Le gouvernement propose, pour remplir les caisses de du mange-fric affamé qu’est l’Etat, de taxer les sucreries et autres cochonneries alimentaires. Pourquoi pas ? Sur le principe, je suis plutôt d’accord… A condition que cela soit bien fait. On pourrait, par exemple, réduire les taxes sur les produits de première nécessité, et les augmenter sur tout ce qui est accessoire.

Il y a des tas de choses encore à faire dans ce domaine ; cesser de faire un luxe des produits sains et naturels, pour commencer ! Si c’était plus facile de se nourrir avec des produits sains, sans se casser la tête pour faire des économies ; si les prix des chips et des bonbons étaient supérieurs au prix des raisins secs et des concombres, les français obèses se nourriraient probablement mieux.

Si c’est bien fait. Mais avec des si, on mettrait l’Elysée en bouteille. Je suis persuadé que la popularité effarante de Monsieur N. et de ses ministres permettra de faire passer n’importe quelle législation absurde… Mais je suis également certain que, vu la bande de bras cassés que sont les nutritionnistes et les bio-maniaques qui tiennent fort les lobbys de ce genre de choses, ça sera du ni fait, ni à faire.

Oui, ça fait tellement politologue de bar-tabac quand on en parle de cette façon… Mais je n’en peux mais, je me surprends à rêver à un monde dans lequel, pour une fois, on proposerait aux jeunes des choses utiles. Je ne sais pas, moi, plutôt que des réductions sur des concerts, des t-shirts, des DVD, ou des facilités de paiement sur des crédits, on pourrait tenter de faire que la baguette de pain grève moins leur budget !

Pour un ménage de trois personnes, soit un jeune couple avec un enfant, comptez par jour : une baguette, deux cafés, un paquet de nouilles, trois ou quatre steaks hachés en se serrant la ceinture… Tout ça sans compter la cantine trop chère, le loyer, les impôts, les charges, les conneries des gosses… Et soustrayez ça d’un seul SMIC. Deux, maximum. Faites vos comptes : Ce ne sont pas les sucreries qui sont chères.

Tout le monde n'est pas à la rue, et la famine ne guette pas... mais elle est grande, la tentation de la junk-food par chère !

Junk_Food_Attacks___Ugocentric