mardi 30 juin 2009
Château pas brillant...
Le billet du 16 mai, c’était sur celui que Dominique de Villepin essaie vainement d’imiter quand il écrit… L’auteur mortel de René et Athala, qui donne à la Bretagne son côté chi… pardon, chouan.
Chateaubriand a dit : "La vie me sied mal, la mort m'ira peut-être mieux." A première vue, il est difficile de croire que l'auteur de cette citation, des Mémoires d'Outre Tombe, traducteur de l'œuvre de John Milton, obsédé par le sinistre, le macabre, l'austère et le religieux, hanté par ses névroses, ses parents, et autres spectres bretons, soit le chantre d'un courant littéraire qu'on appelle "romantisme".
C'est pourtant le cas, même s'il faut dire que le romantisme de Chateaubriand est remarquable par son absence totale de rose, de petits angelots et de cœurs pastel... Tout ça n'est tout simplement pas la même chose. On lui voue un certain culte en Bretagne, à Combourg, le château dans lequel il a passé sa jeunesse tourmentée au milieu des histoires de fantômes et des chats emmurés vivants (charmante tradition bretonne).
Des vieilles ménopausées jusqu'à l'os sont heureuses de vous faire visiter, montrant avec fierté la théière de l'auteur, l'armoire de l'auteur, voire même la comptabilité de l'auteur. C'est super important par rapport à son œuvre. Il y a aussi, au fil de la visite, des tas d'objets ayant appartenu à ses descendants même pas directs, des objets qui "auraient pu" être comme ceux que l'auteur a eu, et des lieux qui étaient différents à l'époque.
Ce joli petit paquet d'irrationalités littéraires, agrémenté de quelques histoires et légendes n'ayant aucun rapport avec Chateaubriand ou le château, fait pourtant partie des lieux autant que les meubles ou le parc. Sans cela, ce ne serait jamais qu'un assemblage de cailloux réguliers. Un touriste bien beauf s'est d'ailleurs exclamé à l'attention de son immonde lardon puant : "Regarde, ça ressemble à ton château Playmobil !"...
Je ne suis absolument pas sensible à ce charme littéraire, et pour moi les vieilles pierres ont bien plus d'attrait que les descendants cul-pincés d'une baderne bigote du XIXe qui ont refait le papier peint. Quant à Chateaubriand, son œuvre post "retour à la foi" se résume au fruit d'une longue, d'une gigantesque envie de pisser. Ou autre chose. Il s'est retenu toute sa vie, et on a envie de lui dire "Pète un coup, René !"
Oui, parce que François-René-De c'est carrément couillon comme prénom. Une circonstance atténuante de plus à son caractère déprimant. Mais avec des parents pareils (un père aussi strict et une grenouille de bénitier comme maman) dans ce château froid, pas étonnant qu'il ait trouvé le riant paysage calme et sympathique alentours un tant soit peu sinistre. Et effectivement, la mort lui va mieux, je trouve. Déjà il écrit moins.
Par ailleurs, signalons que cet immense auteur (en qualité, certes, mais surtout en quantité) a par son œuvre engendré un jeu de rôles parodique autant que romantique sobrement et symboliquement intitulé René... Et, il y a très très très longtemps, votre humble serviteur a produit quelques maigres textes participant à cette aventure. Honnêtement, je préfère le jeu aux bouquins... Mais vous l'aviez deviné, bien sûr.
dimanche 28 juin 2009
Tais-toi donc, grand Jacques !
Le 15 mai 2006, voilà comment on voyait Jacques et Jack… Jack, aujourd’hui décrié comme l’un des éléphants traitres du PS (traitre à quoi, je vous le demande ! Encore faudrait-il qu’il y ait quelque chose à trahir… Quand un veuf se remarie, il ne fait pas cocu la défunte !), et jadis encensé comme présidentiable… Jacques, hier décrié comme ignoble arnaqueur à la petite semaine, aujourd’hui favori des français…
Nous sommes un peuple qui a la mémoire d’un poisson rouge !
Aujourd'hui, je ne vous parle pas de notre cher président, ce vépéciste maladroit qui a mis les vieux pantalons de De Gaulle pour faire croire qu'il a les mêmes couilles, ce représentant de commerce charlatanesque, grand truqueur qui n'aurait pas déparé les clichés du pire album de Lucky Luke... Je vais vous entretenir d'un autre Jacques de la politique de notre beau pays, anglicisé en Jack, toujours tendance et pétillant.
Jack Lang est un mythe, un monstre sacré, une légende de la politique française... Il a fait énormément pour la culture, et s'est avéré un très bon ministre à l'éducation comme ailleurs. Est-il présidentiable ? L'autre jour, je l'ai entendu dans le poste lors d'une interview. Les sujets abordés par le propos étaient les plus divers mais le but avoué était de tenter de répondre à cette question par l'affirmative.
Les journalistes, de moins en moins pertinents, s'escrimaient à vouloir lui faire dire du mal de son parti ou de la Ségolène (le candidat le plus fade depuis Bernard Menez, et pourtant c'est une femme... mais passons), mais Jack a tenu bon ! Toujours gentil et respectueux, il a éructé de gros et pieux mensonges, comme quoi la cohésion du PS est exemplaire et que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, malgré les divergences d'opinions.
Comme c'était un peu l'occasion, Jack Lang a rappelé tout ce qu'il voulait faire ou aurait voulu faire, bref, il a donné son programme : recherche et éducation (très joli mais comment financer ?) et refonte du modèle social français (le leitmotiv de TOUS les politiciens depuis des années, sans qu'un seul ne s'y soit attelé, malgré l'urgence de plus en plus évidente de la situation et les nombreuses manifestations et émeutes)...
Comme disait Francis Blanche, mieux vaut penser le changement que changer le pansement. Mais il a quand même sorti une phrase qui m'a fait hurler de rire et d'incrédulité... C'était à propos du respect entre politiques, et, s'il s'agissait d'un slogan de campagne, ce serait le plus kitsch que j'aie jamais entendu. Dans un sens, d'ailleurs, ça lui sied bien, lui qui a toujours été gauche-Auteuil-Neuilly-Passy... Il a donc dit :
"Vous savez, ma philosophie de la vie, ça a toujours été qu'il faut être clâââsse..."
Et il l'a répété, différemment mais avec le même mot "clâââsse".
Et encore, et encore. Comme pour bien marquer le coup.
Comment est-on passé de la lutte des classes à la lutte de la clâââsse ?
A la première question de ce billet, "Est-il présidentiable ?", il faut répondre non.
Non, bien sûr que non, évidemment non... Trop kitsch, trop insensé, trop culture-gauche-caviar, trop marais, trop formidâââble, trop Centre Pompidou, trop beaux-arts magazine ! Pas dans le monde réel, raisonnable...
Mais au point où nous en sommes, ce monde l'est-il encore ?
samedi 27 juin 2009
Jovien de dire une connerie...
Le 14 mai 2006, billet sur une tache, mais pas rouge. On était en pleine campagne présidentielle. Les anti-sarkozystes n’ont toujours pas changé de disque…Quant à I-Télévision, aujourd’hui, dans le genre « seconds couteaux qui polémiquent pour ne rien dire à longueur de temps et donnent une analyse bancale et une opinion qui n’engage personne d’important », ils se posent là ! Je suis même abasourdi par le front de ces gens.
Ils ne cachent même plus leurs invités imbéciles derrière le terme « analyste » ou « journaliste »… Ils annoncent toute honte bue un « débat » entre… Des gens affublés du titre de polémistes ! Eh oui, alors même que la polémique est par définition stérile, argumenter pour argumenter, que les gens sérieux s’y refusent, elle vient de passer dans les mœurs journalistiques comme si c’était une pratique déontologique !
Quelle déchéance…
Avec la sarabande des discours, interviews et soi-disant débats d'idées qui ne sont rien d'autre qu'une campagne inhabituellement en avance, on a droit sur toutes les chaînes à de belles énormités. J'ai été particulièrement choqué par l'inculture d'un analyste politique de I-télévision (qui m'avait pourtant habitué à plus de pertinence que d'autres chaînes) qui est passé pour un débile auprès de toute personne relativement cultivée.
Le voilà, l'inculte socialisant, qui lâche, très docte et sûr de lui entre les cris et les "moi je crois", en fin d'émission : "La droite est atteinte de Jupitérisme : vous savez, Jupiter était le Dieu qui mangeait ses propres enfants." Bravo. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. C'est une jolie phrase, mais Jupiter n'a jamais mangé le moindre de ses gosses... Mis dans sa cuisse, sorti de son cerveau, conçus hors mariage, éventuellement, mais mangé, jamais.
Et pour cause : il ne voulait pas faire comme son père, Saturne, qui avait mangé les frères et soeurs de Jupiter (destin dont lui seul réchappa, grâce à sa mère) pour se prémunir d'une prophétie qui disait qu'un de ses enfants causerait sa perte. Jupiter a éventré Saturne, faisant sortir toute sa petite famille olympienne... Saturne est aussi connu, accessoirement, comme le puissant et ancien Dieu du temps.
Il aurait dit "Saturnisme" plutôt que le néologisme "Jupiterisme", ce pauvre journaleux, que ça serait passé : même si le saturnisme est une maladie née de l'empoisonnement au plomb, elle a des connotations liées à la décadence de l'Empire Romain, aux orgies de sénateurs corrompus tandis que la plèbe gronde, et même à un monarque intouchable, Néron, qui préfère brûler Rome en jouant du violon plutôt que rendre les rênes de l'état...
Autant de parallèles que l'on peut établir avec la droite française, pour peu que l'on soit un esprit contestataire. Et exagérateur. Mais si on devait compter toutes les exagérations malheureuses des médias, les mots malheureux comme "révolution" utilisés à tort et à travers, le "putsch" de Nicolas Sarkozy (comme s'il avait déjà pris le pouvoir façon Hitler, alors qu'il fait juste son intéressant), on s'endormirait plus sûrement qu'en comptant les moutons.
vendredi 26 juin 2009
Chanson des escargots qui vont à l'enterrement...
Je dis ça parce que c'est un petit gris qui est mort...
Ordinairement, je ne me gausse pas de la mort d'autrui. C'est vrai, quoi, même les pires d'entre nous, les plus affreuses crasses du genre humain, ont un papa et une maman, une famille, un chien, quelqu'un pour les pleurer... Si grand soit le bénéfice au pool génétique, si méritoire soit la mort, même si, comme cela est arrivé en une seule occasion, je l'approuve comme une nécessité... Je n'en ris pas.
Ben là, si. La mort de l'extraterrestre, là, ça m'a fait ma journée. Je me suis dit que le monde serait un peu meilleur ce soir que ce matin.
Il faut dire que Michaël Jackson, pédophile hurleur impénitent et impuni à cause de ses nombreux millions, millionnaire mais mauvais payeur, sociopathe messianique, ancien enfant star désarticulé et auto-défiguré sous prétexte de vitiligo et vendeur de soupe devant l'éternel, ce cher Jacko, n'appartient plus à la race humaine. il n'est en effet plus reconnaissable en tant qu'humain.
Nous l'avions dit précédemment dans le Jeu de la Haine, souvenez-vous...
Il est donc, à mon sens, permis de se sentir soulagé de la mort de ce triste individu, d'autant que je ne lui ai pas trouvé d'autre talent que celui de dépenser ses sous pour faire des clips vidéo, avec sa voix de fausset et ses chorégraphies pleines de tics. Par souci d'éviter la facilité, je m'abstiendrai de dire "finalement, il avait un coeur"... Disons juste qu'il est enfin sorti de son pays imaginaire.
Emmerdeur jusqu'au bout, il est mort d'un arrêt cardiaque, probablement sans douleur, avant que sa gloire ne ternisse réellement... Eclipsant un hommage pourtant mérité par Farrah Fawcett, cette drôle de dame de grand talent qui s'est battu contre un cancer pendant plus de trois ans ! Michaël voulait, selon ses propres dires, être sûr d'avoir à cinquante ans le physique d'un enfant de dix-sept.
Maintenant, il n'a même pas le physique d'un cadavre normal.
Et c'est bien fait.
samedi 13 juin 2009
Joyeux-Joyeux !
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Je suis vieux. Passons.
Par ailleurs, j’aimerais vous recommander bien chaudement une pièce de théâtre à laquelle j’ai assisté deux fois, et qui m’a fait rire non-stop, d’un bout à l’autre, les deux fois… Je ne vais pas souvent au théâtre, et je n’aime pas trop les micro-salles qui font payer plus cher qu’une place de cinéma (qui est déjà trop chère) pour un bout de gradin sans dossier, mais là… Même assis sur des cailloux j’aurais rigolé comme un bossu !
C’est au théâtre d’Edgar et ça s’appelle Série en Délires, et c’est à 21h30 du lundi au samedi !
Les acteurs/auteurs, Fabrice Lelyon et Flavie Le Boucher, sont tous les deux excellents, actifs et pêchus, pleins d’énergie… Le public réagit et rit à gorge déployée, c’est à cent lieues des têtes d’affiches barbantes ! En revanche, essayez d’y aller un vendredi, par exemple, ou renseignez-vous sur les jours où Antoine Tomé n’est pas là… C’est lui qui joue le narrateur un jour sur deux, et qui refroidit la salle au lieu de la chauffer.
Vous connaissez peut-être Antoine Tomé grâce à (ou à cause de) sa chanson, régulièrement au Top de Bide et Musique : « Un sexe grand comme le ciel ». Le sujet de la chanson est sa petite bite. Il en chante un extrait sur la vidéo d’accueil de son site. Cet homme est pompeux, idiot, orgueilleux, fait partie de l’église de scientologie et est adepte des médecines naturelles du style « bouffez de la terre, c’est bon pour la digestion ».
Mais même avec lui, vous ne regretterez pas d’être venus.
Je vous jure, vous passerez une excellente soirée, n’hésitez pas : Si vous avez aimé Le Cœur a ses Raisons et que vous êtes fan de séries TV, c’est LA pièce qu’il vous faut.
vendredi 12 juin 2009
La juste récompense d'un père (parabole) :
Dans la série « que sont-ils devenus ? » depuis le 6 mai 2006… Les deux filles dont je parle dans ce billet ont bien réussi, chacune de leur côté, au Népal et en France… Je ne vous dirai pas comment, et je ne vous donnerai aucun détail, parce que, comme je l’ai dit, ce n’est pas ça l’important ! A quoi sert-il de connaître la vie quotidienne de Blanche Neige et de son prince charmant, tant qu’on sait qu’ils vécurent heureux ?
Ce soir, je vais vous raconter une histoire. Certains diront que c'est une parabole destinée à vous éclairer, d'autres diront qu'il s'agit d'un fabliau sans autre but que l'amusement... Dans l'un et l'autre cas, écoutez, braves habitants, l'histoire de la récompense d'un homme de vertu qui la transmet à sa descendance. Il y avait une fois dans l'exotique et lointain royaume de Paris (75, France), un homme de bien. Il n'y a pas de mot plus juste.
Cultivé, bon, s'efforçant d'être à la fois juste, charitable, et d'entretenir sa merveilleuse famille, il avait épousé une femme à son image. Jamais ils ne furent séparés dans leur amour, même par la pire adversité. Ils eurent deux enfants. C'étaient des filles, et leurs parents les aimaient de tout leur cœur. Le père, moderne, voulut en faire des enfants cultivés et dignes de leurs ancêtres, leur inculquant les préceptes qu'il pensait les meilleurs.
Et il y réussit au delà de toute espérance. Ses deux filles devinrent aimantes, travailleuses, dégourdies, intelligentes, belles plus que de raison... Plus raisonnables que la plupart des hommes (ce qui est facile) et bien plus que la plupart des femmes (ce qui l'est moins). Pour des êtres humains faillibles, avec deux joyaux aussi parfaits issus de sa chair, il ne pouvait qu'être le plus fier et le plus heureux des hommes :
Lettrées, versées dans les arts les plus divers, les deux sœurs virent dés leur plus jeune âge leur bonté naturelle développée et encouragée, la flamme de leur altruisme attisée par le souffle doux et chaleureux de leurs parents... En même temps qu'ils aiguisaient leur esprit pour leur apprendre à éviter la naïveté qui accompagne trop souvent la gentillesse, que l'on nomme candeur et innocence, mais qui conduit trop de bonnes gens à leur perte.
Lorsqu'elle fut en âge, le père appela l'aînée de ses filles et lui demanda ce qu'elle comptait faire de sa vie. "Père, rien ne me plairait tant que d'étudier les lettres, pour plus tard les enseigner !", dit-elle, sans peur ni honte. Lorsque la seconde sœur fut en âge, elle aussi se rendit auprès de son père, et répondit ainsi de la même manière : "Père, rien ne me plairait tant que d'étudier les langues, pour plus tard les enseigner !"
A ces mots, toujours plus fier de ses filles aimantes, le père vit que c'était leurs cœurs qui parlaient. Il n'eut donc de cesse que d'encourager et de faciliter les études et les démarches nécessaires à la réalisation des vœux de ses enfantes chéries. Leurs études achevées, elles revinrent chacune voir leur père, un peu intimidées, comme pour lui annoncer une triste nouvelle.
La première parla ainsi : "Père, tu m'as bien élevée et je t'en serai éternellement reconnaissante, mais je dois à présent te quitter : je pars pour la dangereuse plaine des zones d'éducation sanguinaires, de mon plein gré, enseigner notre culture et notre langue à ceux qui en ont le plus besoin !". A ces mots, le père fut empli de souffrance. Quoi ? Qu'avait-il fait pour mériter cela ? Lui infliger la perte d'une enfant aussi parfaite ?
Avant qu'il n'eut pu répondre, la seconde s'était avancée et parlait : "Père, tu m'as bien élevé et je t'en serai éternellement reconnaissante, mais je dois à présent te quitter : je pars pour l'exotique Népal, dont j'ai appris le parlé, aider l'opprimé et le pauvre par les soins autant que l'enseignement !". Le père était presque dans les tourments les plus indicibles, ceux qui accompagnent la quasi certitude de la perte d'un enfant.
"Mes filles chéries !" dit-il. "Que m'as tu dit, toi, l'aînée ? Et toi, cadette, quel est ce langage ? Retirez ces paroles, je vous en prie, avant que le cœur de votre mère ne se brise en les entendant... Je vous ai élevées pour que vous n'ayez point à souffrir de ces maux, et que vous sachiez les combattre, pas pour aller au devant d'eux ! Pourquoi risquer vos vies en vous exposant à de tels périls ? Vous les gâcherez, vous les perdrez !"
Il acheva par : "C'est tout ce que vous obtiendrez !". Choquées mais résolues, de par la volonté et la force d'âme qu'elles avaient hérité de leurs parents et acquises par leur éducation, elles répondirent sereinement : "Cher et honoré père, ce n'est point perdre sa vie que de l'offrir par amour, et ce n'est point la gâcher que de la vivre au service de ceux qui sont dans le besoin. Nous vous en supplions à genoux, laissez-nous partir !"
Alors, le pauvre et honnête homme, ému par tant de bonté, donna son consentement à ses filles exemplaires. Il savait, comme il s'en était toujours douté, qu'il devrait un jour se séparer de ses filles, mais il avait espéré qu'elles ne mettent pas leur vie en danger. Mais pouvaient-elles choisir une cause et des moyens plus vertueux, non pas pour mourir, mais pour vivre ? C'étaient là les principes qui les avaient tous trois guidés.
Sa propre peur, les élans naturels de son cœur sont toujours là, présents plus que jamais. Comment ne pas se faire de souci pour ses propres enfants ? Mais ils sont tempérés par la vertu de ses filles, sa fierté, qui rejaillit sur son honneur. Tel est le véritable amour paternel : il sait qu'il va perdre, et pourtant, il aime et donne le meilleur de lui-même, tandis que l'amour filial réalise les espoirs avec dévotion à la vertu.
Ce sont là des principes immortels et que l'on pourrait discuter des heures durant (ce qui a déjà été fait par de nombreux sages, théologiens et philosophes). Tirez-en ce que vous voudrez : fatalité de l'amour, pouvoir ineffable de celui-ci, éducation qui porte ses fruits, joie de voir ses enfants réussir, hantise des principes inflexibles, cessation de la peur des sentiments conflictuels... Ou tout simplement une bonne histoire.
Ce qu'il est important de savoir, en fait, ce n'est pas ce qui arrivera aux filles. Je ne vous le dirai pas, d'une part parce que cela n'est pas le sujet : c'est l'acte de ces filles qui est important, pas leur réussite. D'autre part, parce que cela ne s'est pas encore produit. Le plus important, dans cette fable romancée, n'est pas de savoir si c'est un non une parabole... Mais bien que ses protagonistes vivent aujourd'hui.
C'est ce qui rend sa portée encore plus universelle : Elle n'a pas été inventée.
jeudi 11 juin 2009
Low and Ordure !
Un billet, le 6 mai 2006, sur New-York District, ses douze-mille saisons et ses quarante-douze spinoffs aux épisodes tous identiques. Et vous savez quoi ? Tout ça est encore diffusé, y compris la dernière série, récente, sur TF1 ! Je vous jure, ce truc est en passe de devenir le nouveau Derrick…
Assez ! Il suffit ! C'en est trop ! Pendons-les haut et court ! Viva la Revolucion ! Et toutes ces sortes de choses. Rebellons-nous contre la télé clonée. Je ne parle pas ici du George clownesque, bellâtre qui a commencé accommodé aux tomates tueuses avant de devenir un suppôt du grand capital avec la franchise de Daniel Ocean, tout en poursuivant son engagement politique style "je répète les conneries de la presse" avec ses propres films.
Non, je veux parler du manque de choix quant aux programmes télévisés, malgré l'étendue de l'offre du câble. Il ne s'agit pas simplement du sempiternel "ouah, ya rien à la télé, c'est de la merde, plus ya de chaînes et moins bien c'est !", mais d'un cri contre la conformité et l'envahissement de toutes les fréquences par un seul et même programme, qui contrôlerait les désormais proverbiales horizontales et verticales...
Le cœur de ma diatribe est dirigé vers une série, une seule, qui a contaminé la plupart des chaînes avec ses quinze saisons, j'ai nommé New York District (Law and Order, en version originale). Actuellement, à certaines heures, il est impossible de passer à côté : chaque chaîne susceptible de diffuser films, émissions ou séries, diffuse en fin d'après-midi ou en début de soirée, toute la semaine, au moins un épisode.
Et je ne vous parle pas des spinoffs (séries annexes, comme celle qui se déroule à Baltimore, et l'autre qui a pour titre "special victims unit"). Parfois largués deux par deux ou plus, étrangement similaires, les épisodes ont l'avantage de pouvoir être vus à peu près dans n'importe quel ordre : il y a très peu de métahistoire, ce sont des enquêtes individuelles. Certaines chaînes du câble regroupent même les épisodes par acteurs et par thème.
Cette série, fruit d'une coopérative de scénaristes et nègres divers, marche très bien, et renouvelle son casting sans complexes, au contraire de Derrick ou Navarro par exemple. Les épisodes sont toujours plus où moins dans l'air du temps, rapides et rythmés, et seules les étapes importantes sont montrées. Cette méthode a fait des petits, et d'autres séries du même genre parlent de policiers, de pompiers, de ceci ou cela...
Pour marcher, ça marche. A quinze saisons, et avec la richesse des archives du système judiciaire américain (bien plus que le nôtre basé sur le précédent plus que sur le législatif) pour alimenter des scénaristes souvent jetables, les producteurs sont tranquilles et traient leur vache à lait par tous les pis : romans, guides de la série, jeux vidéos plus où moins bien faits... Un facétieux a même fait un album à colorier (parodique bien sûr).
Comme ça marche bien, les chaînes françaises se jettent toutes sur le filon pour avoir une part du gâteau, plutôt que d'oser l'originalité d'une programmation différente. Il est vrai que si la dernière saison inédite est chère, le prix des droits de diffusion des anciennes saisons est très abordable pour la plupart des "petites" chaînes du câble, de celles qui sont coincées avec Starsky, Hutch et Charles s'en charge.
Voilà pourquoi, aujourd'hui, quand on zappe tranquillement, on passe sans interruption par cinq à six épisodes différents (mais toujours similaires) de New York District. Et c'est bien, cette série... C'est bien fait, c'est documenté, c'est assez réaliste, c'est bien scénarisé, décors et costumes sont certes réutilisés et courants mais tout à fait appropriés... Mais moi ça me sort par les narines à force de me bourrer le crâne !
Et après on se demande pourquoi la plupart des français connaissent mieux le système judiciaire américain que le leur...
Pitié, éteignez la télé, ça leur apprendra.
mercredi 10 juin 2009
Dégueu Station.
Ce billet, publié le 3 mai 2006, n’a pour but que de rappeler une chose importante : Ce n’est pas parce que c’est naturel ou traditionnel que c’est bon. La peste bubonique, la boue, voilà des choses naturelles et absolument pas bonnes. La torture et la corruption sont les fruits d’une longue tradition humaine, et pourtant la plupart des gens voudraient bien vivre sans…
Il n’y a pas d’âge d’or rassurant de nos grands-mères, ou tout était juste et bon, ou les produits avaient bon goût et ou tout le monde était gentil… Non, avant, en France, il y avait des bidonvilles, des gens qui crevaient de faim, des ersatz, des pénuries, des guerres, moins de libertés, un général comme président, une seule chaîne de télé et une radio, contrôlées par l’état… Et encore, ça ce n’est que depuis la première guerre mondiale !
Assez de ces illusions régressives pour citadins bobos qui se sentent coupables qu’il y ait des gens qui meurent sans qu’ils n’y puissent rien à l’autre bout de la planète, de n’avoir pas fait mai 68, de manger de la viande, d’être humains et de ne pas savoir traire une chèvre ou planter des radis ! Pendant des siècles, c’est justement dans le but de ne pas avoir à se faire chier accroupi dans la merde qu’on a fait progresser l’humanité, non ?
Le prochain qui m’agresse avec le yaourt qu’il a fait lui-même en trayant une chèvre dans son collectif pourri du Larzac, ou son légume rachitique bio au goût de poussière et de lisier, ou son vin à l’odeur de vinaigre et de pisse, ou son fromage végétalien qui a le même goût que l’emballage d’un produit normal… Il se prend un coup dans les couilles qui va le réexpédier dans sa bouse avant de dire « Un autre monde est possible ».
Bande de moules…
"Authentique", "Traditionnel", "Le goût nature original", voilà bien des arguments de vente imparables à ranger dans la catégorie "sans OGM" et "bio". Nous avons d'ailleurs déjà évoqué cette catégorie on ne peut plus relative dans un précédent billet (c'était il y a longtemps, mais vous devriez pouvoir trouver à force de persévérance). En l'occurrence, pendant mon petit séjour en Bretagne, j'en ai vu des produits de cet acabit.
Je précise tout de suite qu'en général ça ne vaut pas un clou... Preuves à l'appui. Les craquelins originaux et authentiques, nature et traditionnels de Bretagne ? C'est fadasse, on dirait du polystyrène expansé ou de la mousse plastique, mais faite pour être mâchonnée. Je n'ose employer le terme "alimentaire". Ce n'est pas que ce soit mauvais, c'est juste que ça n'a pas de goût et que ça grince sous la dent. Insupportable.
Le terme "craquelin" peut désigner des tas de choses : des brioches un peu croustillantes, des pâtissons gonflés comme des chouquettes, des biscuits, une sorte croquant qui entre dans la composition de gâteaux à la crème, des feuilletés souvent fourrés aux fruits, ou même des tas de petites bugnes et merveilles frites de différentes sortes. Là, c'est un machin. Il n'y a pas d'autre mot. Une chips épaisse en forme d'oreille du Prince de Galles.
Tant qu'on y est, la crème de caramel au beurre salé, eh bien c'est infect. Soit, les caramels au beurre salé ont un goût original, et certains les adorent, mais de là à les rendre plus pâteux (genre Nutella) et à les tartiner sur du pain... Le saucisson à la myrtille n'est pas fantastique non plus, et je ne vous parle pas des produits naturels et traditionnels qui ne sont pas typiquement bretons, comme le pain de maïs...
Les traditions, ça n'est pas mauvais en soi. Mais à goûter ce genre de choses, on comprend pourquoi il y a des recettes traditionnelles qui font le tour du monde et d'autres qui marinent dans leur village paumé.
mardi 9 juin 2009
May day !
Pour le premier mai 2006, un brin printanier…Oui, bon, du coup je le republie en Juin. Mais comme ce mois de Juin, question climat, ressemblerait plutôt au mois d’Avril, les apparences sont sauves, non ?
Je cherchais quelque chose à vous raconter, ô lecteurs fidèles, à propos du joli mois de mai... Outre les mièvreries du genre "une hirondelle ne fait pas le printemps" et les Lewiscarroleries massacrées à la sauce Disney comme "Les fleurs sont la beauté du monde, un matin de mai fleuri", je n'ai pas trouvé grand chose. Pourtant le printemps en lui-même est une période étonnante et tout aussi chargée d'archaïsmes que les autres saisons.
Période de transition par excellence, il printemps évoque la maturation sexuelle. C'est la saison des fleurs et des premières amours, du réchauffement et de la montée de sève... Suggestif, hein ? C'est aussi une période dangereuse, culturellement parlant, car les changements de temps, l'humidité et le fraîchin font que les individus "fragiles" des sociétés (anthropologiquement et médicalement parlant : les vieux, les très jeunes, les gens dont c'est la première puberté...) sont en danger de maladie... Réel au Moyen-âge, imaginé aujourd'hui.
C'est assez peu compréhensible pour nous, modernes penseurs. On mettait ça sur le dos de la sève qui monte et des fluides qui changent, du fait que les "anciens" ne sont plus sexuellement actifs (et par conséquent supportent mal une saison qui met pour rien leurs fluides en mouvements), et puis cette histoire de fraîchin n'est pas super claire non plus... Mais qui dit période transitoire dit "entre-deux", donc "marge", donc "danger".
Le premier mai, ou "may day", fête du travail, n'est qu'une version moderne de Beltane, la fête païenne considérée comme le plus grand jour férié au pays de Galles et dans d'autres terres celtiques. C'est la fête du feu, le "Feu de Bel", ou plutôt le feu de Baal... La fête de la sève qui monte, à l'opposé de la Samhain (bien que l'autre équinoxe, vernal, soit le 21 mars, l'autre nom de Beltane est justement "Cetsamhain").
Petite parenthèse : le signal de détresse "may day" n'a aucun rapport avec le mois de mai ou ce dont on parle. Il s'agit de la transcription anglophone du français "m'aider", diminutif de la phrase "venez m'aider". En effet, pas mal de signaux radios internationaux sont en français, comme "silence" (prononcé dans toutes les langues à la française) et "pan-pan" (prononcé "panne", et signifiant exactement cela). Revenons à nos moutons.
Tout ceci n'est pas sans rappeler la fête romaine des floralies, banquet des fleurs durant trois jours qui pouvait être complètement orgiaque. Et qui ne connaît le sacre du printemps que Stravinsky immortalise de façon moderne, et les évocations grotesques des poèmes païens de Carmina Burana, mis en musique par Carl Orff ? Pas étonnant que toute la chrétienté ait cherché à effacer cette célébration par tous les moyens.
Le jour de cette fête de mai, nous nous contentons d'un brin de muguet, alors que les druides allumaient des feux. Dans une fête aussi chaude, il est de bon ton de sauter nu par dessus les feux aux propriétés bénéfiques... et de "danser" toute la nuit. L'arbre de mai (symbole phallique) et les enfants tournant autour, les danses folks entre hommes et les tournois sportifs, autant de traditions qui échauffent les sangs !
Et les femmes ne sont pas en reste : on élit une Reine de Mai, traditionnellement nue et conduisant la fête, et les jeunes filles s'apprêtent... Quelle est la part de fantasme sur la sorcellerie et la part de traditions là-dedans ? Allez savoir. Toujours est-il que beaucoup considèrent que c'est la fête de la sexualité débridée, alors que c'est une fête, bien plus généralement, où l'on cherche ses limites et où on teste celles de la société.
C'est pourquoi l'une des plus grandes traditions du mois de mai dans les pays celtes sont les danses Morris que l'on danse en cercle, avec clochettes et bâtons, et entre hommes : les bâtons sont sexuels, mais pas tant que servant à garder et à délimiter. Il est de coutume de réparer les barrières en ce jour, et de faire le tour de sa maison et de ses champs à pied : cela s'appelle "battre les limites", et ça, ça n'a rien de débridé.
Mais le mois de mai est tout de même joli. Ne dit-on pas, en mai, fais ce qu'il te plaît ? La chanson anglaise dit "Lusty month of may", le mois de mai luxurieux... Et c'est encore le cas aujourd'hui. Outre le regain (passablement soixante-huitard, parfois...) de ces vieilles symboliques, c'est le mois où l'on veut plaire : il n'y a qu'à voir tous les magazines féminins qui profitent de ce que c'est une période de changement.
Très prosaïquement, et c'est lié au symbolisme dont nous discutions plus haut, c'est le mois où l'on fait les diètes qui porteront leurs fruits à l'été, le mois où l'on s'apprête, le mois où l'on ressent à nouveau le besoin de plaire. Comparez le nombre des publicités pour les produits light, des régimes publiés, vous verrez aisément la différence entre les mois. La période printanière d'avril-mai est largement en tête.
D'ailleurs, c'est de cet engouement pour la minceur que profita le pharmacien délétère dont les pilules soi-disant miraculeuses ont fait à la fois couler l'encre, la bile et le sang quelques jours plus tôt : nous en parlions dans ce même Blog. Vous voyez bien : Quand je vous disais que la saison du printemps était celle où les fluides se mettaient en mouvement, et que c'était une saison d'excès, une saison dangereuse...
lundi 8 juin 2009
Euro-dépité...
Les européennes ont été une drôle de bataille… Si cette bataille fut, pour certains, le bûcher de toutes leurs vanités, on sent bien que quelques uns sont étrangement ignifugés. Bien que le paysage politique européen ne reflète en rien celui de la France, les Français, ces imbéciles, ont jugé bon de voter sans en tenir compte le moins du monde… Cette élection est donc significative au niveau national.
Pour faire une sorte de bilan de ces élections, on peut retenir ces quelques leçons :
– Tout le monde se fout de l’Europe, personne ne sait à quoi ça sert. Sans les médias et quelques voix plus fortes que les autres pour exciter de leurs mâles accents la soi-disant ardente et légendaire conscience politique française, les chiffres de l’abstention seraient passé bien au-delà des 60% annoncés officiellement… C’est cohérent avec l’augmentation nette de l’abstention à chacune des élections européennes par le passé.
– Si on additionne toutes les voix des partis de gauche, la gauche a la majorité absolue des suffrages… Cependant, la droite, tous partis confondus, a obtenu 39 sièges contre 33 ! C’est parce que les voix de gauche sont dispersées en une multitude de micro-partis, et que le NPA d’Olivier Besancenot, qui se voulait un opposant sérieux et qui a drainé 4,88% des voix, n’a pas eu un seul siège !
– Si on regarde les choses plus avant, on s’aperçoit que le Parti Socialiste a pris une gigantesque claque, passant de 31 sièges à 14. Le discours de Martine Aubry, en forme d’éloge funèbre de son parti, rappelle presque mot pour mot ceux des échecs socialistes : A chaque élection, ils vont « tirer les leçons de cet échec », « se mettre au travail », « élaborer un programme »… Depuis 15 ans déjà, le disque est rayé.
– Tous les opposants à droite de Nicolas Sarkozy boivent aussi la tasse… Le parti de François Bayrou passe de 11 à 6 sièges, le FN passe de 7 à 3 sièges, le parti de Philippe de Villiers de 3 à 1 siège… Et c’est bien fait. De même, les nouveaux partis extrêmes ont tous fait moins de 5% et n’obtiennent aucun siège, à droite comme à gauche. Ils n’ont fait que drainer en vain les voix d’extrémistes et de désœuvrés.
– Le gagnant de cette élection, celui qui a su poser un programme à peu près cohérent dans cette anti-campagne, celui qui a su rassembler et triompher des autres partis écolos clonés… C’est Europe Ecologie, le parti de Danny le vert (anciennement le rouge)… Il se pose aujourd’hui comme la seule opposition sérieuse en France, du moins la seule avec un programme, et ça c’est plutôt triste… Mais bon, on fait avec ce qu’on a.
– L’autre gagnant c’est l’UMP… Ils sont partis avec des candidats pourris qui ne voulaient pas y aller et commettaient bourde sur bourde, tout le monde critique Nicolas Sarkozy, la crise pousse à se méfier de toute droite un peu autoritaire ou bling-bling… Pire : Ils n’ont même pas fait campagne. Et pourtant, ils gagnent haut la main 12 sièges de plus qu’avant, sans rien faire. C’est dire si l’opposition est NULLE à CHIER.
Et, même si je suis de droite, c'est ça que je trouve le plus choquant.
Voilà. Je ne pense pas que les français aient été influencés dans leurs choix par le pseudo-documentaire paysagiste Home, malgré que l’hypothèse ait été émise… Mais ils ont sans doute été un peu plus influencés par la prépondérance de l’écologie en tant que préoccupation majeure ces dernières années. Je n’ai pas parlé des communistes parce que ça ne vaut pas la peine : Eux ont la décence de mourir en silence, pas comme le PS.
Un de ces jours, les Français vont vraiment comprendre leur douleur, avec l’Europe… Un de ces jours, il y aura une directive européenne qui ne passera pas. Un de ces jours, l’Europe aura les moyens de forcer la France a faire quelque chose… Alors les 60% d’abstentionnistes (et le taux aura sans doute encore augmenté…) se diront que ça leur rappelle une certaine présidentielle de 2002 en France…
Ce n’est même pas une leçon d’Histoire, c’était il y a 7 ans, merde ! Face au reste des mon pays, j’ai l’impression de pousser une méduse échouée sur la plage avec un bâton dans l’espoir qu’elle fasse un truc… Quelque chose… N’importe quoi… C’est aussi pathétique que le cadavre du PS, très vieille baleine échouée un peu plus loin, l’air vaguement confuse, et dont les mouettes se disputent le cadavre avarié.









