A la demande générale de la presse et des médias au courant, je dois clarifier la situation une bonne fois pour toutes. En effet, certaines rumeurs (et vous savez lesquelles) ont suffisamment duré. Je ne tolèrerai plus qu’on raconte n’importe quoi sur mon compte, ça va comme ça. Je pensais jusqu’à il y a peu que, droit dans mes bottes et n’ayant rien à me reprocher, je ne devais pas céder au chantage du soupçon public…

Mais apparemment, la retenue, la décence et la pudeur n’ont qu’un temps pour un personnage public tel que moi.

Je tiens donc à faire quelques mises au point :

En aucune façon et à aucun moment je n’ai été lié par un pacte druidique à Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, aussi ne serai-je pas entendu par les juges dans le cadre du dossier Clearstream. Ou aucun autre d’ailleurs… Vous devez me confondre avec des Francs-Maçons mafieux.

Il faut que les gens cessent de penser que j’ai empoisonné le cardinal Lustiger : Je n’ai pas subrepticement glissé un poison cutané à action lente sur sa main lorsque j’ai embrassé son améthyste. J’étais jeune alors, et toujours aussi pas catholique, mais il était en visite dans mon école… Ce n’est pas ma faute !

Je n’ai rien à voir avec le colonel Kadhafi, et je n’ai jamais eu de relation homosexuelle avec son fils. Du reste, la rumeur selon laquelle j’aurais fait libérer les otages bulgares grâce à une de mes légendaires fellations, bien que flatteuse, n’est que pure fiction. C’est vrai quoi, le SIDA est à l’origine de cette histoire, on ne sait jamais…

Enfin, je n’étais pas né il y a soixante-deux ans, alors arrêtez tout de suite de blâmer mon humble personne pour cette vilaine histoire de bombe atomique sur Nagazaki et Hiroshima. Ce n’est pas parce que je perds mes cheveux que je suis irradié, et je ne subis aucune chimiothérapie contre le mal des rayons !

Je ne suis pas allé en Angleterre depuis des lustres, et je ne me suis jamais promené dans ses campagnes, alors pourquoi m’accuse-t-on d’avoir été là-bas incognito pour baver sur David Beckham (comme si je fantasmais sur ce type !) à côté des bêtes ? Non, la piste privilégiée en ce qui concerne les crétins bavants, c’est Charles.

Non, je le répète, je ne suis pas le médecin qui a prescrit à Brad Pitt un laxatif miracle pour perdre du poids pour l’un de ses films, et ce n’est pas de ma faute s’il l’a utilisé juste avant de faire l’amour avec Jennifer Aniston, la noyant sous un flot diarrhéique. Ce n’est peut-être pas la cause de leur rupture : Si ça se trouve elle a aimé.

Nicolas Sarkozy et moi n’avons jamais comparé la taille de nos sexes au cours d’une soirée de beuverie suivie d’une after dans un sauna gay de Mykonos. Aussi les racontars selon lesquels c’est pour compenser la petitesse de son pénis qu’il est devenu président sont faux. Enfin, peut-être… Comment savoir, à présent ?

Voilà. J’espère que maintenant, c’est clair.

WTF