Si je n’ai pas écrit grand-chose sur ce blog ces derniers jours, ce n’est pas que je porte le deuil de Jacques Martin… Mais j’avais des choses à faire. Bon, ça arrive. Mais je me dois (et pas seulement dans le cul) à mon cher public, et puis j’ai trouvé quelque chose à critiquer. François Bayrou, une fois de plus, a brisé son propre record en matière de connerie…

Pour n’importe qui, c’eut été difficile. Pas pour lui.

Alors bon, on va passer rapidement sur le fait qu’il décrète que Nicolas Sarkozy et les Etats-Unis sont le Mal (Tous les Etats-Unis, hein, pas juste Bush. Carrément. Sarkozy, je pouvais comprendre, mais là, il ne doute de rien.), et sur le fait qu’il n’ait toujours pas de programme pour son MouDem… Je n’approfondirai même pas sur le fait qu’il fait campagne uniquement sur la gauche du PS à présent que la bête est morte…

Non seulement ses polichinelleries sont visibles comme le nez au milieu de la figure de Gérard Depardieu, mais en plus il y a des tas de journaleux politicoïdes de bar-tabac qui vous le diront mieux que moi. Je ne vais même pas ironiser sur le fait que le béarnais prône un retour au parlementarisme de la IIIe république, ou aux élections proportionnelles… Oh, allez, juste un petit peu quand même, c’est si absurde !

Tout le monde est d’accord sur le fait que ce sont les élections à la proportionnelle qui ont donné du pouvoir à l’extrême droite, et mis Le Pen et son programme en avant en 2002… Mais comme François lou-miraculé n’a que trois siège à l’Assemblée, ça l’arrangerait que ceux qui font moins de 10% puissent gouverner. C’est sa technique, d’ailleurs : il a perdu toutes les élections, mais il se médiatise quand même.

Dois-je vous le rappeler ? Il avait organisé un faux débat avec Ségogole-la-Loose…

Et ça lui est égal de ne rien avoir à dire, d’ailleurs. Cela fait longtemps qu’il médiatise sur du vide… Pensez ! Son programme pour les présidentielles, c’était « un peu de ci, un peu de ça… mais ce sera miraculeusement moins cher ! Non, je ne vais pas vous expliquer comment… ». Alors vraiment, dire que dorénavant, le moindre gogo avec dix personnes derrière lui devrait être député, ça lui va bien.

Les élections jouées à qui-perd-gagne, ça ne le choque pas plus que ça…

Bref. Après le vol de son parti à Valery Giscard d’Estaing, après le vol de son programme à la droite et au PS, après le vol de sa couleur ultra connotée (Orange, comme les télécoms, comme le terme « Révolution Orange » qu’il a aussi volé, couleur de la force non agressive et de l’appétit que McDo utilise pour colorier son faux pain… si, si, je vous jure, c’est pour ça…), il a volé le nom de son parti.

Comprenez-vous ? Il fallait qu’il fasse original mais tout de même reconnaissable. Il ne pouvait pas se faire « socio-démocrate », c’est trop allemand pour un béarnais, et puis c’est déjà le créneau de Dominique Strauss-Kahn. En même temps, il faut qu’il drague la gauche, parce que la droite est prise par tous les bouts… Les termes « Nouveau » et « Centre » étaient déjà pris…

Donc il a choisi le MoDem, Mouvement Démocrate. Et c’est un coup marketing qui rivalise à peine avec les arnaques Internet les moins bien orthographiées, tant c’est nul… Mais qu’est-ce que vous voulez, tout le monde ne peut pas avoir un parti dont le symbole ressemble à un drapeau français, ou qui hérite de François Mitterrand la rose monarchique quasi Tudor…

On fait ce qu’on peut.

Résultat, le logo du bouzin sort tout droit d’un paquet de lessive. Même le nom est tape à l’œil, pas du tout sobre comme le PS ou l’UMP… Ou même le PCF. Ce n’est pas le MD (Maître de Donjon ?) mais le MoDem, pour faire genre « on communique avec Internet ». A l’heure de l’ADSL c’est râpé, mais bon… François Bayrou a tenté de rattraper le coup en « expliquant » le terme « démocrate ».

Je l’ai entendu faire, et c’était très drôle. Cet homme ne doute de rien. Il se réclame de tous les partis démocrates des autres pays, qui trouvent des solutions alternatives et blablabla (Alternative, encore un mot à la mode !)… C’est amusant, parce que lui drague la gauche, et que les démocrates allemands ou américains sont à peu près aussi à droite que Jacques Chirac, voire plus !

Les démocrates américains n’ont strictement rien à voir avec la pantalonnade du béarnais, et ça n'a pas l'air de le choquer non plus d'avoir appelé son parti comme ça alors qu'il vient de dire que les Etats-Unis, c'était Mal.

François Bayrou a donc fait une analyse politique simpliste mais à peu près exacte de la situation : Le PS est mort, il faut vite piller le cadavre avant les municipales. Pour ce faire, un bon moyen serait pour lui de s’ériger en défenseur anti-sarko crédible, ce qui ne devrait pas être trop dur après la décrédibilisation totale de tous les membres du PS (processus qui s’accélère à chaque fois que l’un d’entre eux ouvre la bouche).

Quel dommage qu’il n’ait, une fois de plus, rien de concret à défendre, et que ce ne soit qu’un retournement de veste de plus dans sa carrière d’agent double… Quel dommage qu’ils ne s’attache pas plus à avoir des idées, et moins à dire que celles des autres sont mauvaises ou dangereuses… Quel dommage qu’il s’inscrive en faux (à tous les sens du terme) et qu’il bataille contre, plutôt que de faire campagne pour quelque chose…

Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que les électeurs en aient marre qu’il se fiche d’eux. Tout n’est pas perdu, la dernière fois c’était à peu près ça !

Allez, j'arrête de politiser, le bar ferme. D'ailleurs François devrait en sortir, on l'y a assez vu.

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