Côté Beurre

La tartine qui tombe, qui tombe... Un blog qui ne crache pas dans la soupe, mais trempe son pain et sauce toujours. Avec du poil autour.

jeudi 27 décembre 2007

Episode 4 : Des nouvelles des noirs...

Nous autres, à Esclavage S.A., nous embauchons des nègres. Et je ne parle pas d’écrivains anonymes, mais bien de blackoss, de bamboulas, de cafres, de bananias, de sauvages, de négros, de noirauds, voire même de mal lavés. Bien entendu. Je veux dire, la liste des exactions du patron moyen n’est pas complète sans une bonne dose de racisme !

Au cas où vous n’auriez pas compris, c’était un bon mot, une saillie pseudo-drolatique sur le ton de l’ironie au sujet d’un travail que j’abhorre. Bref, je rigolais. Pas sur le fait qu’on embauche des blacks (ce serait raciste et profondément débile de se priver volontairement de leurs talents), mais j’avoue volontiers ne pas cautionner ces termes pour le moins péjoratifs…

Il faut le préciser, surtout en vue de ce qui vient.

Il est très facile de se laisser aller à être raciste lorsque l’on s’occupe administrativement de pléthore de petits salariés étrangers sans trop les côtoyer. En France, les dispositions légales concernant l’embauche semblent d’ailleurs particulièrement racistes, ou provoquer un comportement raciste de la part des entreprises… alors qu’il n’en est rien. Ce serait même plutôt le contraire, souvent.

Mais Esclavage S.A. est une entreprise, donc on y est capitaliste. Donc racistes et exploiteurs. On me l’a encore dit l’autre jour, c’est que ça doit être vrai, non ?

Voyez les filles de la paie grincer des dents et maugréer dés qu’elles voient le dossier d’un étranger doté d’une carte de séjour temporaire, et voyez combien elles sont heureuses de déclarer un salarié qui possède une carte d’identité nationale ! Quelle honte et quelle infamie… Et ça n’a rien à voir avec le fait que les démarches soient beaucoup plus lourdes pour déclarer un salarié étranger qu’un français. Ben voyons.

Et puis nous sommes si racistes, à Esclavage S.A., que nous refusons de faire travailler les pauvres sans-papiers. Vous savez, ceux qui sont obligés de squatter des bâtiments pour qu’on leur offre des logements gratuits. Ah, lala, c’est terrible ça, ma bonne dame. Et c’est du racisme, c’est sûr, ça n’a rien à voir avec le fait qu’en France, ça soit illégal de faire travailler des sans papiers…

D’ailleurs on harcèle couramment le salarié étranger, ici, c’est comme qui dirait une activité quotidienne.

Nous n’avons de cesse que de leur envoyer de méchants courriers en recommandé (doublés de lettres simples, puisque les gens vont rarement chercher les recommandés méchants, croyant éviter le pire) pour leur demander leurs papiers comme un vulgaire flicaillon qui opère un contrôle au faciès. Dés que leur titre de séjour va expirer, on leur rappelle qu’il faut qu’ils soient en règle avec nous. Vilain, non ?

Et nous sommes intraitables… tellement pointilleux, tellement tatillons, pires que des fonctionnaires ! Nous leur demandons des photocopies couleurs recto-verso lisibles de leur titre de séjour, ou qu’ils nous apportent l’original en personne pour en constater l’authenticité. Pas de photocopie en noir et blanc, et surtout pas de fax. Aucun rapport avec le fait que ça soit illisible.

Aucun rapport non plus avec le fait que nous recevons des faux grossiers (ou moins grossiers).

C’est vrai, quoi, il faut leur laisser envoyer des fax de leurs cartes de séjour, c’est tellement plus pratique qu’une lettre ! Et après, est-ce leur faute si nous ne recevons qu’un rectangle gris avec des caractères illisibles, sans nom, sans date, et avec une tache noire en guise de tête ? Ce serait très discriminatoire de dire qu’une photo de black passe plus mal qu’une photo de blanc au fax, non ?

Et puis une mauvaise photocopie c’est plus pratique, pour eux, non ? S’ils veulent travailler pour nourrir leurs femmes et leurs petits enfants, ils sont bien obligés de ruser pour faire face au grand méchant patron. Il faut les comprendre… Ils n’ont pas beaucoup de sous, pas de quoi faire une photocopie couleur… En revanche ils ont un ami qui connaît bien photoshop et qui retouche les dates sur les papiers.

C’est un délit, c’est une cause de licenciement… mais ça c’est pas grave, hein ?

Après tout, ils s’en fichent que le patron aille en prison. Mieux vaut lui que eux. C’est un patron, il est donc coupable par définition. Coupable s’il refuse de les employer alors qu’ils sont dans le besoin. Coupable de ne pas leur donner assez de sous et de suivre ces bêtes lois françaises sur les salaires. Coupable de les harceler pour qu’ils envoient leurs papiers…

C’est normalement à eux de se mettre en règle, selon la loi. Mais on les y aide… Pourquoi ?

Parce que c’est considéré comme de l’exploitation pure et simple de faire travailler au noir des étrangers illégaux. Allez savoir pourquoi. Peut-être bien parce qu’on pourrait menacer de les dénoncer à la police et leur imposer des conditions iniques… C’est pourquoi la loi française prévoit que ce soit le gérant qui aille en prison s’il emploie de telles personnes.

Oh, et l’employeur doit en sus payer un mois de salaire à tous ceux qu’il renvoie en cas d’absence de papiers.

Allez voir cet homme du peuple, Brice Hortefeux, qui a décrété que l’employeur était en totale responsabilité dés le moment où la carte de séjour expire et qu’il ne licencie pas aussitôt le salarié incriminé. Dans la pratique, à Esclavage S.A., on envoie des lettres avant et on passe même des coups de téléphone : on fait tout pour que l’employé soit au prévenu plusieurs fois et à l’avance…

Oh, comme il est méchant, cet employeur !

Alors… Je ne dis pas que tous les employés noirs sont d’immondes profiteurs illégaux, ou des hordes d’étrangers qui viennent voler la sécu des bons français qui travaillent… Parce que ça n’est pas vrai du tout. La plupart des employés, quelle que soit leur nationalité, sont sérieux, et envoient leurs papiers quand ils les ont. Et il y a autant de chieurs chez les franchouillards de souche que chez les autres.

Mais, chaque mois, moi et d’autres esclaves de bureaux, on reçoit de faux récépissés de demande de carte de séjour ; chaque semaine, on relance d’autres employés ; tous les jours, on essaie de faire qu’un maximum de gens puissent bosser pour un salaire normal sans aller en prison… Parce que c’est comme ça que ça marche, et parce que ça arrange tout le monde, voilà tout.

Je suis le mal incarné, c’est clair. Ben voyons.

Matos_de_blackoss

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lundi 24 décembre 2007

Punch de Noël...

Bon, vous connaissez tous ce site...

J'en connais même un qui a le coffret DVD du film dont ceci est extrait.

Certes, c'est bollywood, mais ça n'enlève rien à la magie de Noël, non ?

A la prochaine !

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jeudi 20 décembre 2007

Ecoutez-le, le Monde vous parle...

Donc, je me fais chier comme un rat mort au bureau. Mais il n’y a pas que ça dans la vie, et il reste moult sujets desquels j’aimerais vous entretenir. C’est Noël, merde ! Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté, et toutes ces sortes de choses… Enfin en l’occurrence, et c’est le sujet du jour, ce serait plutôt Dissensions sur le Monde aux hommes de mauvaise foi.

Le Monde (les italiques sont importantes), c’est bien sûr le journal dans lequel les escrocs s’en croquent, les pisseux s’en copient, et les cons s’en sucent… Depuis pas mal de temps déjà, le Monde, pourtant de droite, pratique l’autogestion au quotidien, quand bien même il est la propriété éminente de quelque gros ponte des médias influents, encore ami du tombeur de l’Elysée.

En effet, c’est la société des rédacteurs du Monde qui élit le comité de direction. Eh bien, en ce moment, à l’instar des Belges qui arrivent à élire une Miss mais pas un gouvernement (et encore), le Monde part à vau l’eau sans directoire. Les directeurs et toute leur équipe ont démissionné en bloc, pour cause d’incapacité à faire approuver le moindre projet !

Ces directeurs, qu’ils ont pourtant nommés, sont victimes de cet esprit révolutionnaire qu’ont les journaleux épris de liberté ; cette fonction scribouillarde primaire qui remplace l’intelligence chez le reporter, et qui le fait crier qu’on bafoue la liberté de la presse alors qu’il ne fait lui-même que du gonzo consensuel autour de fausses infos, chiant de jolis étrons de sensationnalisme, voire de propagande.

Car pendant ce temps, évidemment, le Monde continue de paraître, soi-disant sans maître mais pas sans rédacteur en chef… et ce sont toujours les mêmes pantalonnades auréolées de sérieux qui y figurent, comme de bien entendu. On peut donc émettre de sérieux doutes sur l’utilité du comité de direction pour ce qui est des activités habituelles du journal.

Alors qu’est-ce qui pose problème ? La liberté des journalistes si désintéressés ? Ben voyons ! Non, comme d’habitude, c’est le fric, le pèse, l’oseille, le flouze, la thune, la maille, les sousous dans la popoche. La raison principale de ces crêpages de chignon, c’est la juteuse et ventripotente filiale Internet du Monde, ce qu’ils vont en faire, et à qui iront tous ces bénéfices.

Le Monde est un auguste organe de presse. Un rectum, probablement.

Arcane_XXI

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dimanche 16 décembre 2007

Ah, si tous les papiers étaient aussi jolis...

Parfois, je me prends à rêver...

Recommandé N° : xx xxx xxx xxxx x

URGENT

Objet : Renouvellement Titre de Séjour

Paris, le xx/xx/xxxx

Monsieur,

Il est venu à notre attention tantôt

Que votre titre de séjour a expiré.

Le devoir vous oblige, il faut le rappeler,

A vous remettre en règle avec nous au plus tôt.

Envoyez-nous, monsieur, une photocopie

Lisible et en couleurs, du recto, du verso

D’un titre de séjour valide, ou, à défaut,

De votre convocation pour celui-ci.

Sans ce document légal, la loi nous oblige

A ne point vous avoir comme notre homme lige.

Sans titre de séjour, il nous faut sans délai

Mettre fin à votre période d’essai.

Dans l’attente monsieur, veuillez donc agréer

L’expression de nos sentiments distingués.

Le Service du Personnel

... et puis, évidemment, je me réveille. Au boulot.

Titre_de_s_jour

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dimanche 9 décembre 2007

Violons dingues !

S’il y a un film à l’eau de rose qui se moque de lui-même, c’est bien Leçons de Séduction (The Mirror has Two Faces, 1996). Vous savez, celui avec Barbra Streisand et Lauren Bacall qui jouent respectivement fille et mère. J’avais envie de parler d’amour aujourd’hui, et j’avais même un truc vachement intéressant à dire, mais je viens de réaliser que ça a déjà été dit, en mieux et en peu de mots, dans ce film…

C'était sur la question "pourquoi tombons-nous amoureux ?"... La scène dont je parle se passe dans un amphi de fac, Barbra Streisand est une professeur discourant (devant des étudiants qui participent) sur l’amour en tant que fait littéraire, anthropologique, sociologique et psychologique à la fois, bref, en tant que phénomène. Quitte à passer pour un flemmard, voilà l’extrait dont je parle :

Experts, scholars and my Aunt Esther are united in one belief : True Love has spiritual dimensions, while romantic love is a lie. A myth. A soulless manipulation. And speaking of manipulation… It’s like going to the movies and seeing the lovers kiss… The music swells, and we buy it, right ? So when my date kisses me, and I don’t hear strings, I dump the person. The question is, why do we buy it ?
Because, myth or manipulation, we all want to fall in love. That experience makes us feel completely alive. Our everyday reality is shattered, and we are flung into the heavens. It may only last a moment, an hour, but that doesn’t diminish its value. We’re left with memories we treasure for the rest of our lives.
I read “When we fall in love, we hear Puccini in our heads.” I love that. His music expresses our need for passion and romantic love. We listen to
La Bohème or Turandot, or read Wuthering Heights, or watch Casablanca, and a little of that love lives in us too.
So the final question is : Why do people want to fall in love when it can have such a short run and be so painful ?
                – Propagation of the species ?
                – We need to connect with somebody…
                – Are we culturally preconditioned ?
– Good, but too intellectual for me.
I think it’s because, as some of you may already know…
While it does last, it feels fucking great.

Et comme disent les Italiens, traduttore, traditore : il est inqualifiable de ne pas connaître l’anglais de nos jours, alors démerdez vous pour la traduction.

Moi, j’ai quelqu’un d’autre à qui je dois parler d’amour, et plus encore, le plus souvent possible.

In_love

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Monsieur Dimanche...

Je passe un dimanche de merde, chose que je goûte parce que ça ne m’est pas arrivé depuis quelques temps. Je dis dimanche de merde, mais cette expression se veut sans aucune intention infâmante vis-à-vis de moi-même ou du dimanche… Non, un dimanche de merde de temps en temps, ça ne fait pas de mal, et on peut s’y amuser énormément.

Vous connaissez sûrement vous-même les différentes sortes de dimanches… En voici quelques unes :

Le dimanche de merde : Dimanche mou mais plaisant durant lequel, luxe suprême, vous ne faites rien… Il est possible de larver devant la télé, de buller, de se légumiser, de glander, voire même de siester sans raison, à la limite avec un café ou une cigarette, mais sans jamais rien accomplir de concret. Le pied…

Le dimanche scolaire : Pour les écoliers, collégiens, lycéens et autres étudiants, le dimanche studieux est un passage obligé mêlé de regret et d’appréhension. Comme il y a cours le lendemain, c’est le seul jour du week-end ou l’on bosse, sachant qu’on n’a rien foutu la veille par bête procrastination.

Le dimanche gueule de bois : Il peut s’agir d’une réelle gueule de bois, ou bien d’une maladie, ou d’une vieille fatigue qu’on a traîné pendant toute une dure semaine de boulot. C’est un peu comme le dimanche de merde, sauf que vous aimeriez bien pouvoir faire quelque chose, mais finalement non…

Le dimanche crapuleux : Une journée idyllique ou, plutôt que de se coucher tôt, on ne se lève pas du tout… Et on reste au lit avec l’élu de son cœur ! On mange tout nus quand il faut bien manger. Il est permis de prendre des douches ou des bains ensemble et de faire des siestes en amoureux, de passer du lit au canapé et vice-versa.

Le dimanche grinçant : Repas ou café (ou les deux) en famille, que, malgré toutes les excuses de la planète, on n’a pas pu éviter. A force d’essayer de ne pas s’énerver, on finit par être plus fatigué ce jour là que la semaine. On s’y fait autant chier qu’un dimanche de merde, mais là, ça ne fait pas plaisir…

Le dimanche au boulot : Eh oui, ça arrive ! Travailler plus pour gagner plus, comme on dit. C’est comme une journée de boulot, sauf que, pour une raison inconnue liée à l’horloge biologique, cette journée semble paresseuse… L’absence de la plupart des gens donne au bureau des allures post-apocalyptiques.

Le dimanche des courses : La veille, vous vous êtes bien marré… C’était hyper cool, vous vous êtes levé tard, vous avez été au ciné, fait ce truc qui traînait depuis trois semaines, vous êtes sorti en boite… Et maintenant, faut trouver un marché ouvert pour faire les courses ! Du moins si vous voulez manger cette semaine.

Le dimanche des soldes : Il peut s’agir aussi d’u dimanche de l’avent. Plus que la cohue, c’est le chaos ! Vous vous pressez tous les uns contre les autres entre clampins, dans les grands magasins, dans les rues alentours et dans le métro avec vos paquets, le portefeuille plus léger, avec le sentiment confus que ça ne vaut pas le coup…

Le dimanche à la campagne : Après avoir bravé les embouteillages le matin ou la veille, vous avez gagné le droit de pique-niquer dans un bois morne et moite, bien pollué, aux portes de Paris. Il pleut, vous avez oublié la moitié de la bouffe ou des ustensiles, et vous allez devoir repartir dans dix minutes. Quelle joie, le week-end !

Le dimanche des morts (en sursis) : C’est un dimanche complètement gâché par le fait que vous devez absolument aller voir un ami à l’hôpital, ou une cousine qui vient d’accoucher, ou une vieux à l’hospice, ou quelque autre empêcheur de tourner en rond. Voire même aller visiter la tombe de Tatie au cimetière.

Le dimanche de fiançailles (souvent long) : Outre un film débile avec l’autre psychopathe de service, c’est aussi un dimanche invité à un mariage, un enterrement, ou autre grande réunion dans le même genre. Le mieux c’est de trouver un copain ou deux et de médire dans un coin sur les beaufs de la famille en attendant que ça se passe.

Le dimanche des jeux : Un dimanche après-midi ou vous avez invité des copains pour jouer, parce que c’est l’occasion, ou que ça n’était pas possible samedi… Si vous êtes un enfant, c’est pour faire joujou autour d’un goûter. Si vous êtes un ado attardé, c’est pour jouer aux jeux vidéos ou aux jeux de rôles autour d’un snack.

Le dimanche des curés : Bien qu’il soit inqualifiable de nos jours de perdre un temps précieux, dédié aux loisirs, à pratiquer ce genre de simagrées plutôt que de le passer à faire n’importe quoi d’autre, il faut bien en parler… Certains pervers (j’ose à peine le dire) vont à la messe. Pire : d’autres la regardent à la télé.

A_no_l_ou___la_pentec_te

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Magnae Cartae

J’ai, pour ceux qui ne le sauraient pas, un neveu. C’est, comme il se doit, le plus joli neveu du monde, il est parfait, beau, intelligent, gentil, tout ce qu’on veut… normal. C’est parfois un insupportable scrongneugneu, mais que voulez-vous, c’est mon neveu et je l’aime bien quand même ! Depuis pas mal de temps, il est féru de jeux de cartes à collectionner.

Donc, fatalement, je le suis aussi… histoire de pouvoir suivre ses conversations.

Ciel, comme on se sent vieux lorsqu’on s’aperçoit qu’il s’est passé dix ans depuis qu’on a joué pour la dernière fois à ce genre d’agaceries… A l’époque ou j’ai commencé à m’intéresser à ça, il y avait Magic (The Gathering, même pas en version française), et les autocollants Panini. Point. Aujourd’hui, la moindre série télé de science fiction génère un épiphénomène à collectionner !

En cette période de cadeaux ruineux, nombre d’entre vous seront obligés d’en faire l’emplette en masse pour contenter neveux et nièces, fils et filles, cousins et cousines, enfants, ados, voire ados attardés jusqu’à plus de trente ans (mais uniquement pour les cas les plus graves… en général, quand les trentenaires s’adonnent à ces passions honteuses, ils se fournissent eux-mêmes).

Plein d’une mansuétude inhabituelle pour ceux qui ne savent rien de ces choses et constatent, éperdus, le gouffre sans fond qui sépare leur club de bridge pour troisième âge des passe-temps souvent incompréhensibles de leurs chères têtes blondes à l’approche de Noël, je mets à votre service mes humbles talents avec ce petit guide des principaux jeux de cartes à collectionner…

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le premier du genre et celui qui a encore le plus de succès…

Magic, l’Assemblée :

Le principe existe depuis bien avant Harry Potter… Vous êtes un puissant magicien, et vous lancez des sorts dans le but de vaincre d’autres mages/joueurs en duel. Les cartes de ce jeu sont des sortilèges, que vous pouvez poser selon des règles enfantines… du moins au début. L’ennui c’est que chaque carte ou presque détaille des propriétés tarabiscotées pour contourner, utiliser, transgresser, voire ajouter exceptionnellement une ou plusieurs règles, de préférence de façon inédite. La masse de cartes toutes différentes à trier pour se constituer un paquet réglementaire de 60 cartes défie probablement l’entendement d’Alan Greenspan…

Pokémon :

Décliné de mille et une manières par Nintendo, ce jeu pousse à l’extrême un design dit « kawaï » et combine à merveille les principes du tamagotchi et du collectible. Les pokémons sont de petits animaux qui ne vivent que dans le monde de Nintendo, et des dresseurs les attrapent dans des boules (sic) pour les faire se marave la gueule dans des combats en arène. Il est à noter que la SPA n’existe pas dans cet univers… Chaque pokémon est unique, et possède des pouvoirs spéciaux. Plus il combat, plus ces pouvoirs augmentent. Un pokémon peut aussi « évoluer » (si inepte que cela soit biologiquement parlant), changeant de forme pour devenir plus fort.

Yu-Gi-Oh :

Les règles arbitraires de ce jeu japonisant ressemblant fort à un croisement occulte (et cher) de Magic et Pokémon sont complètement hermétiques au profane, et pourtant, les enfants en sont friands : c’est si simple que SEUL un enfant peut y jouer… Le principe semble connu : vous convoquez des créatures à la table de jeu sous forme de cartes, vous leur adjoignez des effets divers et variés (comme des pièges, par exemple), et elles se combattent. Vous les placez en tant qu’attaquant ou défenseur et faites face à telle ou telle créature adverse, selon votre stratégie, celle de l’adversaire, et le niveau de complexité choisi. Hermétique, on vous dit.

Bella Sara :

Ce jeu à collectionner tout nouveau, tout beau et tout rose qui nous vient de Norvège tient du tamagotchi et ne se joue que grâce à un support Internet. Nous entrons de plain pied dans le domaine des petites filles. Foin (et c’est le cas de le dire…) de combats sanglants, ici, il s’agit d’élever un cheval. Les cartes à collectionner possèdent chacune un code qui, entrés sur le site du jeu, donne droit à des accessoires qui permettront à la pisseuse de martyriser son pauvre animal virtuel en lui mettant des nœuds partout et en le brossant du matin au soir, puis en le faisant concourir contre les bestiaux des autres futures midinettes.

Le Livre des Cinq Anneaux :

C’est le jeu de cartes à collectionner qui a enfanté l’univers du même nom. Dans un empire médiéval fantastique d’inspiration sino-japonaise, des clans de samouraïs s’affrontent à coups d’intrigues, de guerres, de sabres, d’arts martiaux et de sortilèges. Les extensions de ce jeu détaillent toujours plus l’histoire de cet univers assez riche, sans se décliner dans des univers parallèles comme Magic. C’est un jeu auquel il est difficile de jouer si l’on est un maniaque de l’authenticité culturelle… Mais il est tient bon depuis des années, à la différence de tous les « suiveurs » de Magic, y compris les jeux de cartes à collectionner dérivés de jeux de rôles connus !

Vampire :

Détail amusant, ce jeu est d’abord paru sous le nom Jihad… Mais hélas juste au moment ou ce terme devait devenir carrément passé de mode en occident pour de bêtes questions de terrorisme, dans les années 90 ! Le rapport avec le terrorisme est ténu. La guerre sainte à laquelle s’adonnent les vampires de ce jeu (dans lequel vous intriguez avec vos clans de vampires pour dézinguer les clans adverses et leurs séides comme un gros bourrin) est censé être le double combat du vampire, contre les autres vampires qui ne partagent pas ses convictions, et contre sa propre nature bestiale.

Le Seigneur des Anneaux, Stargate SG1, et caetera

Il existe aujourd’hui une tartine de jeux de cartes à collectionner faisant partie intégrante du marketing des films et séries télévisées qui sortent de nos jours… Le jeu de cartes du Seigneur des Anneaux possède déjà quelques extensions, de même que le jeu Stargate SG1, et il existe ou a existé des tas de cartes à collectionner sur à peu près tous les gros blockbusters fantastiques. Et encore, je ne vous parle pas ici des dés, des figurines en plastique pré-peintes avec les pieds, ni des jeux de cartes auxquels s’adjoignent de petites maquettes de carton (des voiliers pour Pirates des Caraïbes, des vaisseaux spatiaux pour Star Wars) que vous faites s’affronter en formation…

Les jeux PAS à collectionner :

Il existe aussi des jeux soi-disant pas à collectionner mais qui comptent quand même quelques extensions… Le petit nouveau de chez Asmodée, Hero IK, ou encore Anima, Fairy Tale… mais aussi plein de jeux au public restreint mais croissant, tant français qu’allemands ou traduits de l’américain. Ces jeux de société sont plus économiques, vraiment bien faits, souvent créatifs, et changent agréablement du Monopoly. A condition bien sûr de choisir judicieusement, ils ne vous ruineront pas et égaieront de nombreuses soirées en famille ou entre amis ! Laissez-moi vous recommander Citadelles, Illuminati, Il Etait Une Fois, et le Grand Dalmuti

Voilà.

Pour reprendre une phrase que je dis trop souvent mais qui reste efficace, c’est à peu près tout. A peu près parce que ma liste n’est sans doute pas exhaustive, et que j’ai volontairement omis tous les jeux tombés au champ d’honneur, victimes de règles trop complexes ou trop copiées, d’un marché chargé, d’un public trop peu nombreux, ou simplement de leur propre nullité.

Citons tout de même Intervention Divine, un jeu de cartes à collectionner 100% français par un auteur obèse et ordurier, d’après l’un de ses jeux de rôles (jeu de rôles qui fut son unique vrai succès, d’ailleurs, si l’on excepte le fait que sa compagnie, Asmodée justement, est aujourd’hui la plus grosse du marché parce qu’ils ont su se diversifier et traiter avec qui il fallait). On y jouait Dieu ou Satan, et on se fritait à coups d’anges et de démons.

L’univers bien franchouillard tenait plus de Ma Vie est un Enfer que de Constantine… Avec des démons et des anges assez humains qui se font des coups de putes. A preuve, le traditionnel petit texte pseudo littéraire dit « d’ambiance » que l’on trouve sous beaucoup de cartes à collectionner, dans Intervention Divine, c’était une brève de comptoir. Une vraie, recueillie par Jean-Marie Gourio et tout.

Certes, le jeu était nul à chier, mais maintenant vous savez ce que je regrette le plus…

Jeu_de_cartes

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vendredi 7 décembre 2007

Episode 3 : L'avalanche des miss...

Je réalise seulement maintenant qu’en vous épargnant la description de quelques uns de mes collègues, je ne faisais pas preuve de mansuétude mais d’un manque d’exhaustivité criminel dans la typologie de la connerie.

En effet, s’il n’y avait que la teufeuse (polie comme si elle avait été élevée dans une bergerie et aimable comme l’odeur qui y règne), la demi-concierge (celle dont la voix donne la migraine… elle doit prendre un truc pour avoir la pêche et accomplir sa vie en alignant des chiffres, c’est pas possible…), Doc Gynécomptable, la vielle peau qui parle à la photo de son chat, ou la grosse vache avec 3 en QI, ça ne serait rien.

Je ne vous parle pas du Chasseur Français, quadragénaire au look de trentenaire, avec femme, enfants et maîtresse… Je dis chasseur français parce qu’il chasse la bécasse. Et qu’il faut aussi lui expliquer quatre fois avant qu’il comprenne. Par exemple, après quelques années passées dans le même service, il ne sait toujours pas comment fonctionne le logiciel qu’il utilise tous les jours.

Certes, ça n’est pas très intéressant, mais tout de même, en quinze ans, on peut retenir certaines choses…

Il y a aussi l’Incroyable Bulk, gentil, galant, honnête… Mais incapable d’envoyer une lettre qui n’a pas au moins une faute par ligne, même avec un spellcheck. Le pire c’est qu’on le lui a dit, mais qu’il refuse de faire relire ses courriers avant qu’ils ne partent. Non, je fais erreur… Le pire, c’est qu’il est souvent chargé d’écrire des rapports et des lettres qui ont valeur légale, et peuvent, en cas de problème, être lus par juges et avocats.

Mais rien ne surpasse la paresse intellectuelle de ceux que l’on rencontre hors des murs et qui, pourtant, dépendent de l’entreprise dans laquelle je travaille. Appelons la Esclavagisme S.A.R.L…. Nous (et croyez bien que je regrette de m’inclure dans ce pronom) employons en effet à pléthore de postes variés nombre de salariés qui ne travaillent point dans des bureaux.

Parmi ceux-là, il y a les filles de l’accueil. D’où le titre, très approprié cette fois (voir le dernier billet).

Elles sont… Comment dire ? Elles portent des jeans troués et des piercings aux sourcils (voire pire) quand elles sont de service à l’accueil dans des immeubles chics, malgré qu’elles se soient présentées bien habillées en entretien (Elles ont vu « CDI » sur leur contrat, elles en deviennent toutes folles…). Elles ne sont pas capables de grand-chose, alors qu'elles devraient parler au moins deux langues correctement.

La pouffe de base, quoi… Oh, le mieux c’est que je vous montre.

Pour voir deux des e-mails typiques qu’elles envoient au service d’exploitation, cliquez sur les images ci-dessous. Il est judicieux à ce stade de préciser que ces demoiselles sont majeures, françaises, et presque toutes nées en France. Et remerciez-moi : J’ai choisi deux des rares pour lesquelles elles ont utilisé un correcteur d’orthographe.

mail_miss_1mail_miss_2

Posté par Elromanozo à 21:56 - Billets d'humeurs - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 6 décembre 2007

Episode 2bis : L'attaque des connes...

Oui, je sais, j’ai déjà fait un jeu de mots avec le même film. Mais là, ça mérite. J’aurais pu intituler ce billet L’Avalanche des Miss, mais ça n’aurait vraiment pas eu le même impact ! De plus, ce billet colle parfaitement avec l'image peinte par Jared Hindman et que j'ai lâchement piquée sur son site... Rendons donc à César ce qui ets à César, et passons à la suite.

Vous saviez déjà, pour l’avoir lu ici, à quel point mon travail actuel me passionne. Vous n’ignorez pas non plus l’indigence intellectuelle de certaines personnes que je côtoie dans le cadre de cet emploi, ayant saisi les fines (Ahem…) allusions que je n’ai pas pu m’empêcher de glisser çà et là dans ma prose. Vous avez sûrement des collègues chiants vous-mêmes.

Vous savez déjà tout, sans doute, de la fausse bonhomie qui règne au bureau, quel qu’il soit. C’est la politesse hypocrite qui vous fait dire bonjour, et ça va bien merci, et comment ça va, et patati, et patata… alors que vous vous en fichez complètement, que vous avez en face de vous un inepte jocrisse prêt à gober n’importe quel ragot ou lieu commun plutôt que de bosser…

Ou, bien sûr, une pauvre colasse (si, si, ça existe) dont la mort ferait remonter d’un point la moyenne du QI national. Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’en ai rien à battre des aventures des enfants, du mari, du chat, du chien, du rôti qu’il a fallu finir hier, de ce que la fille aînée a vu sur le chemin, ou dieu sait quelle histoire bancale de l’imbécile en question.

Tout ceci est certes nécessaire pour que règne l’harmonie entre gens de différents milieux tous censés se casser le cul ensemble à quelque tâche qui, fondamentalement, ne sert pas à grand-chose, mais rapporte de quoi vivre… Après tout, en huit heures de bureau par jour, beaucoup voient plus leurs collègues les jours ouvrés que leur famille et leurs amis, si l’on déduit les heures de transport et de sommeil…

Mais vraiment… C’est dur. Je trouve que ce que les anglais appellent smalltalk est parfois trop petit pour moi. Trop petit pour des gens que je ne connais pas, que je n’ai pas envie de connaître.

Et qui me le rendent bien, d’ailleurs.

Rien qu’à la comptabilité (pourtant des gens éduqués et intelligents, du moins capables d’une certaine puissance dans l’abstraction intellectuelle), il y a une dame a l’air hallucinée et au langage de concierge, parlant constamment d’une voix nasillarde et forte, et un homme quasi-chauve et empâté à l’œil morne qui a la voix et les inflexions de Doc Gynéco.

En face, une jeune banlieusarde teufeuse, polie et intelligente mais vulgaire et mal fagotée, s’en tient à son boulot et ne sourit qu’à ceux qu’elle connaît effectivement depuis longtemps. Je pense l’imiter, c’est une technique intéressante… Surtout si je continue d’être confronté au Papy du bureau d’à côté, un aliboron patelin qui fait son âge en dépit d’un lifting et d’une rhinoplastie.

Et quand on a la chance de travailler, comme moi, dans le même bureau qu’une tête de bétail qui « ne prend qu’un seul pain au chocolat par jour », parce qu’elle est diabétique, mais se gave de barres chocolatées et de bonbons que lui passe nonchalamment sa collègue (une vieille chouette sympathique mais tout le temps mal fichue), qui n’est autre que la colasse précitée…

… Il est vital de savoir retenir ses soupirs et ses roulements d’yeux. Donc je suis poli. Et je souris.

Comme me le disait un ami il n’y a pas si longtemps, la vie est une dure lutte.

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samedi 1 décembre 2007

Episode 2 : L'attaque des clopes...

Sur mon lieu de travail, pour adopter à contrecoeur l’expression légalo-journaloise et code-du-travaillesque pour dire bureau, je ne suis pas seul. En effet, comme la plupart des gens, j’ai des collègues. Et, comme la plupart des gens en France, ces collègues sont nicotinomanes dans leur immense majorité. Ce que je ne suis pas, au cas où vous ne le sauriez pas.

L’immeuble où se trouvent nos locaux leur offre une chance inestimable : un accès direct à « la terrasse », sorte de balcon bétonné large comme deux personnes de front, et courant sur toute la longueur du bâtiment. La vue est particulièrement jolie pour un immeuble de bureaux, il faut l’avouer, mais c’est plutôt pour aller se noircir les poumons que mes collègues apprécient cet espace.

Ce n’est peut-être pas la lettre de la loi en ce qui concerne le local fumeur, mais on s’arrange ainsi…

Cela permet de ne pas avoir un aquarium mal aéré qui sert de fumoir, ni d’avoir des bureaux qui sentent tous la clope, cela évite de multiplier les dangers du tabagisme en faisant de tout le monde le fumeur passif de tous les autres en plus de griller ses propres cigarettes… Et cela évite aussi que, toutes les heures, une troupe de drogués descendent vingt minutes dans la rue pour se polluer la trachée.

Surtout, qu’on ne m’accuse pas de ne pas respecter les fumeurs. Je trouve ces lois anti-tabac assez dictatoriales : Songez que dans certains immeubles privés (que possèdent de toute évidence des paranos de la santé) il est interdit de fumer même dans les appartements privatifs… Et quelle idée de vouloir empêcher le pauvre monde de s’en griller une à la terrasse d’un café ?

Surtout quand le serveur parisien typique, qui « n’en peut plus de toute cette fumée », soi-disant, n’attend que sa pause syndicale pour s’en rouler une aussi…

Mais je dois avouer, pour revenir à nos mégots, que cette loi a du bon dans le monde de l’entreprise. Cela évite au moins que je fume la clope des autres rien qu’en respirant tous les jours, même si cela n’empêche pas que j’aie l’impression de serrer la main d’un tas de cendriers chaque matin. Et notre terrasse pour fumeurs a l’avantage de réduire le temps des pauses cigarettes.

Et des pauses, il y en a… Un inspecteur du travail y trouverait peut-être à redire, mais de fait, les gens s’arrangent entre eux : tout le monde se fout du nombre de pauses que vous prenez, du moment que le boulot est fait à la fin de la journée, c’est ça la réalité du monde du travail avec des gens raisonnables. Toutes les heures, ou toutes les heures et demie environ, c’est donc direction terrasse.

Le bureau dans lequel je travaille perd les deux tiers de son quorum…

C‘est à dire que les deux dindes travaillant dans la même pièce que moi, pour prendre un exemple proche, se regardent entre deux tâches, se lèvent de leur chaise et vont s’emmitoufler, ouvrent la porte-fenêtre qui mène à la fameuse terrasse, sortent, et s’adonnent au trou nicotin pendant dix bonnes minutes. Eh oui, elles sont droguées au point de braver le froid et la pluie !

C’est incroyable le boulot que je peux abattre pendant ce temps, mais passons. Le fait est que cela génère un courant d’air qui ramène une petite partie de la fumée dans le bureau (pas bien !) et qui, systématiquement, ME GELE LES COUILLES, BORDEL DE MERDE ! J’ai pris l’habitude de les enfermer dehors quand elles fument, les obligeant à frapper pour se faire ouvrir.

Elles ne m’en veulent pas. Vous savez, les dindes, ça se dresse. Mal, mais on y arrive.

Cette semaine, comme la plupart des semaines en cette saison, l’une au moins de mes deux collègues de bureau avait ce qu’on appelle communément la crève (rhume/coup de froid/angine blanche/pharyngite/angine rouge/laryngite/rhinite/grippe espagnole… biffer la mention inutile). D’après-vous qu’est-ce qu’elle s’est demandée tout haut en éternuant, toussant gras, et crachant de plus belle quelque infâme glaire jaune de tabac ?

« Mais comment est-ce que j’ai bien pu choper ça ? »

Pour de tels imbéciles, le tabac ET la loi anti-tabac sont des problèmes de santé publique. C’est désespérant… Cela dit, ça m’amuse toujours de voir à quel point le taux de mortalité des cons peut être supérieur.

Mal_zodiacal

Posté par Elromanozo à 11:21 - Billets d'humeurs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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