, mais les prix dérisoires m'ont convaincu.

Déjà, j'aurais dû me douter de quelque chose. Le fameux délai de 2 à 5 jours est allégrement dépassable, selon les produits. J'ai d'ailleurs attendu ma première commande plus d'une semaine, été et jours de congés obligent... Mais là, je n'ai rien eu à dire. C'était agaçant, mais sans plus, et il y avait une raison. Enhardi, je recommande, d'autant que les bons d'achats gratuits poussent à la consommation.

Et là commencèrent les emmerdes. Les commandes subséquentes (au nombre de quatre) ont TOUTES eu quelque chose qui cloche. Pas une seule commande n'a été honorée dans un délai effectif de 5 jours. L'une, même, a demandé quatre semaines ! Dans une autre, il manquait un article "momentanément épuisé"... A sa place, une lettre très formelle me disant que je n'avais d'autre choix que d'attendre un e-mail sous quinze jours.

Au bout des quinze jours (pas un de moins), l'e-mail arrive, pour me dire que l'article est définitivement indisponible et que sa valeur m'a été créditée en bons d'achats. Notez donc que je n'ai ni mon DVD, ni mes sous, puisque le bon d'achat n'est utilisable que si l'on rachète quelque chose sur C-Discount. Pour se faire rembourser un bon d'achat à ce stade là, il faut faire une demande par courrier... On n'est pas sortis.

La dernière commande, ça a été le pompon. Le lendemain de la commande, on m'annonce par e-mail que l'un des articles est indisponible. Bon, soit. A l'arrivée, il manque plus de la moitié des articles (le coup de la rupture momentanée, encore une fois...). J'ai appelé immédiatement pour demander un remboursement, sans attendre un éventuel e-mail qui me confirmerait ma perte de temps.

Le service-client (par ailleurs très professionnel, normal, c'est tout ce qui les sauve des procès en série) m'a confirmé l'ouverture d'un dossier, comme si ça m'intéressait, alors que tout ce qui m'importait c'était mes sous (je suis un peu rat, je sais). Platement, alors que je ne criais même pas, celui qu'on appelle pudiquement "interlocuteur" s'est excusé pour son entreprise en disant qu'ils avaient trop de commandes.

En effet, victimes de leur succès, leur gestion quasiment en flux tendu ne suffit plus : Plus aucun stock, trop de clients, tout part trop vite, les prix augmentent (on m'avait dit que c'était les prix de la Fnac divisés par deux, ce n'est pas le cas pour les DVD les plus intéressants...) et les délais ne sont plus respectés du tout. Mais enfin, quand on n'a rien à vendre, on ne fait pas de pub !

Ma conclusion est donc que C-Discount, par souci de compétitivité, a oublié le dicton qui dit "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Par pitié messieurs, ouvrez un dossier, tournez en rond, gérez vos stocks, attribuez je ne sais quel numéro à mes commandes, avalez vos factures avant de mettre la clé sous la porte si ça vous chante, mais rendez-moi mon argent, que je change de crèmerie !

Cdiscount

Posté par Elromanozo à 12:27 - Billets d'humeurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Slurp !

Miam… Quel souvenir ému j’ai de ce billet du 22 octobre 2005 !

Je suis plein d'endorphines, parce que je viens de prendre mon pied avec trente centimètres...

Trente divins centimètres qui m'ont donné beaucoup de plaisir, et que j'ai savourés de tous mes sens;
Trente centimètres que je me suis tapé, enfoncés peu à peu jusqu'au bout même si c'était dur,
Trente centimètres de bonheur, chacun d'eux foncé et luisant, turgescent et gonflé,
Trente centimètres appétissants et aphrodisiaques, rien que de les regarder, tentateurs,
Trente centimètres de long, mais d'une épaisseur remarquable, doux et solides à la fois,
Trente centimètres parfaits, avis aux amateurs, mateurs et aux avaleurs de sabres,
Trente centimètres que je désirais ardemment et qui, ce soir, furent miens...
Trente centimètres sont langoureusement passés par ma bouche avant de larguer leur délicieuse crème.

Dieu que c'était bon !

Un éclair au chocolat de trente centimètres, on n'en trouve pas partout, mais ça vous requinque un homme !

Blitz

Posté par Elromanozo à 00:33 - Billets d'humeurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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