Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

vendredi 25 janvier 2008

Sock my ass

C’est une catastrophe, c’est une calamité, c’est une turpitude, c’est une horreur, c’est une infamie, c’est un déshonneur, c’est une infection, c’est une déchéance, c’est un grand malheur, c’est une infortune, c’est une terrifiante perspective, c’est une circonstance à la fois extraordinaire et terrible, c’est affreux, c’est indicible, c’est abject et c’est inopiné...

Je n’ai plus de chaussettes propres. Moi et ma manie de ne pas m'en faire offrir à Noël...

C’est la pénurie, le manque, la disette chaussettière, nous allons tous mourir, apocalypse, pluie de grenouilles et tout ça (comme disait l’autre). Bref, c’est la merde. Et voilà ce qui se passe : à force d’aller bosser tous les jours que fait le dieu des chaussettes, je n’ai pas eu le temps de faire les courses dans les « bons » magasins. Encore heureux que je me sois aperçu de ça avant de manquer de caleçons.

Enfin, de boxers.

Quoique, il soit préférable d’aller dans le monde sans sous-vêtements comme un acteur porno qu’au travail pieds nus dans ses chaussures comme un clochard, ne croyez-vous pas ? Et, oui, pour ceux qui seraient curieux, je porte des boxers. Je ne suis pas fétichiste du slip kangourou, et je ne suis pas un aficionado du vestiaire, je ne porte donc quotidiennement ni jockstrap, ni shorts, ni cyclistes.

Et le premier qui dit que je rembourre mes boxers avec des chaussettes, d’où l’usure, c’est ma main dans sa gueule.

chaussette_de_No_l

Posté par Elromanozo à 12:27 - Billets d'humeurs - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 22 janvier 2008

Ya pas marqué La Poste...

Ne me demandez pas comment ni pourquoi, mais l’autre jour je me suis retrouvé avec quelqu’un de ma connaissance à déposer un colis à la poste. Un colis et une série de plis. J’étais passager de sa voiture, une petite voiture sympathique, lorsque nous nous sommes arrêtés devant la poste. A ce stade du récit, il faut préciser que la voiture de mon ami est jaune.

Jaune postal, à peu près.

Croyez-le ou non, il y avait une espèce de planton (je serais tenté de rajouter un c au milieu, vu son intelligence), un postier en poste, un factionnaire facteur… Bref, un type qui se trouvait là. Et qui a vu la voiture jaune de mon ami. Et qui l’a regardé se garer, non pas dans le parking réservé aux voitures de la poste, mais bel et bien dans un emplacement anodin réservé à personne en particulier.

Et apparemment, ça, pour lui, c’est une énigme.

Je l’ai vu regarder intensément la voiture, et les deux personnes civiles tout à fait non postières et dénuées d’uniforme qui en sortaient, comme si ses deux neurones cherchaient à entrer en collision sans y parvenir, cloisonnés par les ans dans l’administration… Il est venu nous demander qui nous étions, si nous étions "planifiés" (euh... par rapport à quoi ?), pourquoi nous nous étions garés là…

Nous lui répondîmes avec simplicité.

Il en resta tout ébaubi. Je n’ai pas vu la moindre lueur de compréhension dans son regard bovin. "?!" avait-il l'air de penser... Qu’il existe des voitures jaunes hors du microcosme de la poste, que l’on puisse en posséder une et, par extraordinaire, se garer hors du parking réservé, c’était IMPOSSIBLE A CONCEVOIR ! Horreur ! Hérésie ! Caca ! Et, par dessus tout, changement !

Comme nous ne faisions rien d'étrange, à nos yeux, nous l'avons laissé pour aller poster nos envois.

On n’avait pas non plus toute la journée pour le regarder nous regarder, alors on est partis. A notre sortie, il contemplait encore la voiture, de loin, de l’air de celui qui essaie fort d’additionner deux et deux sans y parvenir. Même ma factrice, qui, plutôt que de présenter les recommandés, a lâché l'affaire et ne sonne même plus, laissant juste un avis de passage dans ma boite aux lettres, a plus de jugeote.

Si une voiture suffit à plonger le préposé moyen dans la confusion la plus totale, il n’y a pas à dire, la fonction publique, ça vous bouffe.

On comprend mieux pourquoi certains sont racistes, homophobes, intolérants, ou n'aiment pas les chiens, les chats, les enfants, les gens qui ne votent pas comme eux... Tout ce qui risque de rompre leurs habitudes, de briser l'uniformité. Bref, tout ce qui est inhabituel par rapport aux canons étriqués d'un esprit si petit, si exigü... qu'on n'a même pas la place d'y garer une voiture jaune.

Je ne présume pas du racisme (anti jaune ?) de ce postier atteint du syndrome du gardien de square, mais tout de même, ça fait peur.

Rien___PTT

Posté par Elromanozo à 19:04 - Billets d'humeurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 21 janvier 2008

Parpaillot laid laid !

Certes, le mot parpaillot ne signifie pas vraiment paillard, bien qu’on les confonde parfois, mais est simplement un terme irrévérencieux pour désigner les calvinistes, et, par extension, tous ceux qui ne croient pas à la religion révélée… Les païens, quoi. De plus, dans Rabelais, la femme de Grandgousier n’est autre que Gargamelle, la fille du roi des parpaillots.

Quelle meilleure description, donc, pour notre dernier mort national, le terroriste (culturel) Carlos ?

Il a fait plus de dégâts que son homonyme. Ce fils de Françoise Dolto fut la vitrine vivante de l’expertise de cette pseudo pédopsychiatre dans l’éducation des enfants : UN GROS CON. Aujourd’hui on dit « truculent ». Gras, moche, visqueux, et pire encore que grossier, il se complaisait dans le vulgaire même sans être obligé de dire de gros mots. Regardez donc ses chemises et ses manières de rebouteux.

Et il n’y a qu’à voir les titres de ses succès immortels…

Oasis oasis oh, une publicité qui a mal tournée. Tout nu et tout bronzé, que Rika Zaraï lui envie, avec son « safari fesse-partie ». Big bisou, titre que même les beaufs n’osent pas mettre à la fin de leurs cartes postales. Le Tirelipimpon, cette horreur de chanson pour enfants pleine d’allusions sexuelles minables… Et je ne parle même pas de la bamboula, martelée comme ces autres merdes.

Il y a même eu un dessin animé avec lui et des sales gosses. Il chantait le générique, et tout et tout.

On pourrait comparer tout ça à ce que fait le nauséabond Patrick Sébastien, avec qui il a souvent collaboré. Du reste, il n’y a qu’à voir qui pleure Carlos aujourd’hui : C’était mon frère, nous dit Johnny Halliday. Peu avant sa mort, Carlos venait d’apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, se rangeant aux côtés de Mireille Mathieu, Johnny, Doc Gynéco et tant d’autres crétins…

Au-delà de toute opinion politique, c’est indéniable : les seuls artistes à soutenir le Nain sont ringards.

Mais rendons à César ce qui est à César… J’ai aimé les chansons de Carlos. J’ai honte, mais pendant peut-être un quart d’heure, quand j’étais petit, j’ai écouté avec plaisir les élucubrations de ce primate scatologue, de ce Jabba the Hutt du mauvais goût, de cet Obélix caraïbe, de cet adipeux flemmard qui gagna tant à raconter trois blagues et à se soulager sur tout ce qui est juste et beau.

Ses chansons se voulaient l’apologie de la fête, elles ne sont que celles de l’éthylisme et de la graisse.

La ministre de la culture vient de dire qu’il incarnait la chanson populaire. Il est vrai que les ministres de la culture de droite ont toujours été mauvais, à cause justement de cette propension à insulter le peuple plutôt que tenter de l’éduquer… Le prix de la culture en France le prouve : on préfère le foot au Louvre, et, de la même manière, Carlos à Rameau.

Il paraît que Carlos est mort d’un cancer. Jeune, à 64 ans. C’est très bien. Et maintenant, oublions cet affreux cauchemar.

Carlos_le_Rigolo

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jeudi 10 janvier 2008

Bad mobile !

Je n’ai jamais compris la fascination de certains pour les voitures, soi-disant symbole de liberté, de vitesse, de virilité… Pour moi, c’est surtout symbole de puanteur, de trucs poisseux et de bruit.

Je ne sais pas conduire. C’est comme ça… Ce n’est pas ma faute, enfin, pas seulement. Je n’ai jamais appris, jamais trouvé le temps, et jamais vu non plus grand intérêt à la chose puisque je vis à Paris et affectionne les grandes villes. Et puis je n’ai jamais aimé les voitures, même étant petit. Mais, ces derniers temps, je me suis dit que c’était pratique…

Enfin, disons pratique pour aller et venir plus vite, à peu près n’importe où et sans la promiscuité que promettent les transports en commun. Parce que pour le reste… La voiture est un instrument grossier et primitif qui n’a pas bougé dans son principe de base depuis plus d’un siècle. Des engrenages, des poulies, une petite machine d’un autre âge, malgré toute l’électronique du monde !

Les ingénieurs qui l’ont conçue se sont d’abord préoccupés du confort de leur machine plutôt que celui du passager, c’est évident quand on voit ces monstruosités ultra-lourdes qui crachent et qui pètent, même lorsqu’on a déployé des trésors de design et d’ingéniosité pour les rendre agréables à l’œil et silencieuses. Silencieuses, tu parles ! Et agréable à l’œil ne signifie pas agréable au nez.

Mais ça pue que c’en est intolérable ! La vieille station service ! Même les voitures neuves !

Tout ça tremblote et pétarade… A quand un véhicule véritablement ergonomique ? Un véhicule de rêve : appuyez à droite, ça va à droite. Cessez d’appuyer, ça cesse d’avancer. Comme ça. Avec une voiture, il faut appuyer sur trois pédales, deux leviers, tourner une clé et un volant tout en regardant attentivement partout, rien que pour COMMENCER à avancer.

N’importe quel imbécile vous dirait que c’est sept ou huit mouvements de trop avec deux ou trois parties de votre corps qui n’ont rien à faire dans l’équation quand on conduit un engin dangereux… Et, pour maîtriser suffisamment la chose, il faut des mois et des mois de pratique. Avec un ordinateur, c’est beaucoup plus rapide, et pourtant votre vie ne dépend pas de votre talent informatique !

Il est possible, de nos jours, de fabriquer des véhicules qui fonctionnent à l’eau, entièrement non polluants. On pourrait faire plus de recherches sur le solaire, aussi. Sinon, pour ce qui est de l’ergonomie, sachez que les Airbus les plus modernes se conduisent depuis quelques années déjà avec une commande intuitive en forme de boule… Et non plus le manche à balai des frères Wright !

On peut faire mieux, on DOIT faire mieux…

Pas seulement parce que les écolo-pleutres nous le serinent, mais parce que c’est mieux, tout simplement. C’est ce qu’on appelle le progrès ! Mais voyez-vous, ma bonne dame, ya pas les moyens, ya pas les sous… Les sous sont dans l’escarcelle des grosses huiles du pétrole, et font travailler tout le système économique mondial. Equilibre délicat, pour le riche, entre gagner plus d’argent ou penser à l’avenir…

Enfin, calmons nous, il y en a qui cherchent. Nos ancêtres chassaient le mammouth, et ils se sont bien mis à chasser autre chose lorsqu’il n’y a plus eu de ces bestioles, alors pourquoi pas nous ?

En attendant, ça pue. Mais c’est pratique. Mais ça pue.

Gaston_et_sa_voiture

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dimanche 6 janvier 2008

Vulcan death grippe ?

Bon, c’est vrai, j’ai quelque peu négligé ce blog dernièrement, mais mon emploi du temps autant que mon envie ne m’ont pas toujours permis de pondre avec satisfaction les acides billets dont vous êtes friands, vous qui me lisez. La conséquence directe de cette incurie, autant que sa cause, est que je retarde dans l’actualité. Pour vous dire, le sujet du présent billet est une info datant de la fin novembre 2007…

Foin de grippe aviaire et autres H5N1, il paraît qu’un virus mutant de la grippe a fait dix morts aux Etats-Unis. Oh, cela n’est pas énorme, sur 18 mois, mais, selon mes sources, environ 360 autres personnes seraient tombées malades par la faute de ce truc. Pis encore, 53 étaient en soins intensifs, du moins en novembre. Je ne connais pas les derniers développements, mais là n’est pas le problème.

Pour le CDC (si vous avez vu le film avec Dustin Hoffman, vous savez qu’il s’agit du Center for Disease Control), c’est inquiétant. Le virus frappe les très jeunes et les très vieux… Et il a un effet désastreux sur ceux qui sont déjà malades… Ce virus mutant peut, je cite « provoquer de graves maladies respiratoires, même chez l’adulte en bonne santé ».

Quelle terrifiante perspective… Ce virus mortel s’abat sur le Texas, l’Oregon, au Canada, à Washington (DC)… Les dépêches font part de listes de victimes hospitalisées en soins intensifs et détaillent sans fin la typologie scientifique du virus en question, parce que des données scientifiques et des gros chiffres partout, ça inquiète, ça fait sensationnel…

Il y a quand même un truc qui me choque, là-dedans. Pas vous ? Déjà le ton alarmiste. Et puis…

Tous ces symptômes, les cibles du virus, le mode de transmission… Tout ça est annoncé comme si c’était nouveau, mais c’est juste la grippe. La grippe qui, certes, peut être mortelle (et le reste aujourd’hui, on vient de le voir), mais simplement la grippe. Evidemment, que ça touche les gens en bonne santé, voyons !

Ah, mais non, me direz-vous, c’est une souche mutante… Et vous aurez raison. Vous aurez seulement omis de dire que c’est toujours le cas.

La grippe mute tout le temps. C’est comme ça. C’est pour ça qu’il faut un nouveau vaccin chaque année, figurez-vous. Celui-ci ne vaccine d’ailleurs que contre certaines souches les plus courantes du virus, et ne protège pas contre les autres. Donc, ce qui est présenté ici avec force trémolos, c’est JUSTE le bon vieux virus de la grippe, et non un mal nouveau et inconnu !

Seulement voilà, ça fait moins bien de dire 10 personnes sont mortes de la grippe en un an et demi (ce qui reste habituel, puisque tout le monde aux Etats-Unis n’est pas vacciné et que pas mal de gens n’ont pas accès aux soins, vu que ça coûte cher…) que Les Virus mutants attaquent ! Des centaines de gens sont tombés malades et certains sont en soins intensifs depuis 18 mois !

Oui, des centaines de gens sont tombés malades en 18 mois, mais tous ne sont pas en soins intensifs... Et certes pas pour tout ce temps !

Les journalistes signalent que les autorités ne « veulent pas inquiéter la population » : le CDC n’a « pas formulé de recommandation à la population américaine »… De plus, ils trouvent étrange que la plus grande épidémie de ce virus « mortel » (ils le rappellent à tout bout de champs, même si il n’a fait lors de cette instance aucune victime) se soit produite dans une base militaire.

Et que le premier cas avéré est un bébé de New York, ville meurtrie par le terrorisme. Conspiration ? Guerre bactériologique ?

Pour moi, comme pour toute personne lucide et saine d’esprit, ça veut simplement dire que les journaleux ont décidé de jouer sur la psychose liée aux pandémies en ce moment : le CDC n’a rien dit parce qu’il n’y avait rien à dire, et il y a simplement eu une épidémie de mauvaise grippe dans des lieux où règne la promiscuité : New York et une base militaire.

Ce n’est pas parce qu’un article est bourré de mots anxiogènes, bien connus des médias et des psychologues, qu’il raconte quoi que ce soit d’important. C’est toute la différence entre « poison cancérigène » et « tabac », entre « taxe sur la mort » et « droits de succession », entre « taxe sur les objets recyclables » et « éco-participation »… « Virus mortel mutant » et « grippe ».

Alors oui, la grippe est une maladie dangereuse que l'on sous-estime couramment, c'est vrai... Surtout maintenant que les bactéries résistantes aux antibiotiques sont de plus en plus nombreuses, et arrivent avec leurs gros sabots et leurs infections opportunistes. Mais moi ça me fait marrer, quand même, ces mots qui forcent les gens à voir en noir et blanc plutôt qu’en nuances...

Danse_avec_les_virus

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Ecris-tu ? Rote, homme à tics !

Je Loin signe de son les n’ai d’être évident se propre charlatans jamais la de laisser cerveau ! profitent vu preuve la berner Les allègrement un de crédulité par psychiatres des exercice la du la s’en imbéciles aussi vie genre partie donnent qui pathétique dans humain : la à croient que l’au-delà, il plus cœur que l’écriture c’est est primitive joie mémé automatique. le capable de et revient…

Le sens caché de ce paragraphe sera révélé à ceux qui savent quand arrive le week-end.

Non_nein

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mercredi 2 janvier 2008

A Christmas Carla ?

En guise de conte de Noël et de transition glitter entre l’an dernier et celui-ci, Casanabot, le pas tout à fait célibataire de l’Elysée, nous offre une romance sans paroles, un conte de Noël glamouroïde à la Kennedy petit bras : une idylle égyptienne et mickeylandesque entre lui et cette mocheté de Carla Bruni. Elle émet des vents plus qu’elle ne chante, mais elle distrait les masses.

C’est sans doute tout ce que le petit Nicolas lui demande. Je me suis vaguement interrogé sur ce dont notre Président a besoin pour la prendre en levrette (un escabeau ? une caisse ? un tabouret ?) mais vraiment, je m’en bats les couilles avec un moule à gaufres. Cela a beau être un croisement entre un couple à la Dubout et une association ex-bimbo/homme-de-pouvoir, je m’en fous.

Sérieusement, c’est comme les vœux de la nouvelle année que j’ai loupé à 20h hier soir. Je ne suis pas de ceux qui veulent entendre parler de tout ce que font les grands tout le temps : je les ai élu (moi et d’autres, hein, faut pas déconner) pour bosser, après je me fiche qu’ils viennent m’emmerder avec l’ex pouffe de Mick Jagger, ses yeux qui se disent bonjour et ses pommettes comme des parpaings.

Et puis c’est tellement mineur, tellement insignifiant de savoir si Nicolas Sarkozy, comme Léon Blum avant lui, profite des largesses de la famille Bolloré ou de quelque autre grand industriel, ou que, lorsqu’il va en Egypte, il se trouve reçu par des ministres plutôt que par un organisateur de chez Fram au sortir d’un charter… C’est le président, merde ! Non seulement il n’a pas le choix, mais vous feriez pareil à sa place.

Mais comme je le disais, une pouffe de plus, ça amuse le bon peuple. Par exemple, ça distrait de tas de nouvelles moins intéressantes, comme le fait que l’on va verser une partie de nos impôts pour fonder un état palestinien (c’est à se demander contre qui Israël envoie ses missiles…), en collaboration avec les impôts de tas d’autres gens dans le monde qui ne sont PAS palestiniens.

C’est important, vu qu’on espère que ça va financer autre chose que le terrorisme. Des écoles, par exemple. Autres nouvelles, la grogne des pêcheurs et d’Air France, le pouvoir d’achat qui ne va pas franchement augmenter (peut-être ou peut-être pas, selon diverses badernes technocrates…) ou encore le Champix, ce médicament miracle anti-clope, qui serait en fait dangereux…

Comme le soulignait je ne sais plus quel ami, qui a comme moi le bon sens de se méfier de tout nouveau psychotrope, et encore plus de ceux dont TF1 fait la pub. Tout ceci est de première importance au niveau national, non ? Ce qu’on fait de nos impôts, qui on choisit d’aider dans le monde, le poisson qui va ou non se retrouver sur nos tables, l’aviation française et la santé publique…

Mais bon, je suis bien obligé de l’admettre, toutes ces nouvelles cruciales intéressent finalement peu de gens, tant le niveau intellectuel est abyssal, apathique. L’information est là, la plupart du temps (en tout cas elle est un peu plus présente que du temps où on l’échangeait à dos d’ânes, au Moyen-Âge…), mais elle est noyée, et il faut encore se donner la peine d’aller la chercher. Et ça, qui le fait, de nos jours ?

Personne. Parce que le budget de Noël est serré. Et même ça, les gens s’en fichent, parce que c’est Noël et que le Président a une nouvelle pouffe et qu’il va se la jouer Mort sur le Nil sous bonne escorte… Bon, au moins nous n’en sommes pas à critiquer le fait qu’ils ne soient pas mariés, qu’ils divorcent, ou même la vie de couple de la malheureuse ex-candidate Ségogole. Etaler, oui, moraliser non.

On n’est pas aux Etats-Unis, et si je le déplore sur certains points, ça a parfois du bon.

Un_Conte_de_No_l

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mardi 1 janvier 2008

Banané !

Je suis frigorifié, seul sur un quai désert au premier jour de l’année. J’attends un train au nom aussi inepte que quadrilettré, qui ne viendra que dans une demi-heure pour me ramener à la Ville Lumière depuis l’immonde trou à rats bourré de barres que quelques prolétaires mal embouchés prennent pour « un quartier charmant et calme, si rare en grande banlieue ».

Comment est-ce que je me retrouve dans ces situations ? Je ne sais plus au juste pourquoi, je me suis senti redevable de ce vieil ami de lycée devenu extrêmement beauf (oui, par exemple, ça lui ferait un deuxième trou au cul que de lire un roman, que dis-je, une nouvelle…) et j’ai répondu oui lorsqu’il m’a invité à sa soirée du nouvel an.

Et puis, c’était sa première dans son appartement, avec sa copine et ses amis.

Comprenez bien que je n’aime pas les réveillons. Les flonflons, la fête du populo qui gouaille, Patrick Sébastien, ce-n’est-qu’un-au-revoir et les beuveries, je ne SUPPORTE PAS. La simple idée d’une fête basés sur le fait de se beurrer la gueule exprès pour pouvoir apprécier des activités atteignant dans la stupidité des sommets vertigineux, sommets qu’elles dépassent allègrement dans le domaine de l’ennui… brrr…

C’est complètement crétin, avouez-le. Mais j’ai commis l’irréparable, et je bats ma coulpe dans le froid d’une gare de banlieue : c’est le prix à payer pour avoir cédé à la pression collective. J’ai vadrouillé sur un chemin obscur, et, plutôt que de passer le nouvel an à jouer avec mon neveu chéri, à manger des plats fins et à faire précisément ce que je veux en famille, je me suis bien fait chier.

Je suis sorti réveillonner chez un ami, parce que dire « j’ai passé le réveillon avec papa-maman », c’est la honte. Même si c’est chouette.

Nous étions moins d’une dizaine dans un petit appartement décoré par le beauf dont je vous parlais. Posters de Michael Jackson, tableaux métallisés d’un aigle ou d’une plage, du plus pur style acheté par un touriste n’ayant aucun goût dans une station de métro, période bleue, napperons et chats mal dessinés, meubles mastocs, lampe en peau de chameau et collection de poupées en plastique en costumes folkloriques de tous les pays…

Oh, il n’est pas le seul responsable. Sa copine, que je nommerai sobrement elephant-girl à cause de son poids et du fait qu’elle a perpétuellement l’air de s’emmerder, a beaucoup aidé. Parmi les invités, citons brièvement une grosse italienne de soixante ans, conne comme ses pieds et d’une inculture à faire peur (la Mamma), un ou deux hétérosexuels pratiquants, dont un mari accompagné de son ânesse.

Laquelle est d’ailleurs pleine, de X mois.

Honnêtement, je savais à quoi m’attendre, mais je ne pensais pas que ce serait si terrible. Je supputais une soirée divertissante malgré tout, bien que pas franchement stimulante, qui se serait terminée vers une heure du matin maximum, ou même un événement duquel j’aurais pu m’éclipser… Mais non. Il n’y avait même pas de cadeau de Noël pour moi, alors que j’en avais prévu pour mes hôtes.

Je ne comptais pas dessus, je ne suis pas intéressé, mais c’est une petite goujaterie. Cela m’évitera au moins d’avaler par politesse une des infectes crotte de nez chimiques que Léonidas ou Lindt qualifient abusivement de chocolat, ou même de confiserie. Autre surprise à l’arrivée, pas de gui… Nos hôtes avaient décidé de s’en passer, et de se souhaiter la bonne année dans un hiatus de tradition.

Comme dit la Mamma, les gens qui meurent puis qui vont pas bien, bah on leur a souhaité la bonne année aussi, hein, au début de l’année où ils meurent, quand on y pense, alors ça porte pas bonheur, finalement !

Pauvre conne. Et la conversation de tout ce beau monde était à l’avenant : c’était encore elle la plus sympathique de ce lot assorti de grands singes rasés. Oh, quand j’y repense, quelle horreur ! A table, mes pauvres oreilles ont souffert : tout ce beau monde répète les mêmes choses, déblatère des imbécillités, énonce lieux communs, évidences et absurdités confondues avec les mêmes airs pénétrés…

Et bien sûr ce ne serait pas drôle s’ils maintenaient un niveau de décibel normal… ils faut qu’ils parlent fort comme des charretiers et des maraîchères ! C’est pourquoi, en plus d’être une insigne torture, ce repas fut d’une lenteur géologique : apéritif + petits fours + deux entrées + un plat + deux légumes + deux desserts + une galette des rois + des gens pressés de jacter plutôt que de manger = …

La maîtresse de maison et son cher et tendre avaient peur de manquer, voyez-vous. Je ne surprendrai personne en disant qu’aux alentours de 23h45, lorsque notre hôte zappa sur TF1 pour se servir de la chaîne du cul et de la pub comme référence absolue sur l’heure du nouvel an, nous n’en étions qu’à la seconde entrée. Et qu’en fait de m’éclipser, je ne disposais d’aucun prétexte avant le dessert.

Mais le pire, c’est qu’il me fallait dépendre de quelqu’un pour rentrer à mes pénates… Même pas, juste pour m’accompagner à la gare RER (j’ignorais où elle se trouve) dans ce quartier peu rassurant de nuit.

Dépendre de quelqu’un, cela veut dire se taper toutes les conversations chiantes du style je rentre plus dans du pimkie, ou j’ai une wii chez-moi, si j’avais su je l’aurais amenée, ou même pire, le sport, le kir royal, ce qu’est une poularde exactement… et ne partir que quand ce quelqu’un a décidé de partir. Cela veut dire aussi bouffer sans ciller des rillettes en boite, un pain surprise Picard et une bûche Carrefour.

Voilà pourquoi je suis resté à attendre patiemment pendant des heures (dont la dernière demi-heure entière debout et habillé de pied en cap dans couloir de la sortie, à écouter nos adieux et à taper encore la discute avec notre hôte, le roi de l’au revoir à rallonge…) avant de pouvoir me tenir ici, sur ce putain de quai désert et gelé, à attendre encore et toujours.

Plus d’une heure pour rentrer à Paris, à vingt minutes de marche de chez moi, gavé d’une boustifaille immonde peu digne d’une gargote pouilleuse, crevé rien qu’à l’idée de devoir me lever tôt pour aller bosser le 2 janvier, et vraiment pas jouasse de m’être couché tard pour STRICTEMENT RIEN, ayant passé un soirée merdique uniquement en compagnie d’abrutis mal dégrossis en lieu et place de ma famille ou mon amant.

Parce qu’il n’est pas minuit, ni une heure, ni deux, mais bien six heures du matin quand je pose enfin le pied dans mon vestibule… Et que je prends ma première et dernière résolution de l’année, ne plus jamais sortir pour le nouvel an.

Bonne année quand même à ceux qui compatissent et n'aiment pas le petit bonhomme en mousse et la piquette à deux balles... Aux autres, crevez. Vous méritez de souffrir, mais je suis d'une grande mansuétude.

Raoul_type

Posté par Elromanozo à 07:23 - Billets d'humeurs - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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